FEMEN, femelles, belles et rebelles, nues et provocantes, contre la mue religieuse et silencieuse, mue tueuse des femmes battues qui se sont tues.

Je relaie un article paru sur le “Nouvel Obs”, un article démontrant la lâcheté de nos élus politiques face aux régressions machistes d’une société aux agressions phallocratiques de plus en plus nombreuses contre les féministes, une société  qui se prétend athéiste.

Rejet du voile noir, de l’obscurantisme religieux !

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1419664-salon-musulman-du-val-d-oise-nos-elus-sont-restes-sourds-les-femen-ont-pris-leur-place.html

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“Salon musulman du Val-d’Oise”: nos élus sont restés sourds. Les Femen ont pris leur place

Publié le 14-09-2015 à 11h27 – Modifié à 19h16

85 réactions | 34227 lu

Par Yves Delahaie
Enseignant, essayiste


Le visage de Marianne

LE PLUS. “Personne ne me soumet”. C’est le message qu’on voulu faire deux Femen au Salon musulman du Val d’oise, qui avait pour objectif de mettre “la femme à l’honneur”. Pour Yves Delahaie, les Femen se sont substituées avec courage à nos élus, restés sourds face à ce rassemblement qu’il juge anti-républicain. Explications.

Édité par Anaïs Chabalier  Auteur parrainé par Maxime Bellec

Alors que Valéry Rasplus et Nadia Geerts alertaient dans les pages mêmes du Plus de la toxicité des intervenants du salon musulman du Val d’Oise qui prétendait mettre les femmes à l’honneur, peu de médias et encore moins de politiques sont montés au créneau. Bien au contraire.

Le déni des valeurs républicaines

Souhaitant le plus souvent éviter la moindre polémique et surtout l’accusation d’”islamophobie”, le nouveau bouclier des intégristes et de ceux qui refusent la moindre critique de l’islam, nos élus sont restés sourds. Et surtout muets.

Un silence assourdissant qui a anesthésié la République et ses valeurs.

Un silence qui revenait à concéder que ceux qui pensent que la femme vertueuse est celle qui reste cloîtrée dans un tissu ou entre quatre murs, qui nie sa nudité sauf à son mari, que le refus du hijab favorise la fornication de même que le parfum, ont le droit d’imposer leurs dogmes et autres lubies dans la République, celle qui pourtant, selon sa devise, garantit la liberté et l’égalité. Que cette pensée était, somme toute, recevable.

Le déni même des valeurs républicaines.[…] ]

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L’athéisme justifie-t-il l’islamisme ?

Le fascisme, oui.

S’il n’est plus permis de critiquer les dogmes religieux, il est désormais permis de critiquer les femmes et de leur imposer de plus en plus un code “uniforme”, sous couvert d’une idéologie de la tolérance “culturelle”, démagogie des hommes et de leur errance cultuelle.

Il n’y est plus mis aucune forme, à ce discours religieux propagandiste qui se dévoile, exigeant des femmes qu’elles se voilent.

Mais que font les frères des Lumières qui se sont tant battus pour les libertés publiques et les soeurs des loges qui ont tant débattu de ces problématiques discriminatoires ? Le noir vous va si bien, mes soeurs ! Et si ce n’est le noir, couleur du désespoir, ce sera le bleu marine.

Interdit en France mais “toléré” , sinon gare aux tollés d’une presse gauchiste et machiste, olé,  Manuel  !

Pontoise et son salon musulman du Val d’Oise laisse aux générations futures une “ardoise”, une ardoise qui va leur “coûter” cher, aux femmes, dans leur chair d’êtres impurs. Les seules à être venues protester, fidèles car rebelles, sont les FEMEN, la flamme de la nudité et leurs charmes pour seule arme.

La liberté d’expression fut totale, sauf pour les FEMEN. Une liberté d’expression comme “totalitarisme”. On en rêverait, dans d’autres cas, de cette liberté d’expression dite “totale”, mais interdite par un gouvernement qui combat le terrorisme ! Quel terrorisme ? S’il y avait des terroristes, nos frontières seraient-elles ouvertes sans contrôle ? Car, si nos frontières étaient fermées, qui crèverait du terrorisme islamiste ? Qui irait se former à l’étranger, mineur ou majeur peu importe, se former à la guerre et de la sorte porter le fer du sicaire en France ?  Qui prétend s’informer et tout interdire sur lnternet pour désinformer  et déformer la réalité sous des peurs qui sont les leurs, perdre le pouvoir face à leurs adversaires politiques, la droite et l’extrème droite  ?

Et nos élus politiques du PS regardent les “vaches” paisser, assis dans leurs trains de réformes, ces femmes abaissées qui se cachent sous des baches noires en France, au XXIème siècle, ces femmes qui annoncent une guerre d’arrière-garde, la lutte des femmes pour leur droit à être des femmes, à avoir un corps de femme et à penser comme des femmes, pas comme des hommes. Quelle femme s’est exprimée dans ce salon musulman, sauf les FEMEN, pacifiques mais en butte à toutes les critiques médiatiques, extirpées et frappées à coups de pied comme des chiennes, en France ?

La théorie du “genre”, d’un sexe qui se meurt entre les hommes qui veulent devenir des corps de  femmes et les hommes qui veulent asservir le corps des femmes.

L’Université perd sa diversité et affiche une uniformité qui devient communautariste, celle des foulards acceptés par des couards qui prétendent lutter pour les valeurs républicaines. Les fichus, les foulards, sauf les autres couvre-chefs interdits, eux, se regroupent dans la cour de l’Université. C’est un signe de reconnaissance “entre elles”, femmes “soumises”, le rêve de la domination masculine, de leur domestication féminine. Elles sont majeures et ont le droit de choisir de ne pas respecter la laïcité française, à demeure, en France, dans le pays qui choisit de les instruire dans la plus totale gratuité en échange de leur assiduité, avec l’argent de ceux qui n’ont pas le droit d’arborer des insignes religieux, d’une autre religion, ou de porter même une casquette en cours, le cours d’une vie qui va à vau-l’eau sur un bateau qui coule, le bateau France.

Elle est triste, Marianne. Incessamment sous peu, elle regagnera son foyer, deviendra un ventre à enfanter des hommes, les seuls “individus” dont le droit à vivre publiquement soit reconnu, puisque les femmes n’existent pas dans leur monde au XXIème siècle. Elles disparaissent, elles deviennent invisibles dans l’espace extérieur, l’espace visible, celui qui appartient aux hommes. Aux femmes, la nuit, l’obscurité et les ennuis !

Quel bel exemple, la tenue de ce salon avec ces hommes discutant de ce que doivent être les femmes, de ce qu’elles doivent porter et comment elles doivent se comporter ! Bel exemple, en vérité, de cette France tétanisée par une culpabilité instrumentalisée et quelque peu monétisée ! Car tout s’achète et tout se vend. Merci à l’Arabie Saoudite et au Qatar de bien vouloir accueillir chez nous ceux qu’ils ne veulent pas prendre chez eux. Si l’Arabie Saoudite le voulait, l’Etat Islamique serait déjà détruit, comme le Yemen. L’Arabie Saoudite a même effacé sur le territoire yéménite, en plus de la présence chiite, des monuments du passé, des monuments historiques, sans mandat de l’ONU. Mais l’Etat Islamique, n’est-ce pas, un peu, beaucoup, l’Arabie Saoudite ? Qui proteste aujourd’hui et qui a protesté hier ? Des bombardements de la honte montent la sourde révolte d’un peuple laissé pour compte.  Le “Printemps arabe” est tué dans le sang par les Arabes, des princes de sang mahométan.

Et si, en France, aujourd’hui, les policiers barbus sont autorisés, les cheveux longs, les moustaches, les favoris longs et autres fantaisies masculines sont interdites.

Car autoriser les policiers barbus, c’est instrumentaliser les Français, les préparer à une seule tolérance, celle de l’intolérance.

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Suite et fin de l’article de l’article d’Yves DELAHAIE, un homme qui défend les femmes et les Lumières :

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1419664-salon-musulman-du-val-d-oise-nos-elus-sont-restes-sourds-les-femen-ont-pris-leur-place.html

Une provocation saine

Alors les Femen ont agi. Comme souvent. Elles se sont présentées, nues, sur scène, celle qui était occupée par deux imams des plus contestés justement, aux yeux des valeurs républicaines.

Personne ne me soumet, personne ne me possède, je suis mon propre prophète“, ont-elles peint sur leur corps frêle.

Une provocation, certes, mais une provocation saine, une alerte face à l’acceptation de la soumission de la femme, un cri face à la démission de nos élus. Un devoir républicain, en somme.

Il est difficile de cautionner toutes les actions des Femen. Surtout sur la forme. Impulsives, elles ont parfois rendu leurs actions contre-productives, confondant, dans la précipitation, la critique légitime de la religion et notamment de ceux qui l’instrumentalisent en la travestissant à des fins politiques, avec le rejet des croyants.

Il faut savoir être intransigeants, tout en acceptant que des personnes aient la liberté et le droit de croire. L’essence même de ce que représente la loi de 1905 qui régit la laïcité.

Elles ont défendu les valeurs républicaines

Mais ce n’est pas parce qu’elle ont pu déborder, qu’il faut systématiquement condamner leurs actions. Bien au contraire. Éveillant les consciences, les Femen ont même, ce week-end, fait quelque chose de rare : elles se sont substituées à nos élus, à ceux qui sont censés représenter et surtout défendre les valeurs républicaines.

C’était bien à nos élus de contester voire d’interdire (même si la loi n’aide pas en ce sens) la tenue d’un salon, avec des intervenants qui contestaient la liberté des femmes, le résumant à incarner la possession d’un seul homme.

C’était bien à notre République de s’insurger de voir des intégristes et des ultra-réactionnaires, prétendre incarner une religion et la circonscrire à un obscurantisme dans lequel peu se reconnaissent en nombre.

C’était bien à nos médias de faire un éclairage sur ces réunions, devenues rituelles, quand on sait aussi que bientôt se tiendra également au Bourget le Congrès annuel de l’UOIF, quelques mois après le terrible mois de janvier, qui a fait trembler les arcanes de la République.

Ce sont pourtant elles, les Femen, qui ont joué ce rôle. Qui l’ont assumé. Avec courage quand on sait quel traitement elles ont subi suite à leur manifestation, les “sales putes” auraient laissé place aux “il faut les tuer” dans la foule médusée.

http://www.franceinfo.fr/actu/societe/article/sous-mon-niqab-une-femme-musulmane-leve-le-voile-70473

Les élus préfèrent la couardise au courage

Est-il normal que les élus de la République, et notamment la mairie de Pontoise, ville qui a accepté la tenue du salon, se lave les mains des discours prodigués au mépris de nos valeurs ?

C’est parce que, depuis des décennies, nos élus ont préféré la couardise au courage sur ces questions, que les fantasmes les plus fous se sont propagés et alimentent tant les propagandistes que les urnes identitaires et autres nationalistes. En exagérant notamment leur proportion.

Élus et représentants de l’État, réveillez-vous ! Agissez ! Et faites preuve de pédagogie pour justement prendre le temps d’ajouter de la nuance à des discours catastrophistes qui font le régal des intégristes, les deux jouant une partition en apparence contradictoire, mais qui, en réalité, s’autoalimentent.

Les Femen ont dû se substituer aux gardiens de la République pour défendre nos valeurs : grâce leur soit rendue. 

La beauté n’a pas besoin de se voiler.

Elle est faite pour être révélée aux yeux des hommes, comme la beauté des fleurs.

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