Avertissement : – article interdit aux moins de 16 ans et aux indécis du sexe indéterminé ! Dédicace spéciale pour l’homme que j’aime.

– “Ti amo sempre !

Ce soir, je n’ai pas envie d’être sage :

  • normal, j’ai envie de lui !

Et moi, en vérité, je n’ai pas appris à réprimer mes envies.

– Quoi, mes écrits ?

  • Qu’est-ce qu’ils ont mes écrits, mon chéri d’amour ?

Ce n’est qu’une page blanche sur laquelle j’étancherais ma soif de toi.

Si j’étais un homme écrivant, donc un écrivain, vous décrivant la femme que j’aime, vous applaudiriez la courbe des lettres et les rondeurs de son corps adoré, la poésie des messages fugaces qui passent mais ne s’effacent pas, même peints avec un tube de rouge à lèvres sur le tain d’un miroir de train :

– pub impudique pour dire au monde entier que c’est lui que j‘aime !

– “Che confusione Nicholas perchè ti amo !

Alors, je vous pose cette question  encore nécessaire à notre époque :

– Ai-je le droit, oui ou non, nom d’une pipe pas en bois, de vous décrire l’homme que j’aime,

  • de la même manière somptuaire dont vous décririez la femme que vous aimez,
  • si vous étiez un homme et l’être aimé, une femme  ?

Donc je vous prierais d’accepter le rapport devenu ordinaire de l’égalité entre tout homme et toute femme dans ces temps trop vulgaires, écriture aphrodisiaque qui se mesure à la force érotique de deux corps différents qui s’attirent, qui s’aimantent, quand l’homme et la femme se capturent mutuellement et s’aventurent dans la découverte d’une nature, leur nature sexuelle, homme et femme, femme et homme :

– parce qu’il n’est pas moi et parce que je ne suis pas lui,

  • parce que c’est un homme et parce que je suis une femme !

Et si vous saviez combien il est homme, mon bel indifférent, oh oui, si heureusement différent de moi !

Il affiche tous les défauts du sexe masculin qui le rendent si conquérant qu’il en est incroyablement irrésistible, susceptible et irréductible, autoritaire et réfractaire à tout dressage communautaire.

Et moi, je deviens une descendante d’Eve, perplexe, qui rêve devant son Adam, propriétaire exclusif d’un outil magique dérangeant car dérogeant aux règles élémentaires de la gravité physiologique :

– Comment « il» fonctionne et surtout comment « le » faire fonctionner à la demande ?

  • Est-ce qu’ « il» fonctionne au doigt et à l‘oeil, surtout à l’oeil, excitation produite à la vue… la vue de quoi ?
  • Ou faut-il lui dire un mot hypnotique ou hypnopompique, comme,  par exemple :

– « Je t’aime » ?

  • Ou encore serait-ce automatique, comme d’appuyer sur le point G, un G perdu dans la géographie si particulière d’un coin vaginal que les hommes en ont fait le saint Graal de l’extase féminine ?

– Simple curiosité féminine !

Changement de décor.

Il est là-bas, assis sur une estrade, mon magnifique mâle.

Il domine la salle et son regard de braise vient de s’enflammer.

Le brun sombre de ses yeux devient couleur d’ambre, couleur des yeux du tigre à l’approche de sa proie.

  • J’étais venue pour lui et il savait que je viendrais !

– Mais comment fait-il pour savoir à l’avance ce que j’ignorais moi-même, puisqu’une heure avant, je ne savais pas moi-même ce que je voulais ?

  • Femme, je suis, un peu changeante, extravagante,
  • femme, je fuis, très indécise et me voulant insoumise,
  • ondoyante comme le signe de ma naissance.

Je n’ai pas le choix, je dois rester.

Je peste contre moi-même car je déteste qu’il puisse lire en moi avec tant de facilité alors que, moi, sincèrement, je ne le comprends pas et ne le comprendrais quasiment jamais.

Il me faut rester sur place, moi qui avais cru pouvoir le surprendre :

– c’est télépathique, une transmission de pensée, cette capacité de prévision de mes réactions, ou simplement logique comme une déduction mathématique  ?

  • Mais, normalement, une femme n’est pas logique, n’est-ce pas ?
  • La preuve, je suis nulle dans les jeux de logique.

Pour moi, cet homme reste décidément un très grand mystère, à la fois fascinant et mortifiant, un mystère non élucidé.

Il porte son costume bleu qu’il sait être mon ou son costume préféré, de ce bleu roy qui électrise ses beaux yeux ténébreux et galvanise sa virilité presqu’exagérée tant il est… trop, trop, trop !

La chemise, un ton plus clair, adoucit la crudité de ce bleu orageux.

Effrontément, je viens m‘asseoir devant, là où une place vide s’offre à ma vue, à sa vue, ce qui m’évite de devoir traverser des rangées de sièges occupés par des spectateurs attentifs que mon débarquement tardif dérange. La dame qui avait posé des affaires sur ce fauteuil vide se précipite pour m’en débarrasser.

La salle est tellement pleine que des personnes, arrivées elles aussi en retard, se saisissent de sièges pliants oubliés à l’entrée pour s’asseoir dans des allées latérales et tenter de se rapprocher de l’orateur si captivant qu’elles le retrouvent avec une admiration non feinte.

Je ne vais pas retranscrire son discours et ses interventions.

Ce n’est pas mon propos.

En plus, un de mes « visiteurs » m’a demandé de réserver un prochain article critique sur les positionnements historiques et politiques de ce conférencier qui semble ignorer pourquoi il est né.

Aussi, je me contenterais, car telle est ma jouissance pleine et entière, de rappeler que cet article est un article « spéciale dédicace » qui lui est dédié.

Or tout artiste dédicace ses œuvres littéraires à la fin de son spectacle.

Cependant, quand sa conférence s’est achevée, je n’ai pas osé venir murmurer à son oreille pour que mes lèvres chatouillent cette moitié d’abricot doré, ce lobe d’oreille adorée si tentant et si joliment ourlé  afin de faire frissonner mon mâle de plaisir, mieux, de désir !

Près de lui, très près de lui, je me serais penchée sur lui tandis qu’il aurait cherché son stylo de marque, déjà sorti de son fourreau noir si élégant, prêt à dégainer la lame d’encre.

Car, à peine avais-je pris, dans mon sac à main, le livre qu’il aurait dû me dédicacer, que je voyais mon bel indifférent renoncer à finir de ranger toutes ses affaires, se saisir de l’étui noir et… m’attendre.

– Trop mimi, ce chifoumi à trois positions, trop craquant, ce communicant éloquent, convaincant et parfois provocant, trop, trop, trop …, comment le dire ?

Non, vous n’avez pas trouvé ?

Évidemment, il a fallu attendre, moi aussi, patiemment, que les « autres » viennent le trouver qui, pour préciser son point de vue insuffisamment développé par manque de temps, qui, pour venir solliciter une intervention, qui, pour se présenter à lui et obtenir un interview, qui… sachant que, déjà, la conférence s’était prolongée encore et encore.

– Stop ! Et moi alors ?

Ma huitième merveille du monde à moi, c’est lui !

Mais le regarder compensait l’attente, la récompensait, attente devenue détente du moment que je pouvais l’imaginer déjà à moi et rien qu’à moi, un peu, pas beaucoup de temps, le temps d’un rêve.

Il aurait dû, il aurait pu me chasser, écrire à la hâte une dédicace « bidon » :

– « Pour Machine, très cordialement , signé, Bidule »

Et me rendre le livre qu’il oublie régulièrement de faire rééditer, exemplaire unique qui va devenir « collector ».

Pour être honnête, s’il avait écrit ce type de dédicace, je l’aurais…

– Je ne sais pas, moi !, je l’aurais étripatouillé au lieu de tenter de le chatouiller amoureusement, tout doucement, pour le… tenter comme Eve.

De toutes façons, il aurait mieux fallu m’écrire :

– « Adieu ! »

Sous des cieux cléments plutôt que griffonner à la va-vite une dédicace académique, à son habitude, d’une platitude anémique.

  • Un homme prévenu en vaut deux !

Moi, j’avais imaginé que mon écrivain serait venu avec une pile de livres, de ses livres, débordant du plateau spectaculaire de l’estrade.

Sauf qu’il m’avait été « dit » (clairaudience) d’arriver avec mon exemplaire à moi plutôt que d’en racheter un autre à lui faire dédicacer car il n’en aurait pas… d’autres livres de lui… avec lui !

  • Si, moi, je ne le connais pas, pas autant que je le voudrais, d’autres le connaissent par coeur !

Du coup, il n’y avait pas de file d’attente d’admiratrices venant se faire dédicacer ses livres achetés sur place, livres non republiés malgré un succès d’édition croissant et grandissant.

  • Au fait, chéri, fais corriger ton nom d’auteur mal orthographié sur le site de la FNAC !

Décidément, il faudrait vraiment que tu engages un agent littéraire pour t’occuper de tes affaires et de ta carrière artistique.

Parfois je m’interroge sur l’avenir politique de mon « grand homme » et sur son présent schématique dans lequel il s’efface au profit d’autres, ses pairs, tandis qu’il classe par catégories sociales ses relations efficaces et qu’il casse celles qui l’agacent… peut-être un peu comme moi !

  • Car je peux être très agaçante, il paraît.

– Aguichante, non, pas tant que ça !, mais agaçante, oui, plus sûrement.

La preuve, j’avais rêvé que je patienterais dans la longue file d’attente de ses admiratrices et qu’il ne m’aurait pas vue, pas vue avant d’arriver à sa hauteur, poussée par les autres femmes pressées de l’atteindre.

Et j’aurais alors, hardiment, à force d’être poussée, dépassé la ligne à ne pas franchir, celle qui vous tient en retrait devant l’écrivain connu et vous maintient dans la file des inconnues à qui un brillant intellectuel rédige des dédicaces banales et vénales,

  • pour vendre son livre plutôt que de vous l’offrir ! 

Seulement, moi, j’aurais fait le tour de sa petite table, ce jour remarquable où il ne m’aurait pas vue arriver vers lui dans une librairie bien cotée de la capitale catalane.

Et, tandis qu’il aurait signé une énième fois avec son stylo Mont-Blanc, sans liesse aucune, une formule de politesse pour une étrangère, je me serais penchée vers lui, du côté de cette côte d’Eve prise à Adam, du côté de son coeur d’homme pris par une femme… mais par quelle femme ?

J’aurais frôlé son oreille avec mes lèvres pour y déposer un message d’amour et faire monter sa température corporelle, augmenter sa fièvre réelle par une invitation à me suivre le temps d’une petite pause, d’une re-création ou d’une récréation, le temps d’une dédicace personnelle très spéciale, une dédicace à l’encre séminale, portant sa signature, une signature A.D.N. unique, la sienne.

Dans une ambiance glaciale d’impatience générale, nous serions revenus reprendre notre place, moi, en-dehors de la file de ses admiratrices anonymes, et lui, derrière sa petite table professorale, pour nous séparer définitivement, sans qu’il ait jamais pu signer aucune dédicace à l’encre de son stylo Mont-Blanc sur le livre que j’emporterais vierge de toute trace de lui.

– L’avait-il prévu aussi, lui qui portait, ce soir-là, sauf erreur de ma part, une ceinture avec boucle à clic automatique, la ceinture du « Big Boss » ?

  • Ou l’ai-je fantasmé ?
  • Tellement plus pratique… pour une dédicace très spéciale.

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1. Définition du mot « Fantasme » en psychanalyse  :

Jean Laplanche et J.-B. Pontalis décrivent le « fantasme » comme un « scénario imaginaire où le sujet est présent et qui figure, de façon plus ou moins déformée par les processus défensifs, l’accomplissement d’un désir et, en dernier ressort, d’un désir inconscient. »

Vocabulaire de la psychanalyse (1967), P.U.F., Paris, 1984 (8e édition).

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2. Mécanisme psychique de la « Catharsis »

La catharsis est la clef de tous les plaisirs artistiques, art de la représentation psychique qui s’incarne dans une créativité humaine jamais vaine.

 Piera Aulagnier explique la « catharsis » comme une « prime de plaisir » liée à la mise en forme représentative dans le cadre de l’activité de penser.

C’est le plaisir minimal inhérent à l’activité de représentation et le désir de perpétuer ce plaisir, sans lesquels la vie psychique perdrait mouvement et souffle.

[ Le plaisir définit la qualité de l’affect présent dans un système psychique chaque fois que ce dernier a réussi son but. Or, il n’est pas au pouvoir de l’activité de représentation de ne pas atteindre son but, elle ne peut aboutir qu’à une représentation […]. Doit-on dès lors affirmer que toute mise en représentation comporte un éprouvé de plaisir ? […] Nous répondrons par l’affirmative en ajoutant que si tel n’était pas le cas, manquerait la première condition pour qu’il y ait vie, c’est-à-dire l’investissement de l’activité de représentation.]

Aulagnier, Piera. (1975). La violence de l’interprétation. Paris : PUF, p. 31.

J’avais un rendez-vous à Venise avec “Lou-p”, il y a si longtemps, dans un endroit tellement secret que même les Vénitiens de notre temps ne le connaissent pas.

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En livrant cet écrit que, peut-être, tu ne liras jamais, je me délivre de toi.

  • Alors, quoi, mes écrits ?
  • Ils sont juste jubilatoires et libératoires.

Ils me permettent de t’aimer, toi, mon amant imaginaire, sans jamais m’offrir à toi.

  • Écrits dérisoires en attendant que l’histoire se termine, remember :

– « Kill me softly but not badly ! »

De Antonio Vivaldi, le Diable Rouge, virtuose vénitien du signe ondoyant de la Cité des Eaux :
“Storm”, “la Tempête”.
Vidéo choisie pour son interprète en hommage à mon arrière-grand tante,
premier prix de violon au conservatoire national supérieur de musique de Paris,
ville-capitale où elle y tenait un salon littéraire.

Synchronicité du sacré :

Le dimanche, jour de repos du Seigneur, terminait cette semaine où je te proposais de m’écrire « Adieu » comme seule dédicace plutôt qu’une formule de politesse insipide.

Pour ne pas me dire “Adieu”, encore moins me l’écrire, tu m’opposais alors un jeu de mots subtil, habile échappatoire d’un fin bretteur de l’art oratoire qui venait de fasciner tout son auditoire, jusqu’à moi-même :

– «Moi aussi, je pense « à-Dieu » ! J’y pense même très souvent, oui, très très souvent. »,

répliquas-tu.

Ce jeu de mots a résonné ensuite tel un écho dans l’homélie dominicale d’une messe diffusée sur une chaîne de télévision publique, en écho de ta réponse, cette réplique que j’ai reprise in extenso et in texto plus haut.

  • Tu vois, Lui aussi, Il pense à toi !

Car Il a repris tes mots à toi, ton propre jeu de mots cité dans l’homélie du dimanche destinée à ses ouailles, dimanche qui suivait le jour de nos retrouvailles :

– «Adieu… Á Dieu ! ».

Je te mets la preuve en lien.

________________________________________

https://www.lejourduseigneur.com/homelie/homelie-du-22-mai-2022

Esprit-Saint : le présent | Homélie du 22 mai 2022 à Celles-sur-Belle

TEXTE DE L’HOMÉLIE

Prédicateur : Père Édouard Roblot
Paroisse : Abbatiale Notre-Dame
Ville : Celles-sur-Belle
Temps : Temps Pascal
Jour : 6ème dimanche
Année : C

[ Aimez-vous les adieux, frères et sœurs ? Vous savez, ces adieux qui arrivent après une semaine d’amitié et de vacances ; à la fin d’un pèlerinage où notre âme a été touchée… Nous voudrions ne jamais nous quitter, n’est-ce pas ?

Pourquoi ces moments sont-ils tant redoutés ? Certainement parce que nous avons peur de retrouver l’ordinaire après l’extraordinaire

[…] !

Nous n’aimons pas les adieux ?

Alors, dans l’Esprit du Père et du Fils reçu à notre baptême et notre confirmation, soyons « à-Dieu » ! ]

________________________________________

Vous trouverez son image iconique à la fin de la vidéo “Follia” de Vivaldi.
– Choix du hasard, celui d’être “à-Dieu” ?
Un choix doit être libre et consenti à défaut d’être éclairé :
– “Moi, je n’aime pas le port du voile et la polygamie. Et Tu a trop d’épouses !
Parce que, même avec Lui, j’ai toujours dit : – “Non !” à Son appel, la vocation d’aimer.

Nicolas de Largillière – Portrait of Elizabeth Throckmorton

For those people who are asking who the woman in the portrait is, her name was Elizabeth Throckmorton, a canoness of the Order of the Dames the Augustines Anglaises.

Her portraitist is a frenchman painter named Nicolas de Largillière painted in 1729 and is in the National Gallery of Art in Washington DC.

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Dieu a décidément beaucoup d’humour et surtout beaucoup d’amour pour toi à qui Il aime répondre personnellement, en personne.

Pour quelqu’un qui fuit toute relation personnelle, c’est aussi une autre façon de te répondre à toi, en personne, par rapport à tes écrits qui n’engagent jamais personne, surtout pas toi en ta personne.

  • Car le Seigneur se joue des hommes qui croient pouvoir se jouer de Lui !

– Tu vois, tu n’as pas invoqué le nom de Dieu en vain.

  • Ne me demande pas ce qu’Il a voulu te dire, plus sûrement à toi,
  • me dire peut-être à moi aussi…

Je ne sais pas.

– Oui, je ne sais toujours pas ce que tu viens faire dans ma vie :

  • alors, je considère que tu es mon amant imaginaire. 
Corinthiens 3:19 – “Car la sagesse de ce monde est une folie devant Dieu.”

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