#Police – Le plus grand dealer de la P. J. (Police Judiciaire), c est la PJ !

L’affaire Michel NEYRET, commissaire devenu une star de la PJ, a eu des antécédents permanents, récurrents et constants (redondance voulue) dans l’histoire de la P. J..

Flic

Si le plus connu de tous les services de la Police Nationale est la P.J., c’est parce qu’il faut lire et comprendre “connu des services de police” selon l’expression judiciaire péjorative entendue dans les cours de justice française.

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Les commissaires, connus des services de police, portaient beau et bien cette réputation sulfureuse avant de devenir des haut fonctionnaires coincés dans leurs bureaux et le cul vissé sur leurs fauteuils télescopiques au dessin ergonomique grâce à la réforme des corps et carrières.

Mais voilà, la courbe du ventre a suivi l’ascension de la fonction occupée :

– plus la fonction est haute, plus le ventre est gros.

Ou alors, à l’inverse, nous trouvons des gnomes qui disparaissent dans des fauteuils trop grands pour eux et qui se vengent de leur inexistence physique, en effaçant d’un coup de gomme, l’existence d’agents qui seraient devenus impertinents à leur encontre, une fois suffit.

Généralement, les trois modèles de haut fonctionnaires, les gnomes, petits maigres, les bourdons, ventrus aux pattes courtes et les héros aux physiques de “jeune premier” s’affrontent dans une compétition impitoyable, à qui couchera sur sa table les plus hauts plans de carrière ou les plus belles filles du service, qu’importe leur fonction à elles.

Car, même au XXIème siècle, ce qui importe pour un homme haut placé, est de pouvoir s’afficher avec une femelle de son standing tout en sachant que le quotient intellectuel de la donzelle n’est pas le critère le plus essentiel, question holding (société-mère).

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Mais revenons à l’époque où, deux semaines après mon affectation dans ce SRPJ, Service Régional de Police Judiciaire, Bernard*, un enquêteur, vint me trouver et me proposa de me faire visiter les locaux de la Brigade des Stups (Stupéfiants) qui étaient toujours fermés en l’absence des gars de la Brigade.

J’acceptai avec plaisir sa proposition. Les policiers des Stups qui luttaient contre tous les trafics de drogues dénotaient par rapport aux autres brigades de la Crim’, du moins dans ce SRPJ. A l’image de leur chef, un inspecteur divisionnaire, ils étaient courtois, calmes et posaient un regard sur la société française et ces vices pathologiques presqu’ethnologique. C’étaient mes préférés avec les policiers de la SEF (Section Financière). Par contre, les gars des Stups comme les autres fonctionnaires de police de cette époque, ne juraient que par le “flag” (flagrant délit) :

– un bon “flag” valait mieux que toutes les autres procédures judiciaires !

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Aujourd’hui encore, les enquêteurs vont privilégier ce mode opératoire plutôt qu’un mode d’investigation plus classique mais assujetti aux pouvoirs des juges donc au contrôle judiciaire.

Parallèlement les réformes pénales tendent à réduire le domaine d’initiative des policiers en renforçant les pouvoirs du Parquet, service de Justice pouvant diligenter des enquêtes préliminaires et contrôler tout le travail de la police.

Bernard* m’introduisit dans le Saint des Saints. Il s’agissait d’une grande pièce réservée au stockage des scellés de la Brigade des Stupéfiants, gardés jalousement par les policiers de cette même brigade.

Et pour cause !

– Il y avait des milliers de francs de paquets de stupéfiants, prises de guerre qui avaient appartenu aux filières de trafiquants de drogues surveillées et démantelées.

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De magnifiques pipes à opium, toutes différentes, trônaient derrière une simple vitrine.

Bernard* ouvrit une armoire à chapeau de gendarme en noyer qui aurait pu se trouver n’importe où ailleurs, dans une chambre de manoir, par exemple.

Il se tourna vers moi :

– “T’en veux ?”

Curieuse, je m’approchai pour voir ce qu’il m’offrait.

Il s’écarta pour me laisser regarder le contenu de l’armoire caché derrière la porte qu’il tenait écartée. Je découvris alors, étalés, plusieurs échantillons de produits dont j’ignorais la nature exacte.

– “C’est quoi ?”

Bernard* éclata de rire !

– “Mais tu te rappelles quand même dans quel service tu es ?”

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A la PJ, tout le monde se tutoyait à l’époque.

Il n’y avait pas de différence de grade, ni de fonction.

L’esprit d’équipe prédominait, “l’esprit de corps” comme ils disaient alors.

– “Aux stups ! Tu veux dire… ?”

– “Oui”, répond Bernard*, amusé par ma réaction. “T’en as jamais goûté ?”

– “Non, je ne bois pas et je ne fume pas.”

– “Mais t’es pas vraie, toi ?!!!

Bon, alors, tu n’as que l’embarras du choix !” S’impatienta Bernard. “Si tu n’aimes pas fumer, tu peux essayer la “coc”. C’est fort mais c’est super agréable et ça stimule les neurones comme t’imagine pas.”

– “Mais ce n’est pas interdit de consommer de la drogue en France ?” Petit rappel à la loi poli sans agressivité aucune.

– “Eh oh, tu vas pas commencer à faire ta chipoteuse ! Bon alors, ça te tente ou pas ?”

– “Non, ça ne me tente pas du tout !” ai-je répondu sèchement et très rétive.

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Bien placée pour le savoir, la prohibition du trafic des drogues, sauf l’alcool cultivé en France et le tabac vendu par les multinationales américaines, servait de variable d’ajustement des statistiques policières en cas de baisse du taux des “constatés/élucidés”. La création de ce délit artificiel permettait, en interpellant quelques shiteux, – un fumeur égal un délit constaté -, – si le shiteux était interpellé et identifié, c’était égal à un délit constaté/élucidé -, de faire remonter mécaniquement le taux des “constatés/élucidés”.

J’ai écrit que ce délit, le “trafic de stupéfiants”, est artificiel, fictif, puisque le trafic de drogues n’est interdit théoriquement QUE dans le Code Pénal. Dans la réalité, le trafic de stupéfiants est permis puisqu’il n’est pas interdit par les forces de l’ordre. Il est même arrivé que des CRS protègent des dealers dans une tour HLM contre la colère des habitants de la tour qui voulaient les en faire partir, au nom de l’ordre public à ne pas troubler, sachant que ceux qui troublaient l’ordre public étaient… les habitants de la tour, vous l’aviez compris !

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Toutes les agglomérations disposent de leurs points de deals. Des petits commerces de shit, de cocaïne, d’héroïne et d’ecstasy s’ouvrent régulièrement et de plus en plus souvent dans les centres villes, quittant les zones de non-droit avec leurs clients rarement ennuyés par les policiers, clients habituels qui viennent s’approvisionner tranquillement en produits stupéfiants, quelques fois non loin d’un Commissariat central, d’une brigade de Gendarmerie – stupéfiant, non ?, ou d’un bureau de poste, sinon pire, d’un collège public ou d’une école primaire. Au sein même des lycées et des universités, en France, les drogues se vendent plus facilement que ne se vendraient des livres, la lecture n’étant pas l’activité favorite des jeunes “fumistes”.

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J’ai déjà expliqué que la France a toujours été un état narcotrafiquant dans un autre de mes articles sur ce blog “Déu vos guard”. En effet, j’ai relaté l’histoire véridique et documentée de ce militaire qui avait dénoncé un trafic d’héroïne au sein même de l’armée française en Indochine, ce qui avait failli lui coûter la vie et lui avait coûté sa carrière.

La France n’a pas changé. C’est même pire qu’avant, la mondialisation imposant aux chefs d’Etat la libre circulation des marchandises et des êtres humains qui profite d’abord aux mafias internationales.

Car, mes doux agneaux, aujourd’hui, il ne s’agit plus de lutte des classes. Et c’est peu que de dire qu’il manque la volonté politique pour lutter contre ces trafics de stupéfiants.

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Il faudrait combattre le grand banditisme, alors que les plus grands bandits de ce siècle sont souvent eux-mêmes des élus politiques, des “banksters”.

– N’oubliez jamais que l’activité première d’une banque au XXème/XXIème siècle, c’est le blanchiment d’argent sale !

Le “Maistre” de la Brigade des Stups m’avait déniaisée quant à l’activité statistique policière et ses astuces de derniers de la classe. Lui, il rêvait de l’affaire du siècle. Il a eu son affaire du siècle, comme Michel NEYRET !

Le “Maistre” m’avait appris qu’il fallait toujours relâcher les petits poissons pour prendre les gros poissons, donc faire le contraire de ce que conseillaient les médiocres, confondant la prévention, travail d’assistante sociale, avec la répression, le travail des policiers.

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– Qu’était-ce que la prévention, pour le “Maistre”, cet homme intelligent et raffiné ?

C’était ne pas interpeller des jeunes idiots qui fumaient un joint dans un hall d’immeuble mais leur ôter le joint des mains et les relâcher après avoir pris soin de leur botter le derrière, comme aurait pu le faire ou dû le faire leur propre père souvent aux abonnés absents.

Faire du chiffre pour faire du chiffre n’intéressait pas le “Maistre”. Ce qu’il voulait, c’est, comme Michel NEYRET, remonter toutes les filières, ne pas s’arrêter aux échelons intermédiaires, taper toujours plus haut, toujours plus loin, à l’internationale, surtout.

Il a tapé tellement fort, le “Maistre, jeté si loin l’appât, qu’il est tombé, comme Michel NEYRET.

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Les mauvaises langues ont prétendu qu’il trafiquait pour son plaisir personnel, plutôt pour son profit personnel. C’était mal le connaître.

Les douanes anglaises, sur dénonciation, l’ont cueilli à l’aéroport de Birmingham où il venait chercher un chargement de statuettes colombiennes remplies de poudre blanche, de la cocaïne. La guerre des polices n’existe pas seulement en France. Le “Maistre” s’est défendu, comme Michel NEYRET, et combien d’autres !, en expliquant qu’il préparait la souricière du siècle. Il allait la faire tomber, la tête du réseau !, savoir enfin, qui, en France, quel grossiste, distribuait les plus grosses arrivées de cocaïnes à toutes les régions françaises, principalement la région parisienne.

Comme par hasard, parce que le hasard fait bien les choses dans la Police Nationale, le “Maistre” ne saura jamais quel homme politique ou quel homme puissant ou les deux à la fois dirigeait le plus grand réseau de trafic de cocaïne en France, à cette époque. Il a été arrêté comme un criminel en Angleterre, menotté et embarqué par la police, pour être ensuite placé en détention provisoire à son retour en France. Il y a eu quelques photos dans la presse anglaise vite retirées.

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Le “Maistre” est tombé seul. Ce n’était pas un “donneur”. Ses hommes lui vouaient une grande admiration et, au SRPJ, l’ambiance s’est assombrie. Il y régnait comme un sentiment vague d’injustice alourdi par l’évidence d’une impuissance cruelle puisque ressentie par les policiers quand ils se font doubler par la vraie pègre, celle des hommes politiques.

Les services de renseignements ne sont pas au service de la police. Ils sont d’abord au service du politique, de la pègre, de la mafia des non-dits et des hauts faits d’indulgence, l’indulgence plénière accordée aux trafiquants de stupéfiants.

Ce n’est pas rien, aujourd’hui, d’être un baron de la drogue. Car ce sont eux qui détiennent le pouvoir politique en France.

Le jour où un élu politique décidera de légaliser les ventes de stupéfiants, alors vous saurez que cet élu est honnête.

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Sinon, en attendant ce jour de gloire, il vous faudra faire, comme les policiers, faire semblant de croire que la police sert encore à quelque chose en France…

– Peut-être à renseigner les hommes politiques qui renseignent les barons de la drogue ?

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Un gros “Bonnet” de la PJ qui avait un humour certain disait que la police serait sauvée le jour où elle s’arrêterait elle-même !

Et il déroulait ainsi, à partir du verbe “arrêter”, des variations spirituelles, pirouettes et jeux de mots, sur ce qu’il fallait changer pour avoir une police qui arrêterait enfin les criminels au lieu d’arrêter les honnêtes gens… au lieu de ne pas arrêter les moins honnêtes… en s’arrêtant elle-même !

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Si Michel NEYRET est un salaud, alors il faudra inventer un mot dans la langue française pour désigner ceux qui font tomber les ex-inspecteurs ou les commissaires de police quand ils deviennent un peu trop dérangeants.

C’est vrai que Michel NEYRET faisait son cinéma, mais le cinéma, c’est le vrai travail de la police :

– distraire le bon peuple de France des problèmes réels qui doivent lui être cachés… pour ne pas troubler l’ordre public,

  • l’ordre des voyous de la Vème “Ripoux-blique” maçonnique de France !
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N’oubliez jamais qu’un cambrioleur, pour agir, ne doit pas éveiller l’attention de ses futures victimes.

La France est volée, la France est violée, la France est pillée, mais dormez tranquilles, braves gens, la police veille sur vous !

Et si la police vous surveille, c’est pour que vous ne puissiez rien savoir ou ne rien dire de ce que vous pourriez savoir et surtout ne rien faire savoir aux autres Français, quitte à vous faire taire définitivement.

Car la police s’arrête tellement peu elle-même, qu’elle n’a pas de limites quand il s’agit d’arrêter le peuple pour protéger les intérêts de la caste de voyous qu’elle sert.

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