– « OK, présent(e), mon Général ! » Le Général de Gaulle veut revenir sur le bilan présidentiel d’Emmanuel Macron, bilan prévisionnel du 25/04/17 avant l’élection du « comte de Lautréamont ».

[Quand la fin de Macron ?

La présidence d’Emmanuel Macron commence le 14 mai 2017 , une semaine après l’élection de celui-ci comme président de la République française sous la bannière d’En marche. Son quinquennat doit s’achever le 13 mai 2022 .

Présidence d’Emmanuel Macron – Wikipédia

https://fr.wikipedia.org › wiki › Présidence_d’Emmanuel_.]

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  • « Quand la fin de Macron ? »

Le Général de Gaulle apprécie la forme un peu brutale de la question qui correspond à l’aspiration profonde du peuple de France :

– ne plus jamais revoir Macron sur aucun écran !

Le grand homme était déjà passé il y a deux ou trois jours pour tenter de se faire entendre par moi, trop occupée.

Donc, comme d’habitude, je suis en retard sur un planning mystérieux dont l’agenda politique m’échappe.

L’avenir me dira pourquoi il fallait publier cet article maintenant et republier aussi l’article prédictif dicté par le Général de Gaulle le 25 avril 2017 sur la gestion de la France par Emmanuel Macron Président, le nouveau « comte de Lautréamont », héros malodorant et nauséabond des chants de Maldoror.

Pour le plus grand malheur de la France, Emmanuel Macron a été élu Président de la « Ripoux-blique » maçonnique [jeu de mots autorisé par le Général de Gaulle, ce qui me surprend] le 14 mai 2017. Comme par hasard, son règne prend fin le 13 mai 2022. 13 mai, 13 octobre, 13…chiffre 13 marqueur repérable, début de règne d’un despote, fin d’une espérance populaire dite populiste, triste France.

Depuis la publication de cet article du 25 avril 2017, le Général me montre souvent cette image du comte de Lautréamont, Emmanuel Macron, le « naufrageur », contemplant le navire France se fracasser sur les récifs d’une falaise américaine et jouissant intensément du malheur des pauvres gens quand ils se noient dans les flots tandis que nagent aux alentours et partout des squales attirés par l’odeur du sang des blessés.

Pour rappel et à la demande insistante du Général de Gaulle, je republie l’article dont je mets en avant la dernière partie, la scène de contemplation où Macron, baptisé le « comte de Lautréamont » par le Général de Gaulle, se délecte d’assister, tel un Néron incendiaire, à la perdition de la nation française.

L’écrivain que fut le grand homme ne supporte pas les coupures et la censure.

Vous ne le limiterez jamais à un article de quelques lignes, encore moins à la publication d’un tweet.

Par conséquent, j’ai négocié avec Charles de Gaulle l’autorisation expresse de pouvoir diviser en deux parties son intervention de ce jour,

  • la première partie, cet article, apportant la preuve de l’exactitude de ses prédictions antérieures, pour ceux qui en douteraient, par la prédiction du 25 avril 2017 reprise ci-dessous, prédiction facilement vérifiable sur mon blog, ce blog, Dèu vos guard,
  • et la seconde partie, second article, annonçant à Emmanuel Macron ce que sera sa fin et décrivant qui sera l’homme providentiel selon le Général de Gaulle.

A la demande du Général de Gaulle, je republie ci-dessous :

  • d’abord la fin de l’article du 25 avril 2021 sur Emmanuel Macron, « comte de Lautréamont », pur psychopathe, qualificatif repris par le Général de Gaulle de la bouche même du Président actuel qui l’attribuait à François Hollande, quand il le poignardait dans le dos du temps où Hollande était lui-même ex-président de cette “Ripoux-blique” maçonnique, lui aussi socialiste et démocrate, autrement dit faiseur d’embrouilles et amateur de magouilles (sic) ;
  • ensuite, le lien pour l’article du 25 avril 2017, avec au moins une faute d’orthographe jamais corrigée mais que je vous signale , – si vous m’y autorisez -, pour prouver que l’article n’a pas été modifié après sa dernière parution.

Le Général de Gaulle aurait aimé que Laurent Wauquiez prît son envol politique en 2017, en évitant le piège du rassemblement national autour du ventre mou d’un centre politique en reddition inconditionnelle :

  • car « Nation qui capitule est à demi-rendue ! »

Comme vous le savez aujourd’hui, Laurent Wauquiez a préféré écouter la voix de ses faux-amis politiques plutôt que la voix de la Résistance, celle du Général de Gaulle, la voix de Londres.

Le « poulain » préféré du Général s’est donc écrasé sans parachute au sol, sur le plancher des « vaches-ries ».

– « Laurent Wauquiez a décidé de se retirer du ring plutôt que de prendre des coups ! » (sic) dit le Général de Gaulle.

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https://deuvosguard.org/2017/04/25/appel-du-general-de-gaulle-a-laurent-wauquiez-il-est-temps-mon-ptit-gars-saute-sinon-lavion-va-secraser-avec-toi-et-tous-les-autres-sans-parachute-prends-les-commandes-de-lavion-o/

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Extrait choisi par le Général de Gaulle quand il décrivait comment serait Emmanuel Macron, Président de la “Ripoux-blique” maçonnique :

[ Mes années ne sont pas nombreuses, et, cependant, je sens déjà que la bonté n’est qu’un
assemblage de syllabes sonores ; je ne l’ai trouvée nulle part. Tu laisses trop percer ton caractère; il faudrait le cacher avec plus d’adresse
. Au reste, peut-être que je me trompe et que tu fais exprès; car, tu sais mieux qu’un autre comment te conduire. Les hommes, eux, mettent leur gloire à t’imiter; c’est pourquoi la bonté sainte ne reconnaît pas son tabernacle dans leurs yeux farouches: tel père, tel fils. Quoiqu’on doive penser de ton intelligence, je n’en parle que comme un critique impartial. Je ne demande pas mieux que d’avoir été induit en erreur. Je ne désire pas te montrer la haine que je te porte et que je couve avec amour, comme une fille chérie; car, il vaut mieux la cacher à tes yeux et prendre seulement, devant toi, l’aspect d’un censeur sévère, chargé de contrôler tes actes impurs. Tu cesseras ainsi tout commerce actif avec elle, tu l’oublieras et tu détruiras complètement cette punaise avide qui ronge ton foie. Je préfère plutôt te faire entendre des paroles de rêverie et de douceur … Oui, c’est toi qui as créé le monde et tout ce qu’il renferme. Tu es parfait. Aucune vertu ne te manque. Tu es très puissant, chacun le sait. Que l’univers entier entonne, à chaque heure du temps, ton cantique éternel! Les oiseaux te bénissent, en prenant leur essor dans la campagne. Les étoiles t’appartiennent … Ainsi soit-il!» Après ces commencements, étonnez-vous de me trouver tel que je suis!

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Je cherchais une âme qui me ressemblât, et je ne pouvais pas la trouver. Je fouillais tous les recoins de la terre; ma persévérance était inutile. Cependant, je ne pouvais pas rester seul. Il fallait quelqu’un qui approuvât mon caractère; il fallait quelqu’un qui eût les mêmes idées que moi. C’était le matin: le soleil se leva à l’horizon dans toute sa magnificence, et voilà qu’à mes yeux se lève aussi un jeune homme, dont la présence engendrait des fleurs sur son passage. Il s’approcha de moi, et, me tendant la main: «Je suis venu vers toi, toi, qui me cherches. Bénissons ce jour heureux.» C’était le soir; la nuit commençait à étendre la noirceur de son voile sur la nature. Une belle femme, que je ne faisais que distinguer, étendait aussi sur moi son influence enchanteresse, et me regardait avec compassion; cependant, elle n’osait me parler. Je dis: «Approche-toi de moi, afin que je distingue nettement les traits de ton visage; car, la lumière des étoiles n’est pas assez forte, pour les éclairer à cette distance.» Alors, avec une démarche modeste, et les yeux baissés, elle foula l’herbe du gazon, en se dirigeant de mon côté. Dès que je la vis: «Je vois que la bonté et la justice ont fait résidence dans ton coeur: nous ne pourrions pas vivre ensemble. Maintenant, tu admires ma beauté, qui a bouleversé plus d’une; mais, tôt ou tard, tu te repentirais de m’avoir consacré ton amour; car tu ne connais pas mon âme. Non que je te sois jamais infidèle: celle qui se livre à moi avec tant d’abandon et de confiance, avec autant de confiance et d’abandon, je me livre à elle; mais, mets-te le dans la tête, pour ne jamais l’oublier: les loups et les agneaux ne se regardent pas avec des yeux doux.»

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Que me fallait-il donc, à moi, qui rejetais, avec tant de dégoût, ce qu’il y avait de plus beau dans l’humanité! ce qu’il me fallait, je n’aurais pas su le dire. Je n’étais pas encore habitué à me rendre un compte rigoureux des phénomènes de mon esprit, au moyen des méthodes que recommande la philosophie. Je m’assis sur un roc, près de la mer. Un navire venait de mettre toutes voiles dehors pour s’éloigner de ce parage: un point imperceptible venait de paraître à l’horizon, et s’approchait peu à peu, poussé par la rafale, en grandissant avec rapidité. La tempête allait commencer ses attaques, et déjà le ciel s’obscurcissait, en devenant d’un noir presque aussi hideux que le coeur de l’homme. Le navire, qui était un grand vaisseau de guerre, venait de jeter toutes ses ancres, pour ne pas être balayé sur les rochers de la côte. Le vent sifflait avec fureur des quatre points cardinaux, et mettait les voiles en charpie. Les coups de tonnerre éclataient au milieu des éclairs, et ne pouvaient surpasser le bruit des lamentations qui s’entendaient sur la maison sans bases, sépulcre mouvant. Le roulis de ces masses aqueuses n’était pas parvenu à rompre les chaînes des ancres; mais, leurs secousses avaient entr’ouvert une voie d’eau, sur les flancs du navire. Brèche énorme; car, les pompes ne suffisent pas à rejeter les paquets d’eau salée qui viennent, en écumant, s’abattre sur le pont, comme des montagnes. Le navire en détresse tire des coups de canon d’alarme; mais, il sombre avec lenteur … avec majesté. Celui qui n’a pas vu un vaisseau sombrer au milieu de l’ouragan, de l’intermittence des éclairs et de l’obscurité la plus profonde, pendant que ceux qu’il contient sont accablés de ce désespoir que vous savez, celui-là ne connaît pas les accidents de la vie. Enfin, il s’échappe un cri universel de douleur immense d’entre les flancs du vaisseau, tandis que la mer redouble ses attaques redoutables. C’est le cri qu’a fait pousser l’abandon des forces humaines. Chacun s’enveloppe dans le manteau de la résignation, et remet son sort entre les mains de Dieu.

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On s’accule comme un troupeau de moutons. Le navire en détresse tire des coups de canon d’alarme; mais, il sombre avec lenteur … avec majesté. Ils ont fait jouer les pompes pendant tout le jour. Efforts inutiles. La nuit est venue, épaisse, implacable, pour mettre le comble à ce spectacle gracieux. Chacun se dit qu’une fois dans l’eau, il ne pourra plus respirer; car, d’aussi loin qu’il fait revenir sa mémoire, il ne se reconnaît aucun poisson pour ancêtre: mais, il s’exhorte à retenir son souffle le plus longtemps possible, afin de prolonger sa vie de deux ou trois secondes; c’est là l’ironie vengeresse qu’il veut adresser à la mort … Le navire en détresse tire des coups de canon d’alarme; mais, il sombre avec lenteur … avec majesté. Il ne sait pas que le vaisseau, en s’enfonçant, occasionne une puissante circonvolution des houles autour d’elles-mêmes; que le limon bourbeux s’est mêlé aux eaux troublées, et qu’une force qui vient de dessous, contrecoup de la tempête qui exerce ses ravages en haut, imprime à l’élément des mouvements saccadés et nerveux. Ainsi, malgré la provision de sang-froid qu’il ramasse d’avance, le futur noyé, après réflexion plus ample, devra se sentir heureux, s’il prolonge sa vie, dans les tourbillons de l’abîme, de la moitié d’une respiration ordinaire, afin de faire bonne mesure. Il lui sera donc impossible de narguer la mort, son suprême voeu. Le navire en détresse tire des coups de canon d’alarme; mais, il sombre avec lenteur … avec majesté. C’est une erreur. Il ne tire plus des coups de canon, il ne sombre pas. La coquille de noix s’est engouffrée complètement. O ciel! comment peut-on vivre, après avoir éprouvé tant de voluptés! Il venait de m’être donné d’être témoin des agonies de mort de plusieurs de mes semblables.

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Minute par minute, je suivais les péripéties de leurs angoisses. Tantôt, le beuglement de quelque vieille, devenue folle de peur, faisait prime sur le marché. Tantôt, le seul glapissement d’un enfant en mamelles empêchait d’entendre le commandement des manoeuvres. Le vaisseau était trop loin pour percevoir distinctement les gémissements que m’apportait la rafale; mais, je le rapprochais par la volonté, et l’illusion d’optique était complète. Chaque quart d’heure, quand un coup de vent, plus fort que les autres, rendant ses accents lugubres à travers le cri des pétrels effarés, disloquait le navire dans un craquement longitudinal, et augmentait les plaintes de ceux qui allaient être offerts en holocauste à la mort, je m’enfonçais dans la joue la pointe aiguë d’un fer, et je pensais secrètement: «Ils souffrent davantage!» J’avais au moins, ainsi, un terme de comparaison. Du rivage, je les apostrophais, en leur lançant des imprécations et des menaces. Il me semblait qu’ils devaient m’entendre! Il me semblait que ma haine et mes paroles, franchissant la distance, anéantissaient les lois physiques du son, et parvenaient, distinctes, à leurs oreilles, assourdies par les mugissements de l’océan en courroux! Il me semblait qu’ils devaient penser à moi, et exhaler leur vengeance en impuissante rage! De temps à autre, je jetais les yeux vers les cités, endormies sur la terre ferme; et, voyant que personne ne se doutait qu’un vaisseau allait sombrer, à quelques milles du rivage, avec une couronne d’oiseaux de proie et un piédestal de géants aquatiques, au ventre vide, je reprenais courage, et l’espérance me revenait: j’étais donc sûr de leur perte! Ils ne pouvaient échapper!Par surcroît de précaution, j’avais été chercher mon fusil à deux coups, afin que, si quelque naufragé était tenté d’aborder les rochers à la nage, pour échapper à une mort imminente, une balle sur l’épaule lui fracassât le bras, et l’empêchât d’accomplir son dessein. Au moment le plus furieux de la tempête, je vis, surnageant sur les eaux, avec des efforts désespérés, une tête énergique, aux cheveux hérissés. Il avalait des litres d’eau, et s’enfonçait dans l’abîme, ballotté comme un liège. Mais, bientôt, il apparaissait de nouveau, les cheveux ruisselants: et, fixant l’oeil sur le rivage, il semblait défier la mort. Il était admirable de sang-froid. Une large blessure sanglante, occasionnée par quelque pointe d’écueil caché, balafrait son visage intrépide et noble. Il ne devait pas avoir plus de seize ans; car, à peine, à travers les éclairs qui illuminaient la nuit, le duvet de la pèche s’apercevait sur sa lèvre. Et maintenant, il n’était plus qu’à deux cents mètres de la falaise; et je le dévisageais facilement. Quel courage! Quel esprit indomptable! Comme la fixité de sa tête semblait narguer le destin, tout en fendant avec vigueur l’onde, dont les sillons s’ouvraient difficilement devant lui!…

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Philippe SOLLERS pour qui le Comte de LAUTREAMONT “est la grande affaire de sa vie !”

Je l’avais décidé d’avance. Je me devais à moi-même de tenir ma promesse: l’heure dernière avait sonné pour tous, aucun ne devait en échapper. Voilà ma résolution; rien ne la changerait … Un son sec s’entendit, et la tête aussitôt s’enfonça, pour ne plus reparaître. Je ne pris pas à ce meurtre autant de plaisir qu’on pourrait le croire; et c’était, précisément, parce que j’étais rassasié de toujours tuer, que je le faisais dorénavant par simple habitude, dont on ne peut se passer, mais, qui ne procure qu’une jouissance légère. Le sens est émoussé, endurci. Quelle volupté ressentir à la mort de cet être humain, quand il y en avait plus d’une centaine, qui allaient s’offrir à moi, en spectacle, dans leur lutte dernière contre les flots, une fois le navire submergé? A cette mort, je n’avais même pas l’attrait du danger; car, la justice humaine, bercée par l’ouragan de cette nuit affreuse, sommeillait dans les maisons, à quelques pas de moi. Aujourd’hui que les années pèsent sur mon corps, je le dis avec sincérité, comme une vérité suprême et solennelle: je n’étais pas aussi cruel qu’on l’a raconté ensuite, parmi les hommes; mais, des fois, leur méchanceté exerçait ses ravages persévérants pendant des années entières. Alors, je ne connaissais plus de borne à ma fureur; il me prenait des accès de cruauté, et je devenais terrible pour celui qui s’approchait de mes yeux hagards, si toutefois il appartenait à ma race. Si c’était un cheval ou un chien, je le laissais passer: avez-vous entendu ce que je viens de dire? Malheureusement, la nuit de cette tempête, j’étais dans un de ces accès, ma raison s’était envolée (car, ordinairement, j’étais aussi cruel, mais plus prudent); et tout ce qui tomberait, cette fois-là, entre mes mains, devait périr: je ne prétends pas m’excuser de mes torts. La faute n’en est pas toute à mes semblables. Je ne fais que constater ce qui est, en attendant le jugement dernier qui me fait gratter la nuque d’avance … Que m’importe le jugement dernier! Ma raison ne s’envole jamais, comme je le disais pour vous tromper. Et, quand je commets un crime, je sais ce que je fais: je ne voulais pas faire autre chose! Debout sur le rocher, pendant que l’ouragan fouettait mes cheveux et mon manteau, j’épiais dans l’extase cette force de la tempête, s’acharnant sur un navire, sous un ciel sans étoiles. Je suivis, dans une attitude triomphante, toutes les péripéties de ce drame, depuis l’instant où le vaisseau jeta ses ancres, jusqu’au moment où il s’engloutit, habit fatal qui entraîna, dans les boyaux de la mer, ceux qui s’en étaient revêtus comme d’un manteau.Mais, l’instant s’approchait, où j’allais, moi-même, me mêler comme acteur à ces scènes de la nature bouleversée. Quand la place où le vaisseau avait soutenu le combat montra clairement que celui-ci avait été passer le reste de ses jours au rez-de-chaussée de la mer, alors, ceux qui avaient été emportés avec les flots reparurent en partie à la surface. Ils se prirent à bras-le-corps, deux par deux, trois par trois; c’était le moyen de ne pas sauver leur vie; car, leurs mouvements devenaient embarrassés, et ils coulaient bas comme des cruches percées … Quelle est cette armée de monstres marins qui fend les flots avec vitesse? Ils sont six; leurs nageoires sont vigoureuses, et s’ouvrent un passage, à travers les vagues soulevées. De tous ces êtres humains, qui remuent les quatre membres dans ce continent peu ferme, les requins ne font bientôt qu’une omelette sans oeufs, et se la partagent d’après la loi du plus fort. Le sang se mêle aux eaux, et les eaux se mêlent au sang. Leurs yeux féroces éclairent suffisamment la scène du carnage … Mais, quel est encore ce tumulte des eaux, là-bas, à l’horizon?

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Maldoror, le poulpe, préfiguration de la “pieuvre”…

On dirait une trombe qui s’approche. Quels coups de rame! J’aperçois ce que c’est. Une énorme femelle de requin vient prendre part au pâté de foie de canard, et manger du bouilli froid. Elle est furieuse; car, elle arrive affamée. Une lutte s’engage entre elle et les requins, pour se disputer les quelques membres palpitants qui flottent par-ci, par-là, sans rien dire, sur la surface de la crème rouge. A droite, à gauche,elle lance des coups de dent qui engendrent des blessures mortelles. Mais, trois requins vivants l’entourent encore, et elle est obligée de tourner en tous sens, pour déjouer leurs manoeuvres. Avec une émotion croissante, inconnue jusqu’alors, le spectateur, placé sur le rivage, suit cette bataille navale d’un nouveau genre. Il a les yeux fixés sur cette courageuse femelle de requin, aux dents si fortes. Il n’hésite plus, il épaule son fusil, et, avec son adresse habituelle, il loge sa deuxième balle dans l’ouïe d’un des requins, au moment où il se montrait au-dessus d’une vague. Restent deux requins qui n’en témoignent qu’un acharnement plus grand. Du haut du rocher, l’homme à la salive saumâtre, se jette à la mer, et nage vers le tapis agréablement coloré, en tenant à la main ce couteau d’acier qui ne l’abandonne jamais. Désormais, chaque requin a affaire à un ennemi. Il s’avance vers son adversaire fatigué, et, prenant son temps, lui enfonce dans le ventre sa lame aiguë. La citadelle mobile se débarrasse facilement du dernier adversaire … Se trouvent en présence le nageur et la femelle de requin, sauvée par lui. Ils se regardèrent entre les yeux pendant quelques minutes: et chacun s’étonna de trouver tant de férocité dans les regards de l’autre. Ils tournent en rond en nageant, ne se perdent pas de vue, et se disent à part soi: «Je me suis trompé jusqu’ici; en voilà un qui est plus méchant.» Alors, d’un commun accord, entre deux eaux, ils glissèrent l’un vers l’autre, avec une admiration mutuelle, la femelle de requin écartant l’eau de ses nageoires, Maldoror battant l’onde avec ses bras: et retinrent leur souffle, dans une vénération profonde, chacun désireux de contempler, pour la première fois, son portrait vivant. Arrivés à trois mètres de distance, sans faire aucun effort, ils tombèrent brusquement l’un contre l’autre, comme deux aimants, et s’embrassèrent avec dignité et reconnaissance, dans, une étreinte aussi tendre que celle d’un frère ou d’une soeur.

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Les désirs charnels suivirent de près cette démonstration d’amitié. Deux cuisses nerveuses se collèrent étroitement à la peau visqueuse du monstre, comme deux sangsues; et, les bras et les nageoires entrelacés autour du corps de l’objet aimé qu’ils entourèrent avec amour, tandis que leurs gorges et leurs poitrines ne faisaient bientôt plus qu’une masse glauque aux exhalaisons de goëmon; au milieu de la tempête qui continuait de sévir; à la lueur des éclairs; ayant pour lit d’hyménée la vague écumeuse, emportés par un courant sous-marin comme dans un berceau, et roulant sur eux-mêmes, vers les profondeurs de l’abîme, ils se réunirent dans un accouplement long, chaste et hideux!… Enfin, je venais de trouver quelqu’un qui me ressemblât!… Désormais, je n’étais plus seul dans la vie!… Elle avait les mêmes idées que moi!… J’étais en face de mon premier amour!

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