Le désir mimétique :

– C’est quand tu assistes à une chasse à courre et que la biche, c’est toi !

C’est simple à comprendre :

– les hommes sont comme une meute de chiens qui courent après la même fille !

Sauf que la biche, euh, la fille, ça finit par l’agacer un peu.

Tu as beau aimer le sport, passer ton temps à courir pour échapper à tes prétendants, sauter des haies, escalader des rochers et franchir des fossés, ça tue à force.

Pourtant, tu t’étais dit qu’avec le temps, les hommes, ils se calment, ils s’assagissent, ils ralentissent leur course après l’amour, ils s’aplatissent devant les obstacles et arrêtent de se croire au spectacle, aux Folies Bergères, à vouloir se sauter la pucelle sous le chêne du Bois-Joli.

– Mais non !

Il semblerait que le temps n‘ait pas de prise sur toi… ou sur eux quand ils te voient, au choix.

– Une fois, ça lasse, deux fois, ça passe, trois fois, ça casse !

Un peu comme le gentil Monsieur qui, pour traverser le magasin, est passé devant toi lorsque tu faisais la queue à une caisse, et, te voyant, revient sur ses pas pour mieux te regarder ( – je dois ressembler à un tableau, à une peinture, quoi.., je ne sais pas, moi !?)

[Non, je ne parlerais pas de “l’Origine du Monde”, non, non et non !]

… et te déclare d’un air ravi :

– “C’est la première fois qu’une jolie femme me laisse traverser devant elle !

D’habitude, c’est plutôt l’inverse.”

Le compliment est bien tourné et l’homme n’est pas désagréable.

Tu souris mais tu restes prudemment sur tes gardes.

Les hommes galants réservent parfois des surprises.

Quelques courts instants plus tard, alors que tu as gagné une place de caddie dans le rang des gens qui patientent, chacun à un mètre de distance, attendant fébrilement de pouvoir dépenser leur argent,

… ton prétendant, le revenant, re-traverse la file d’attente en la coupant, encore une fois, juste devant toi :

– “Oh, excusez-moi, l’occasion était trop belle ! Et pas que pour l’occasion.”

C’est la fois de trop !

La louve se réveille et la biche s’empresse de disparaître.

J’avoue que j’étais dans les mêmes dispositions d’esprit, cet après-midi là, cette nuit-là où j’ai envoyé paître ailleurs un bouc, un Bélier pourtant adoré, adoré de toutes les femmes, la sienne et les autres.

– Pouvait-il m’expliquer pourquoi des hommes le connaissant voulaient me connaître, moi ?

– C’était quoi, ce jeu, une compétition entre des ex-collégiens qui voulaient sortir avec la même fille,

… un pari entre mecs à qui la baiserait en premier ?

– Si c’est pour vivre ça, autant renaître en mec de la Mecque !

– Essayer de ressembler au Bélier qui est le plus beau, le plus intelligent et le plus brillant ?
Impossible, il est unique.

En plus, j’étais fâchée car le Seigneur m’avait lâchée ce dimanche.

Il m’avait refusé un signe, une homélie, une simple homélie.

– La brebis qui s’égare attend de Son berger qu’Il la ramène vers son droit destin,

… et pas par des chemins courbes !

Les voies du Seigneur sont mystérieuses mais la voix de sa brebis crie vers Lui :

– “Plutôt qu’une vie ennuyeuse, je veux une existence irrévérencieuse !”

Donc je me retrouvais à la case “départ” devant un interdit infranchissable, sauf par amour.

Car le Seigneur interdit tout sauf d’aimer.

– Autrement dit, je me voyais jusqu’à la fin de mes jours obligée de l’aimer pour toujours.

Alors qu’il aurait été tellement plus simple de me rappeler les écritures saintes et de me condamner au nom de la Bible.

Mais les écritures sont teintes du sang des pécheurs et le Seigneur est un sauveur, pas un tueur.

La seule écriture qui compte pour Lui,

– c’est celle écrite avec le sang du coeur, celle de l’Amour.

Et la torture de l’Amour vaut bien la morsure d’une louve qui se voulait solitaire.

Donc je voulais mordre, le mordre pour qu’il parte, lui,

… et, lui parti, j’aurais dit au Seigneur :

– “Tu vois, c’est lui qui part ! Ce n’est pas moi qui ne l’aime plus. Garde-le !”

“Garde-le” dans tous les sens du terme, dont mon préféré :

– “Protège-le !”

Moi, je tenterais et chanterais plutôt la version :
– “Aimer,c’est tout donner… (right !) sans se donner soi-même et surtout pas physiquement.”

Donc, à cause ou grâce à un avertissement qui apparaît sur un réseau social quand tu supprimes un de tes anciens messages, indiquant que tu peux choisir de le supprimer pour toi toute seule ou pour les autres destinataires (un groupe de personnes, un collectif ?),

– tu en conclus brillamment que ta correspondance n’est point autant secrète que tu l’aurais souhaité.

Il faut dire que, dans ta tête de blonde pas vraiment blonde, puisque le blond vénitien n’est pas blond, entre chien et loup,

… mais bêtassee comme seule peut l’être une blonde perdue dans l’univers du Web,

– (deux), c’est (un) + (un), non ?

Or, pour une blonde, un plus un, ce n’est pas “deux”.

– Mais non !

… c’est toi avec lui !

– Mais toi, t’es toute seule avec lui :

… Ou ça, des autres ?

… Ou ça, du “collectif” ?

Et lui, ce n’est pas un autre.

– Non, lui, c’est lui !

Et lui, il est UNIQUE, unique comme UN,

– un seul comme lui !

Donc s’il est tout seul, bah, t’es toute seule avec lui.

– Où ça, des autres ?

Auto-dérision

– “Chéri, dis-moi vite, je veux savoir qui sont les autres qui lisent ce que je t’écris à toi qui es tout seul… avec moi ?”

Et, même si le Seigneur t’interdit de l’écrire, tu l’écris, fière d’être libre de l’écrire :

– “Sinon, je te quitte !

Ou tout comme.

Sauf que, à cause de l’insistance du Seigneur à revenir sur ce que tu avais commis la bêtise d’écrire,

… bah, voilà, après avoir testé la suppression de messages sur d’autres fils de conversations avec d’autres amis qui veulent parfois être plus qu’“un”,

– tu n’es pas vraiment surprise de découvrir que tu t’es trompée.

Bon, c’est toujours mieux que d’avoir été trompée, je te l’accorde.

L’avertissement relatif à la suppression des messages sur le Réseau Social reste “collectif” sur tous les autres fils de conversations,

… alors que, dans ta tête de blonde vénitienne vénère, un plus un, toi et moi, moi et toi,

– c’est comme être tout seul-s contre le monde entier,

… donc tout seuls, donc pas deux, juste UN SEUL “duo/deux” !

Sinon, c’est ne pas être ensemble mais être mis l’un en face de l‘autre.

Or, quand tu es avec lui et que lui est avec toi, vous ne faites plus qu’un puisque l’amour assemble et vous rassemble en un seul corps dans un accord, un corps à corps torride.

– Et “un”, je le répète, bah, ce n’est pas “deux”, parole de “blonde pas vraiment blonde” !

En effet, moi, dans les mathématiques, j’ai une logique féminine normale, conjugale, quoi :

– Un plus un se conjugue au sein d’un couple

… et un couple, c’est “un” couple, un seul !

Au-delà de “un”, ce n‘est plus un couple mais une partouze.

Alors, après, tu te précipites vers ton chéri qui est parti, ou tout comme, à cause d’une fâcherie de rien du tout, une erreur de mathématiques.

Et là, tu fais travailler ta petite tête de blonde vénitienne, de chienne de païenne qui n’obéit jamais à Son seigneur, ni à l’un, ni à l’Autre, pour le faire revenir,

– maintenant qu’il est parti !

Heureusement, celui que tu aurais dû écouter et qui le défend tout le temps te conseille de commencer à supprimer tes messages,

– les messages remarquables de sottises que tu lui as écrits pour… le faire partir,

… maintenant que tu veux le faire revenir.

Et là, hop !

– Oh, miracle, une lumière s’allume, celle de sa présence, ouf !

Il est revenu.

Et tu comprends que le fait de commencer à supprimer tes messages l‘a fait revenir… peut-être, s’il est revenu pour toi ?,

– ce qui signifierait que Lui le connaît mieux que tu ne le connais, toi !

Sauf qu’à peine tu as écrit :

– “Pardon !”

Il se casse, le badass.

– Allo, allo, ici la Terre ?

Voilà, tu as cassé ton “joujou”.

Et je ne te parle pas du bijou de ton joujou que tu adores,

– ce bijou inestimable qui décore ce corps magnifique que tu dévores chastement,

… si, si, chastement, de tes yeux orphiques qui se font si doux pour lui, parfois.

– Tant pis pour toi !

La louve solitaire se retrouve perdue dans le mystère de l’errance/attirance,

… devenue une mordue de sa présence/espérance.

– “Pars mais reviens-moi vite !

… Pour que je te quitte à mon tour, mon amour.”

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