Vouloir être chaste dans une société de consommation du Q, c'est comme de vouloir nager en apnée parmi les requins !

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J’ai un coup de blues… tout à coup.

En fait, je ne sais pas, toujours pas, gérer les relations en “âme…itié/âme…our” avec les hommes qui m’intéressent.

– Les hommes, c’est très compliqué !

Eux disent que les femmes sont compliquées.

– C’est pas vrai !

Moi, par exemple, j’aime aimer… les hommes, les femmes, les femmes, les hommes.

Il ne me semble pas que le contact physique soit nécessaire pour aimer.

– Ce que j’entends par “contact physique” est cette obsession du Q qui rend obligatoire de copuler avec toute personne que nous prétendons aimer.

S’ajoute aujourd’hui le droit, sinon le DEVOIR!, de copuler avec n’importe qui, n’importe comment et dans n’importe quelle position sociale et physique, qu’importe son âge.

– Ah pardon, pas le physique, la carte de visite du sex, sea and sun for the fun !

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Car le physique, aujourd’hui, c’est l’emballage de l’objet de consommation désiré.

– Il faut que la personne désirée, non pas aimée, soit évidemment désirable !

Et pour être désirable , la personne doit être désirée.

– Non, ce n’est pas un problème pour moi.

Désirable malgré moi, affublée, depuis que je suis née, d’un physique d’une banalité affligeante.

– Mais peut-être est-ce ce physique passant inaperçu d’une passante parmi les passants qui me fait voir de certains hommes et non des moindres ?

Lorsque j’étais adolescente, il m’arrivait de penser que ce n’était pas une potion d’amour qu’il fallait inventer pour séduire les hommes quand on était une femme, mais plutôt une potion de “dés-amour”, de “désenvoûtement” en quelque sorte, pour qu’ils vous lâchent les baskets !

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Et quand l’élu de votre coeur, maître du temple, a sacrifié ses cheveux comme un bonze au Bouddha qui l’illumine de sa grâce, on choisit la voie du renoncement… ?

– Facile de séduire un homme mais alors, pour s’en débarrasser après, c’est la galère, j’te raconte pas…

Donc, depuis toute petite, j’admets avoir professé un certain mépris pour ce sexe, le sexe dit fort, qui s’amourachait d’une fille aussi vite qu’une mouche sent la viande pour larguer tout aussi vite la gamine séduite.

– Aussi ai-je décidé d’inverser les rôles !

Mais sans pouvoir renverser les pôles d’attraction.

A la nuance près qu’étant végétarienne et n’aimant pas la viande, j’évitais soigneusement de croquer dans la pomme du “mâl-e”, cette maudite pomme d’Eve, avec ou sans le serpent taquin qui dort dans le slip de nos séducteurs vertébrés supérieurs et invétérés charrieurs.

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– Soyez son meilleur ami !

Mais voilà, certains d’entre eux sont néanmoins craquants, croquignolets et surtout passionnants, intelligents et brillants.

– Ne pas les aimer est tout simplement impossible !

Autant se débarrasser de l’australopithèque moyen qui vous drague lourdement est un plaisir, surtout quand vous n’y mettez pas les formes, ce qui surprend toujours le macho moyen attiré par vos formes, modèle de salaud le plus courant,

– autant devoir se séparer de ces arbres remarquables qui dominent la forêt des décérébrés du bulbe rachidien est toujours un crève-coeur.

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L’amitié homme/femme,
– est-ce possible ?

– Tout ça parce qu’il y a un malentendu des sens, l’amitié homme/femme ne paraissant pas possible sans le concours d’une certaine antipathie physique, il paraît.

Oui, c’était une citation de Friedrich Wilhelm NIETZSCHE, l’auteur de “Ainsi parlait Zarathoustra” qui semble n’avoir pas réussi à inculquer à son “Surhomme” la qualité de la chasteté, cette capacité à maîtriser les désirs si éphémères de la chair, peut-être parce qu’il fut si amoureux de Lou ANDREAS-SALOME, amoureux à en devenir fou :

Des femmes peuvent très bien lier amitié avec un homme; mais pour la maintenir, il y faut peut-être le concours d’une petite antipathie physique.” écrivait ce grand philosophe.

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Je me pose parfois la question de savoir si la castration chimique permettrait d’entretenir avec les hommes qui suscitent mon intérêt “angélique” une relation “normale”, c’est à dire une relation “asexuée”, à condition que ces hommes remarquablement intelligents et cultivés qui m’attirent comme un papillon de nuit serait attiré vers leur lumière cérébrale acceptent volontiers de s’y soumettre dans le seul but de se démettre de l’emprise physique des sens,

– surtout la mienne, emprise purement involontaire vu mon peu d’attirance pour la chair humaine.

Je le répète :

– Je suis végétarienne de préférence par nature et dès ma naissance !

Mais là, j’ai comme un léger doute !

  • Si tu veux devenir mon ami, mon ami chéri, mon chéri, es-tu prêt à te faire castrer chimiquement pour rendre possible cette amitié ?
  • Et, accessoirement, arrêter de faire cette tête de labrador puni par sa maîtresse, toi que j’adore, chaque fois que j’évite de répondre à tes sollicitations érotiques ?
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Le pire, c’est qu’avec ce regard de chien battu, il est encore plus craquant !
Donc danger… à fuir à toutes pattes pour ne pas finir chienne de lui.

J’envie Michel EYQUEM de MONTAIGNE qui pouvait écrire au sujet de sa relation d'”âme-mitié” avec Etienne de la BOETIE, l’auteur du “Discours de la servitude volontaire”, ouvrage à relire au XXIème siècle, siècle de toutes les soumissions au nom des libertés religieuses :

– “Parce que c’était lui, parce que c’était moi !

Aujourd’hui, époque où la débauche devient une règle de savoir-vivre, le philosophe Michel de MONTAIGNE devrait “conclure” cette amitié en enQlant Etienne de la BOETIE, son unique ami,

– lui, Michel, l’amoureux de la vie, qui enfilait les aventures sexuelles avec les femmes, de la même manière que ces femmes enfilaient des perles sur leurs colliers, colliers devenus le signe de leur acquiescement à l’abandon de leurs libertés pour le bonheur des hommes qu’elles mettaient au monde.

– Le sexe, encore le sexe, toujours le sexe !

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L’économie, quelle histoire !

De nos jours, le sexe devient la mesure de l’homme adulte.

Et même les enfants doivent y être éduqués pour “normaliser” toutes les pratiques sexuelles, qu’elles soient ou non liées à la nécessité de reproduction de l’espèce humaine.

J’en ai marre jusqu’à la nausée de ne pas pouvoir ouvrir un ordinateur sans avoir à regarder des scènes de Q de toutes les tailles et de toutes les formes, des noires, des blanches, des jaunes, des “avec poils”, des “sans poils”, des petites et des grandes bites, des seins ronds et des seins blettes,

  • sans même avoir besoin de faire une recherche pornographique et malgré des antivirus à l’efficacité dite redoutable.
  • Les clitoris s’exposent comme la revendication de la liberté de montrer ce que la nature cachait amoureusement pour n’en livrer la vue qu’à l’homme conquérant et différent,
  • différent jusqu’à en être complémentaire, le complément nécessaire à la vie pour qu’elle se perpétue.
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Je plains les gamins et surtout les fillettes découvrant “l’amour” en avalant ces images crues comme elles avaleront bientôt, par peur et à toutes heures, la bite des collégiens qui leur demanderont si peu aimablement, d’un air goulu et résolu jusqu’à en devenir menaçants :

– “Suce-moi !” dans les toilettes dégueulasses d’un établissement scolaire laissé à l’abandon du pouvoir républicain,

  • lequel part en sucettes dans les latrines publiques de la défécation des moeurs qu’est devenue l’Education Nationale.
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Question :
– L’évolution humaine des barbus est-elle si différente de l’évolution des grands singes ?

Il m’arrive de trouver que les Bonobos, ce “Bonheur d’être singes”, sont plus civilisés que nous, eux qui s’enculent à longueur de journée dès qu’un trou se présente, c’est à dire dès qu’ils peuvent saisir une opportunité de niquer et de se faire niquer.

Les Bonobos sont les doublons simiesques de la tribu cauchemardesque des “Nique ta mère”, “Nique ta grand-mère” jusqu’à l’arrière-arrière-arrière grand-mère dont personne ne se rappelle plus qu’elle était morte, cette ancêtre, d’avoir été trop souvent enQlée par les cons nés cons d’un con de femmes pour les faire naître plus cons que son propre con de femme.

Dans cette société si savante, les enfants seront éduqués à la sexualité très tôt dans leur vie et auront la joie, le bonheur et l’honneur de savoir comment est foutu le con d’une femme, ce qui est censé les rendre moins cons…

Les enfants sauront aussi comment éjaculer avec leur zizi, quand ils ne sont pas encore en âge de pouvoir le faire.

A défaut d’avoir des jeunes intellectuellement précoces, nous aurons des jeunes sexuellement précoces.

– “Quelle belle chance pour la France !”

Tout le monde sait combien il est difficile d’apprendre à baiser alors qu’il est si facile d’apprendre à lire, à écrire et à compter !

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Le classement PISA de la France, “Programme international pour le suivi des acquis des élèves”, démontre qu’il est indispensable d’apprendre à nos jeunes mâles comment niquer leurs soeurs, leurs mères et leurs cousines, plutôt que de leur faire apprendre des théorèmes de mathématiques qui les barbent.

  • Normal pour de futurs barbus !

– Peut-être aussi parce que le potentiel du QI sagement phosphorescent est inversement proportionnel au pourriel du Q avec ses spams envahissants et putrescents ?

Barbue, cette autre moitié de l’humanité appelée masculinité, marque de supériorité de certains êtres humains selon l’Islam,

  • cette autre moitié barbue de l’humanité prouvera bientôt avec brio que l’homme barbu, tout plein de poils, descend du singe,
  • réussissant sans faute à grimper aux arbres avec ses dix doigts de pied, ce qui est, il faut en convenir, un exercice intellectuel de haute voltige.

– A condition de ne vouloir nourrir l’humanité qu’avec des noix de coco, sans doute le rêve de nos “bobos” parisiens !

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Les barbus pensent, eux, l’inverse :
– qu’ils sont nés de guenons, leurs mères,
– espèce inférieure à l’espèce humaine !

Je hais les cougars qui aiment les tigrons pour satisfaire les besoins de leurs vieilles chattes !

Et j’en ai marre de me faire aborder par des mineurs de plus de trente ans qui se prostituent pour pouvoir rester dans un pays d’où, bientôt, ils chercheront à fuir, après l’avoir transformé en “shithole”, sous les applaudissements de ces mêmes “bobos” béats.

Avant, au moins, il était possible de dire :

– “Mais j’ai l’âge de ta mère !”

ou

– “Je pourrais être ta mère !”

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Mais, dans la tribu des “Nique ta mère”, l’âge n’est plus un motif valable pour refuser les avances pas toujours élégantes d’un jeune mâle en rut.

Pire, les refuser vous expose aux représailles de ces brutes et les femmes raisonnables, douées de raison, se retrouvent prises en tenailles entre deux générations d’hommes qui les prennent toutes aux entrailles jusqu’à leurs tristes funérailles !

– Ou devrais-je écrire deux sociétés d’hommes ?

– Ou devrais-je encore corriger cette formulation pour écrire : “entre deux civilisations d’hommes” ?

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En ce nouveau siècle, les femelles occidentales se découvrent réduites à leurs attributs physiques, Q et mamelles, malgré des siècles de combat pour leur libération sexuelle,

  • à cause de dépravées qui portent le voile comme d’autres de leur tribu portent la barbe,
  • congénères dégénérées qui se vantent d’être soumises et aiment être dominées par ces hommes dont la barbe sert à cacher l’absence de cerveau humain.

– “Merci Allah ! Si tu pouvais reprendre ta bande d’infériorisées ayant intériorisé leur interdiction d’exister, personnellement, sache que je n’en serais point tant fâchée !”

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Se voir redevenues femelles de singes à cause de “poubelle-girls” à l’allure de sacs noirs ficelés à la hâte et exhibant leur inexistence sociale comme une victoire du féminisme, me révulse profondément.

  • C’est une insulte à la France dont le visage est celui d’une femme qui s’appelle “Marianne” !
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– Mais quoi attendre d’une espèce animale, les bipèdes à bites, quand le sexe devient le seul élément de communication entre eux et la femme ?

Me revoilà à la case “Départ” avec mon problème insoluble d’amitié moderne entre un homme et une femme, une femme et un homme, un homme et un homme, une femme et une femme, dans un siècle où le désir sexuel impose sa logique redoutable et implacable !

Et puis, dans cette société moderne de laquelle surgissent de terre, comme de l’enfer, Sodome et Gomorrhe, plus réelles que jamais, je tombe sur… des hommes extraordinaires,

  • qui sortent de ce millénaire ordinaire, sordide, si commun,
  • et apportent à notre monde la certitude que l’Homme existe toujours !

Alors je me prends à rêver que nous sommes au Paradis, ici, sur cette planète-terre, et qu’étant devenus comme des anges, nous pouvons enfin employer le verbe “aimer”, sans devoir pour autant se flairer le Q et se lécher les fesses.

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Matthieu 22
29 “Jésus leur répondit: Vous êtes dans l’erreur, parce que vous ne comprenez ni les Ecritures, ni la puissance de Dieu. 

30 Car, à la résurrection, les hommes ne prendront point de femmes, ni les femmes de maris, mais ils seront comme les anges de Dieu dans le ciel.”

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http://www.ekklesia.pro/2018/03/temoignage-des-extremistes-acceptent-jesus-apres-avoir-vu-des-anges-proteger-un-chretien-de-leur-attaque.html

Témoignage : Des extremistes acceptent Jésus après avoir vu des anges protéger un chrétien de leur attaque

Publié le 1 Mars 2018 […]

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#Medium – From Salvador DALI :- "When Catalonia will be independant ! Then Spain will be destroyed."

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Salvador DALI has already visited me in the past.

It’s a great honor even I have often asked myself why, being christian and not him.

But he responded that he was christian too, virtually catholic.

– Now let him talk !

Especially that he wants to speak for at least six days !

It is to say for the new year 2020.

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So he wants you to know what will happen in 2020 and later.

– “Catalonia wants independance and will gain independance even if you are still skeptikal, less because this country is economically strong than because Spain is politically weak.

Salvador DALI shows me a fragmented country, destabilized after the Second World War, fragmented territorially, economically and ethnically.

After the democratic breakthrough of the early 1980 and the liberal transition to a post-conservative military regime, the established management system broke down.

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Salvador Dali. Prémonition de la guerre civile (1936)

The international socialist Republic currently in power wants the death of the Francoism and the monarchy.

Socialists participate in the destruction of their country like everywhere in Europe.

There is no longer government in Spain.

Socialist bastard politicians are just salespeople in the import-export field and traffickers of human beings as Emmanuel MACRON in France.

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This is a tragic stage in the unification process, Catalonia leaving Spain, because Catalonia is one of Spain’s wealthier regions.

The principle of unification was betrayed by these rabies-stricken dogs socialists who illegally excavated General FRANCO’s body, only because they are freemasons hating all the Catholics.

The fact is that Spain is a catholic country like France and the legislation was in keeping with its moral principles and social beliefs.

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General FRANCO has maintained Spain’s unity even during the Second World War.

– Spaniards, remember Victory Day and remember the time of the conquest when you were a people of conquerors !

They spoke of you like when the Bible spoke of unprepared courage.

– Yes, they were in effect speaking of you whom Europe has honoured at the time of the Reconquista !

You, spanish christian people, must pay homage to the legacy ol General FRANCO, who gave you act respecting your country, Spain, in three words :

– “UNA, GRANDE, LIBRE” !

– Spain, “one, great and free”, not half-hearted or mediocre !

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But Socialists have no principles.

They like trying to make money or get famous.

They love only money, full stop !

– “Become millionnaire !” says the socialist president of France, Emmanuel MACRON.

Money is their country, the heart of their secret loves and their dreams for the future.

Socialists have no concrete plans to develop their nation.

It is often said that the spanish nation has been recognized but what spanish nation has been recognized if the tools are not there to fully develop it socially and economically ?

It’s a global war against catholicism and christian people.

– See around you !

Socialists sell Spain as a paradise but the opposite has happened because Europe as a whole has been left to the mercy of internationalist interests, with all too familiar consequences.

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#Police – Le plus grand dealer de la P. J. (Police Judiciaire), c est la PJ !

L’affaire Michel NEYRET, commissaire devenu une star de la PJ, a eu des antécédents permanents, récurrents et constants (redondance voulue) dans l’histoire de la P. J..

Flic

Si le plus connu de tous les services de la Police Nationale est la P.J., c’est parce qu’il faut lire et comprendre “connu des services de police” selon l’expression judiciaire péjorative entendue dans les cours de justice française.

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Les commissaires, connus des services de police, portaient beau et bien cette réputation sulfureuse avant de devenir des haut fonctionnaires coincés dans leurs bureaux et le cul vissé sur leurs fauteuils télescopiques au dessin ergonomique grâce à la réforme des corps et carrières.

Mais voilà, la courbe du ventre a suivi l’ascension de la fonction occupée :

– plus la fonction est haute, plus le ventre est gros.

Ou alors, à l’inverse, nous trouvons des gnomes qui disparaissent dans des fauteuils trop grands pour eux et qui se vengent de leur inexistence physique, en effaçant d’un coup de gomme, l’existence d’agents qui seraient devenus impertinents à leur encontre, une fois suffit.

Généralement, les trois modèles de haut fonctionnaires, les gnomes, petits maigres, les bourdons, ventrus aux pattes courtes et les héros aux physiques de “jeune premier” s’affrontent dans une compétition impitoyable, à qui couchera sur sa table les plus hauts plans de carrière ou les plus belles filles du service, qu’importe leur fonction à elles.

Car, même au XXIème siècle, ce qui importe pour un homme haut placé, est de pouvoir s’afficher avec une femelle de son standing tout en sachant que le quotient intellectuel de la donzelle n’est pas le critère le plus essentiel, question holding (société-mère).

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Mais revenons à l’époque où, deux semaines après mon affectation dans ce SRPJ, Service Régional de Police Judiciaire, Bernard*, un enquêteur, vint me trouver et me proposa de me faire visiter les locaux de la Brigade des Stups (Stupéfiants) qui étaient toujours fermés en l’absence des gars de la Brigade.

J’acceptai avec plaisir sa proposition. Les policiers des Stups qui luttaient contre tous les trafics de drogues dénotaient par rapport aux autres brigades de la Crim’, du moins dans ce SRPJ. A l’image de leur chef, un inspecteur divisionnaire, ils étaient courtois, calmes et posaient un regard sur la société française et ces vices pathologiques presqu’ethnologique. C’étaient mes préférés avec les policiers de la SEF (Section Financière). Par contre, les gars des Stups comme les autres fonctionnaires de police de cette époque, ne juraient que par le “flag” (flagrant délit) :

– un bon “flag” valait mieux que toutes les autres procédures judiciaires !

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Aujourd’hui encore, les enquêteurs vont privilégier ce mode opératoire plutôt qu’un mode d’investigation plus classique mais assujetti aux pouvoirs des juges donc au contrôle judiciaire.

Parallèlement les réformes pénales tendent à réduire le domaine d’initiative des policiers en renforçant les pouvoirs du Parquet, service de Justice pouvant diligenter des enquêtes préliminaires et contrôler tout le travail de la police.

Bernard* m’introduisit dans le Saint des Saints. Il s’agissait d’une grande pièce réservée au stockage des scellés de la Brigade des Stupéfiants, gardés jalousement par les policiers de cette même brigade.

Et pour cause !

– Il y avait des milliers de francs de paquets de stupéfiants, prises de guerre qui avaient appartenu aux filières de trafiquants de drogues surveillées et démantelées.

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De magnifiques pipes à opium, toutes différentes, trônaient derrière une simple vitrine.

Bernard* ouvrit une armoire à chapeau de gendarme en noyer qui aurait pu se trouver n’importe où ailleurs, dans une chambre de manoir, par exemple.

Il se tourna vers moi :

– “T’en veux ?”

Curieuse, je m’approchai pour voir ce qu’il m’offrait.

Il s’écarta pour me laisser regarder le contenu de l’armoire caché derrière la porte qu’il tenait écartée. Je découvris alors, étalés, plusieurs échantillons de produits dont j’ignorais la nature exacte.

– “C’est quoi ?”

Bernard* éclata de rire !

– “Mais tu te rappelles quand même dans quel service tu es ?”

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A la PJ, tout le monde se tutoyait à l’époque.

Il n’y avait pas de différence de grade, ni de fonction.

L’esprit d’équipe prédominait, “l’esprit de corps” comme ils disaient alors.

– “Aux stups ! Tu veux dire… ?”

– “Oui”, répond Bernard*, amusé par ma réaction. “T’en as jamais goûté ?”

– “Non, je ne bois pas et je ne fume pas.”

– “Mais t’es pas vraie, toi ?!!!

Bon, alors, tu n’as que l’embarras du choix !” S’impatienta Bernard. “Si tu n’aimes pas fumer, tu peux essayer la “coc”. C’est fort mais c’est super agréable et ça stimule les neurones comme t’imagine pas.”

– “Mais ce n’est pas interdit de consommer de la drogue en France ?” Petit rappel à la loi poli sans agressivité aucune.

– “Eh oh, tu vas pas commencer à faire ta chipoteuse ! Bon alors, ça te tente ou pas ?”

– “Non, ça ne me tente pas du tout !” ai-je répondu sèchement et très rétive.

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Bien placée pour le savoir, la prohibition du trafic des drogues, sauf l’alcool cultivé en France et le tabac vendu par les multinationales américaines, servait de variable d’ajustement des statistiques policières en cas de baisse du taux des “constatés/élucidés”. La création de ce délit artificiel permettait, en interpellant quelques shiteux, – un fumeur égal un délit constaté -, – si le shiteux était interpellé et identifié, c’était égal à un délit constaté/élucidé -, de faire remonter mécaniquement le taux des “constatés/élucidés”.

J’ai écrit que ce délit, le “trafic de stupéfiants”, est artificiel, fictif, puisque le trafic de drogues n’est interdit théoriquement QUE dans le Code Pénal. Dans la réalité, le trafic de stupéfiants est permis puisqu’il n’est pas interdit par les forces de l’ordre. Il est même arrivé que des CRS protègent des dealers dans une tour HLM contre la colère des habitants de la tour qui voulaient les en faire partir, au nom de l’ordre public à ne pas troubler, sachant que ceux qui troublaient l’ordre public étaient… les habitants de la tour, vous l’aviez compris !

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Toutes les agglomérations disposent de leurs points de deals. Des petits commerces de shit, de cocaïne, d’héroïne et d’ecstasy s’ouvrent régulièrement et de plus en plus souvent dans les centres villes, quittant les zones de non-droit avec leurs clients rarement ennuyés par les policiers, clients habituels qui viennent s’approvisionner tranquillement en produits stupéfiants, quelques fois non loin d’un Commissariat central, d’une brigade de Gendarmerie – stupéfiant, non ?, ou d’un bureau de poste, sinon pire, d’un collège public ou d’une école primaire. Au sein même des lycées et des universités, en France, les drogues se vendent plus facilement que ne se vendraient des livres, la lecture n’étant pas l’activité favorite des jeunes “fumistes”.

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J’ai déjà expliqué que la France a toujours été un état narcotrafiquant dans un autre de mes articles sur ce blog “Déu vos guard”. En effet, j’ai relaté l’histoire véridique et documentée de ce militaire qui avait dénoncé un trafic d’héroïne au sein même de l’armée française en Indochine, ce qui avait failli lui coûter la vie et lui avait coûté sa carrière.

La France n’a pas changé. C’est même pire qu’avant, la mondialisation imposant aux chefs d’Etat la libre circulation des marchandises et des êtres humains qui profite d’abord aux mafias internationales.

Car, mes doux agneaux, aujourd’hui, il ne s’agit plus de lutte des classes. Et c’est peu que de dire qu’il manque la volonté politique pour lutter contre ces trafics de stupéfiants.

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Il faudrait combattre le grand banditisme, alors que les plus grands bandits de ce siècle sont souvent eux-mêmes des élus politiques, des “banksters”.

– N’oubliez jamais que l’activité première d’une banque au XXème/XXIème siècle, c’est le blanchiment d’argent sale !

Le “Maistre” de la Brigade des Stups m’avait déniaisée quant à l’activité statistique policière et ses astuces de derniers de la classe. Lui, il rêvait de l’affaire du siècle. Il a eu son affaire du siècle, comme Michel NEYRET !

Le “Maistre” m’avait appris qu’il fallait toujours relâcher les petits poissons pour prendre les gros poissons, donc faire le contraire de ce que conseillaient les médiocres, confondant la prévention, travail d’assistante sociale, avec la répression, le travail des policiers.

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– Qu’était-ce que la prévention, pour le “Maistre”, cet homme intelligent et raffiné ?

C’était ne pas interpeller des jeunes idiots qui fumaient un joint dans un hall d’immeuble mais leur ôter le joint des mains et les relâcher après avoir pris soin de leur botter le derrière, comme aurait pu le faire ou dû le faire leur propre père souvent aux abonnés absents.

Faire du chiffre pour faire du chiffre n’intéressait pas le “Maistre”. Ce qu’il voulait, c’est, comme Michel NEYRET, remonter toutes les filières, ne pas s’arrêter aux échelons intermédiaires, taper toujours plus haut, toujours plus loin, à l’internationale, surtout.

Il a tapé tellement fort, le “Maistre, jeté si loin l’appât, qu’il est tombé, comme Michel NEYRET.

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Les mauvaises langues ont prétendu qu’il trafiquait pour son plaisir personnel, plutôt pour son profit personnel. C’était mal le connaître.

Les douanes anglaises, sur dénonciation, l’ont cueilli à l’aéroport de Birmingham où il venait chercher un chargement de statuettes colombiennes remplies de poudre blanche, de la cocaïne. La guerre des polices n’existe pas seulement en France. Le “Maistre” s’est défendu, comme Michel NEYRET, et combien d’autres !, en expliquant qu’il préparait la souricière du siècle. Il allait la faire tomber, la tête du réseau !, savoir enfin, qui, en France, quel grossiste, distribuait les plus grosses arrivées de cocaïnes à toutes les régions françaises, principalement la région parisienne.

Comme par hasard, parce que le hasard fait bien les choses dans la Police Nationale, le “Maistre” ne saura jamais quel homme politique ou quel homme puissant ou les deux à la fois dirigeait le plus grand réseau de trafic de cocaïne en France, à cette époque. Il a été arrêté comme un criminel en Angleterre, menotté et embarqué par la police, pour être ensuite placé en détention provisoire à son retour en France. Il y a eu quelques photos dans la presse anglaise vite retirées.

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Le “Maistre” est tombé seul. Ce n’était pas un “donneur”. Ses hommes lui vouaient une grande admiration et, au SRPJ, l’ambiance s’est assombrie. Il y régnait comme un sentiment vague d’injustice alourdi par l’évidence d’une impuissance cruelle puisque ressentie par les policiers quand ils se font doubler par la vraie pègre, celle des hommes politiques.

Les services de renseignements ne sont pas au service de la police. Ils sont d’abord au service du politique, de la pègre, de la mafia des non-dits et des hauts faits d’indulgence, l’indulgence plénière accordée aux trafiquants de stupéfiants.

Ce n’est pas rien, aujourd’hui, d’être un baron de la drogue. Car ce sont eux qui détiennent le pouvoir politique en France.

Le jour où un élu politique décidera de légaliser les ventes de stupéfiants, alors vous saurez que cet élu est honnête.

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Sinon, en attendant ce jour de gloire, il vous faudra faire, comme les policiers, faire semblant de croire que la police sert encore à quelque chose en France…

– Peut-être à renseigner les hommes politiques qui renseignent les barons de la drogue ?

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Un gros “Bonnet” de la PJ qui avait un humour certain disait que la police serait sauvée le jour où elle s’arrêterait elle-même !

Et il déroulait ainsi, à partir du verbe “arrêter”, des variations spirituelles, pirouettes et jeux de mots, sur ce qu’il fallait changer pour avoir une police qui arrêterait enfin les criminels au lieu d’arrêter les honnêtes gens… au lieu de ne pas arrêter les moins honnêtes… en s’arrêtant elle-même !

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Si Michel NEYRET est un salaud, alors il faudra inventer un mot dans la langue française pour désigner ceux qui font tomber les ex-inspecteurs ou les commissaires de police quand ils deviennent un peu trop dérangeants.

C’est vrai que Michel NEYRET faisait son cinéma, mais le cinéma, c’est le vrai travail de la police :

– distraire le bon peuple de France des problèmes réels qui doivent lui être cachés… pour ne pas troubler l’ordre public,

  • l’ordre des voyous de la Vème “Ripoux-blique” maçonnique de France !
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N’oubliez jamais qu’un cambrioleur, pour agir, ne doit pas éveiller l’attention de ses futures victimes.

La France est volée, la France est violée, la France est pillée, mais dormez tranquilles, braves gens, la police veille sur vous !

Et si la police vous surveille, c’est pour que vous ne puissiez rien savoir ou ne rien dire de ce que vous pourriez savoir et surtout ne rien faire savoir aux autres Français, quitte à vous faire taire définitivement.

Car la police s’arrête tellement peu elle-même, qu’elle n’a pas de limites quand il s’agit d’arrêter le peuple pour protéger les intérêts de la caste de voyous qu’elle sert.

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#MeToo – Drôle de dialogue de gestion à trois, entre Feufeu, Véro et le préfet de région pour la PJ – As guest star, COLUCHE

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– “J’te resitue la PJ ou pas ?” demande COLUCHE… poliment d’abord, hein.

– “Nan, c’est bon, t’y es ! Tu t’rappelles…

Donc j’te représente pas Feufeu et les autres astérisques*, ceux qu’on a changé les prénoms pour pas qu’y s’vexent ou pour qu’y divorcent pas.

– Rideau !

Nan, pour qu’y s’ouvre, le rideau, pas qu’y s’ferme.

– Qu’y sont cons !

Les trois coups au théâtre ?

Moi, j’aime pas… ou plus.

– Surtout pas en PJ ou dans la PN.

Tu comprends les 3 coups, les 3 coups des 3 points, moi, j’finis par faire une jaunisse avec le chiffre “3” comme les Gilets Jaunes avec la “Ripoux-blique” maçonnique.

– Y’en a marre du chiffre 3 !

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C’est comme dans les couples, ça marche jamais à trois.

Y’en a toujours un qu’est l’cocu des deux autres.

– Un peu comme dans l’histoire dont j’vais t’parler pass’que Véro, elle sait pas trop comment raconter cette affaire à trois, avec le préfet de région, elle et Feufeu.

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Donc ouvrez le rideau, siouplaît sur le bureau de Véro (bah ouais, elle avait un bureau à elle, Ducon !) et l’entrée de Feufeu en fanfare, comme d’hab..

– “Véronique, jeudi, vous m’accompagnez à Lyon à la réunion préparatoire pour le budget de l’année prochaine, au dialogue de gestion !”

Véro :

– “Mais le télégramme précise que seuls les chefs de service doivent s’y rendre. Donc, moi, je reste ! Le dossier est prêt avec toutes les projections et les tableaux de bord du service.”

Les chefs adorent les camemberts même s’ils puent les faux chiffres.

Bon, faut accorder à Feufeu qu’il était un bon gestionnaire et qu’il aurait été difficile de l’abuser.

Il aimait les camemberts, soit !, mais pas les camemberts qui puent, les camemberts bien faits.

– “Vous ne pensez pas que je vais bosser comme un malade sur des projections de dépenses prévisionnelles ? J’ai pas le temps. Donc vous m’accompagnez et vous me donnerez les chiffres exacts quand j’interviendrais.”

Feufeu était sur tous les fronts à la fois :

– l’administratif,

– le financier

– et l’opérationnel, surtout le judiciaire en lien avec les juges.

Et c’est vrai que les gars avaient traité une grosse affaire de stups suivie de près par Feufeu qui lâchait jamais rien.

Véro :

– “Si j’y vais, j’y vais comme je suis.”

– “Ah non, vous allez faire un effort vestimentaire. Il est hors de question que j’y aille avec une fille qui met des bottes d’esquimaux, des pulls qui ressemblent à rien et des pantalons larges.”

– “Dans ce cas, vous y allez tout seul ! De toutes façons, je ne gagne pas assez d’argent pour me payer un tailleur-pantalon.”

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– “Tailleur-jupe ! Je pourrais enfin voir vos jambes”, plaisante le chef.

– “Tailleur-pantalon ! Et vous ne verrez rien car j’irais comme je suis sapée tout le temps.”

Feufeu, provocant :

– “Et si je vous emmène faire les boutiques avec moi, cet après-midi ? On part vers 16H00 et je vous ramène à 17H00. C’est moi qui paye !”

[Véridique]

Véro :

– “Niet ! Je ne pourrais jamais vous rembourser votre argent. Donc c’est à prendre ou à laisser. Ou vous me prenez telle que je suis ou vous partez tout seul à Lyon !”

Véro et Feufeu, y s’chamaillaient tout l’temps comme chien et chatte.

Feufeu tente une dernière proposition :

– “Mais je ne vous demande pas de me rembourser ce que je vous offre gratuitement !”

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Véro, traîtresse :

– “Et votre femme, elle en pense quoi, que vous habilliez les filles du service ?”

– “Ma femme n’en saura rien et c’est en tout bien tout honneur.”

Véro, dubitative :

– “Sûrement, c’est pour cette raison que votre femme ne doit pas le savoir. Donc, pour moi, c’est habillée avec mon pull que j’essaierais de mettre moins long que d’habitude et un pantalon moins large que d’habitude, mais sortis de ma chic garde-robe pas chère, que je vous accompagnerais demain.”

– “Sans les bottes de ski ?” Demande Feufeu qui est en train d’accepter d’emmener Véro avec lui, une Véro qu’est toujours fagotée comme un as de pique, à une réunion en préfecture de région.

Mauvais présage, l’as de pique !

jim carrey fitness GIF

– “J’passe vous chercher le matin à votre domicile et j’vous raccompagnerais le soir itou” rajoute Feufeu

– “Nan !”, dit fermement Véro. “Je viens à la PJ et on part ensemble du service. Jamais vous ne me raccompagnerez chez moi !”

– “Faites chier avec vos principes ! Ca va me faire perdre du temps. A quoi ça sert de revenir au service ? On va devoir traverser toute la ville.”

– “Ca sert à éviter les ragots.” répond Véro

– “Dans ce cas, j’vous veux à 07H00 tapantes dans la cour de la PJ.”

C’est ainsi que Feufeu et Véro prirent la route, en se chamaillant toujours, pour Lyon.

Véro ne se souvient plus s’il y avait un chauffeur.

Feufeu prend toute la place dans sa mémoire.

Je fais court.

– Y fallait pas qu’y z’arrivent en retard, de toutes façons.

– Fermez les rideaux, siouplaît !

On change de scène.

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Cette fois-ci, les rideaux s’ouvrent sur une immense salle de réunion comme Véro n’en avait jamais vue, avec plein de mecs en costumes, attablés comme des élèves dans un amphithéâtre, s’apprêtant à recevoir le cours ex-cathedra du Maître des agapes.

Feufeu s’installe et il fait signe à Véro de s’asseoir à côté de lui.

– C’est la seule fille dans toute la mâle assemblée.

Et quelle fille !

Car si Véro a accepté de faire un effort vestimentaire, elle porte.. toujours… un pull en laine avec un col montant, un pantalon en velours et… des bottes, mais pas de ski.

C’était l’hiver aussi, m.rde, faut la comprendre.

Un homme gros, gras, libidineux au ventre qui déborde de la table, regarde Véro.

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– Le genre d’individus qui plaît à Véro !

Tu vois le genre ?

A te donner la nausée même si t’as rien pris au petit déjeuner.

Je n’écrirais pas “avaler” car Véro supporte pas ce verbe “avaler” tant la manière dont le type la fixe est obscène.

Elle a l’impression d’être devenue une tranche de rumsteak saignant posée sur la table d’un pitbull pas castré.

– Même Feufeu se croit obligé de relever le défi et de fixer dans les yeux l’impudent !

Qu’est, quéquette, le préfet de région… le “soi-même”, çui qui convoque, qui invoque et qui défroque.

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– Véro, elle a toujours le chic pour se faire remarquer par des gens comme ça dont elle a rien à foutre, elle !

Mais qui gouvernent la France, y paraît.

Le préfet de région sent que le courant passe… “mâle” et, alors, il fait une réflexion vacharde :

– “J’avais dit “uniquement les chefs de service” ! Que fait cette fille avec vous, M. le commissaire ? C ‘est votre secrétaire ?”

Ricanements dans la grande salle remplie d’hommes qui auraient bien aimé venir avec leurs secrétaires “particulières”.

– Mais pas forcément pour travailler sur le même sujet que celui initialement prévu dans le télégramme envoyé uniquement aux chefs de service pour les chefs de service.

Véro a envie de répondre au “gros plein de soupe” avec son amabilité coutumière mais Feufeu pose sa main sur la sienne en la serrant fort, juste pour lui faire comprendre de se taire.

Puis il prend la parole et vend Véro au préfet de région en bon maquignon, trrop trognon, pour une fois qu’y fait des compliments pour de vrai sur Véro.

  • Ou pass’qu’y se défend ?
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Il vante Véro pour ses compétences professionnelles, en expliquant que c’est inutile de se bourrer le crâne de chiffres quand on a avec soi quelqu’un qui maîtrise bien le sujet, justement, et pas celui auquel semble penser le préfet de région, toujours grognon qui se renfrogne, en visant Feufeu, d’où le retour de feu,

– pas de flamme, hein ?!

– “Est-ce à dire que vous déléguez la gestion de votre service à cette jeune fille ?” Fustige le préfet, moqueur et méchant.

Feufeu réplique et ça, il sait faire :

– “Non, Monsieur le Préfet. En PJ, on dit : “- A chacun son métier et les vaches seront bien gardées.” Mon job à moi, c’est de prendre des décisions, pas de commenter des camemberts même si on est au pays des fromages.”

Silence gêné dans la salle.

Le préfet ne lâche pas le morceau :

– “Je pourrais vous renvoyer, vous et votre petite secrétaire ! Puisque vous ne voulez pas la faire sortir.”

Feufeu répond, imperturbable :

– “Vous pourriez. Au fait, elle est gestionnaire, pas secrétaire !”

Véro est restée.

– Et Feufeu aussi, bien sûr !”

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COLUCHE s’éclipse.

Vous allez comprendre pourquoi.

C’est moins drôle mais tout aussi instructif, en tous cas pour ceux qui veulent comprendre comment fonctionne la Police Nationale.

Le directeur adjoint du SRPJ avait raison.

Libéré de l’obligation de rechercher lui-même les renseignements nécessaires pour défendre le bilan budgétaire du SRPJ, Feufeu est reparti de cette réunion en ayant satisfaction pratiquement sur toutes ses demandes d’abondement budgétaire, même sur celle d’augmenter son budget de fonctionnement l’année suivante, malgré le gel budgétaire programmé pour faire face aux déficits de certains services moins bien gérés que le sien.

Donc le commissaire a pu intervenir avec brio pour protester contre l’annonce faite par le préfet qu’il était prévu de reverser aux services déficitaires les économies qui auraient été engrangées par les services bien gérés. Car, pour un énarque, un service bien géré est un service qui n’a point besoin de tant d’argent dans son budget, puisqu’il s’en sort et arrive même à réaliser des économies !

Ainsi, l’année suivante, ce service exemplaire d’un point de vue budgétaire devra supporter le gel d’une partie de son budget annuel pour répartir, en fin d’année, l’excès budgétaire dégagé par lui au profit d’autres services dilapidateurs qui, eux, ont besoin d’argent pour payer leurs factures de fin d’année parce qu’ils n’ont pas su prévoir et/ou gérer leurs dépenses annuelles.

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– Heureusement Feufeu avait prévu le coup et la PJ, en tous cas, son SRPJ, avait tout provisionné au centime près pour payer toutes les factures de l’année, sans dégager un franc de bénéfice.

Ce principe de répartition des économies effectuées par des services vertueux au profit de services gaspilleurs, péréquation douteuse moralement, était une trahison du principe de déconcentration budgétaire qui avait été présenté aux commissaires de police comme un contrat “gagnant/gagnant” :

– accepter d’être responsables du budget de leurs services en échange d’avoir la liberté d’engager des dépenses imprévues s’ils avaient réussi à budgéter des économies pour réaliser des travaux d’aménagement, par exemple, ou s’équiper en bureautique, la principale source d’économies étant les dépenses énergétiques non contrôlées à cette époque (eau, électricité, gaz).

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Sauf que le préfet de région a tout démonté et démontré que l’application logique de l’annualisation budgétaire veut qu’à la fin de l’année, tous les fonds soient dépensés, point-barre, et pour des dépenses effectives. Par conséquent il était impossible de programmer des investissements avec les économies réalisées par le service sur son budget de l’année en cours pour l’année suivante.

Le fameux “socle 0” (zéro) a fait mal au cul de beaucoup de commissaires qui s’étaient investis personnellement dans une “chasse aux gaspi” pour finalement apprendre, lors de cette première réunion de dialogue de gestion, que leurs économies allaient servir à équilibrer le budget d’autres services moins performants et moins regardants dans leurs dépenses.

C’est ainsi que fonctionne l’administration française, en récompensant les mauvais élèves et en sanctionnant les meilleurs, l’incompétence appelant l’incompétence et provoquant un cercle vicieux dépensier puisque les déficits d’un service prodigue doivent être comblés par l’Etat, qu’importe l’origine de ces déficits.

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Le pire, c’est qu’un chef de service généreux qui régale ses agents avec l’argent public sera plus apprécié qu’un chef de service pointilleux et rigoureux. Et vous auriez tort de croire qu’un chef de service généreux avec l’argent public saura gérer ses effectifs correctement. Le plus souvent, l’argent public sert à récompenser les copains de la bande de coquins qui ont appris à s’en mettre plein les poches !

Le système d’attribution des primes dans la Fonction Publique d’Etat en est la preuve la plus criante. Plus t’es incompétent, plus tu gagnes en confiance dans l’estime du chef de service qui est lui-même un grand incompétent,

– “un con pétant” car y pète plus haut que son Q !” de COLUCHE.

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COLUCHE revient.

“De temps en temps, le préfet de région fixait cette jeune fille mal attifée qui parlait à l’oreille de son chef, lequel ensuite assénait ses arguments sans coup férir pour obtenir le maximum d’avantages pour son SRPJ.

– Fini de rire !

Certains commissaires regardaient, envieux, Feufeu, qui prouvait au préfet de région qu’il savait bien, – merci pour lui ! -, gérer son service et le budget de son service. Il avait réponse à tout jusqu’au coût des lignes téléphoniques oublié par d’autres dans leur budget, peu habitués dans ces années d’expérimentation de la déconcentration budgétaire à assurer un contrôle de gestion analytique.

[Là, c’est Véro qui est revenue à l’improviste]

La réunion se termina plutôt bien et le préfet de région vint saluer Feufeu, en le félicitant sur la tenue de son budget. Pas un centime n’avait échappé à l’audit de service.

Véro se tenait à l’écart. Elle n’avait plus qu’une hâte, partir et sortir de ce luxe ostentatoire avec tout ce beau linge habillé comme dans une soirée de gala de charité, sauf que les fonds recueillis allaient servir à la noble cause de combler le déficit budgétaire d’un Etat français qui ne contrôlait rien en vérité.

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Feufeu se tourna vers Véro :

– Vous m’accompagnez au cocktail ? C’est une obligation protocolaire ! Et surtout, vous allez vous régaler. Et moi aussi ! Car j’ai faim.”

Ils traversèrent une Préfecture qui ressemblait à un palais seigneurial, en marchant sur des tapis rouges insultants de richesse que les bottes de Véro écrasaient sans remords.

Il y avait des escaliers tellement larges qu’une armée aurait pu s’y engouffrer à l’aise, Blaise !

La salle de cocktail était encore plus grande que la salle de réunion.

Partout des tables nappées comme des princesses dégorgeaient de nourriture en proposant à la volaille présente des décolletés de corbeilles remplies de victuailles à en vomir ses tripes !

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Rien qu’à regarder ces petits fours se jouer des tours sur des plateaux d’argent, ces canapés de saumon rose et de caviar noir avoir l’air de ne pas vouloir être touchés par ceux qui faisaient mine de ne pas y toucher, eux qui allaient être dévorés sur place, du canapé-lit à la promotion-canapé, l’attraction étant la même, on avait le ventre plein jusqu’au gosier !

– Gavés comme des oies la veille de l’abattage rituel.

Véro regardait cette débauche d’agapes et repensait aux orgies felliniennes tandis que le préfet ressemblait de plus en plus à ces Romains aux mains dégueulasses, grasses et boudinées tripotant tout, de la salade de fruits de la passion pathologique à la chair malade des truites venues se faire peloter dans cette porcherie des plaisirs interdits.

Car des femmes, agents de la préfecture, concubines, maîtresses ou épouses, invitées à ce cocktail, s’offraient en spectacle et montraient à qui mieux mieux, sous des airs enjôleurs et aguicheurs, qui, une paire de mamelles, qui, une paire de jarretelles sur des bas résille invitant la main goulue à saisir le fruit défendu.

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– “Véronique, le préfet de région voudrait faire votre connaissance !”

Véro sursaute.

C’est Feufeu qui l’interrompt dans son cauchemar qui est pourtant le rêve de tout zigomard.

– “Mais je croyais que je ne devais pas être là !” proteste Véro qui a un haut le coeur à l’idée de devoir rencontrer l’amateur d’orgies felliniennes, le mateur d’égéries pelviennes.

Trop tard, le préfet s’avance vers Véro, comme un crapaud qui voudrait gober une mouche, sous l’oeil inquiet de Feufeu qui connaît bien la sauvageonne du service.

– “Surtout vous êtes gentille, hein, Véronique ? Sinon il serait capable de me faire muter à Pétaouchnok !”

Véro est tétanisée par la tentative de rapprochement physique du gros plein de soupe, libidineux à souhait.

Elle n’entend plus la voix de Feufeu et, de toutes façons, elle ne croit pas à son histoire de mutation expresse si elle ne voulait pas devenir la maîtresse du gros plein de soupe.

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Le type n’arrive pas à regarder Véro dans les yeux.

Malgré son pull en laine avec un col montant, il fixe sa poitrine tellement salement qu’elle a tout à coup l’impression que son pull s’est déchiré et qu’il voit ses seins.

Elle lui foutrait bien sa main dans la gueule, mais voilà, elle n’est pas en PJ et elle est entourée de personnes bien élevées et de femmes de la haute société pour qui montrer leurs seins, ce n’est pas un problème. C’est leur passeport-santé, leur passe-droit et leur sécurité sociale !

– “Véronique, laissez-moi vous présenter M.., préfet de région et de police du SGAP de Lyon.”

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Caligula Alavacomgetepus

Le préfet s’avance, encore plus prêt, trop prêt de Véro qui recule instinctivement :

Ses gros yeux globuleux ont glissé de ses seins vers son entrejambe, comme si son pantalon en velours était devenu transparent.

Elle se sent nue mais pire que nue, retenue dans une prison de conventions sournoises qui l’empêche de se défendre contre les peloteurs et les flatteurs :

– Surtout pas de scandale !

Manifestement le type fantasme tellement que relever sa tête et regarder poliment Véro dans les yeux, pendant qu’il lui parle ou que Feufeu lui parle, serait trop demander au gros plein de soupe.

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Véro se tourne alors vers Feufeu, c’est à dire que, brutalement, elle présente délibérément son dos au préfet, le laissant bêtement tendre sa main dans le vide, une main que Véro a refusé de saisir :

– “Je croyais que je ne devais pas être là. Donc je n’y suis pas. Bon, maintenant, on y va ?! Cest vous qui disiez qu’il fallait qu’on rentre avant que le brouillard ne tombe sur la route, non ?!”

Il y a des hommes, rien qu’en regardant des femmes, ils les salissent du regard.

Et, ayant rappelé à Feufeu qu’il était temps de partir, Véro prit la poudre d’escampette, quittant le palais seigneurial de l’ogre qui voulait la manger toute crue et qui s’en est trouvé un peu bête.

Feufeu a été muté peut-être trois ou quatre mois après cette offense faite au gros plein de soupe qui se prenait pour un seigneur féodal.

– Sincères condoléances !

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Véro est très gaffeuse.

J’avais prévenu :

– L’as de pique, c’était un mauvais présage !

Mais Véro a refusé de culpabiliser.

– Quand même, un préfet de région peut pas muter un chef de service parce que la fille qui l’accompagnait l’a humilié publiquement ?

– Il y a eu d’autres raisons à la mutation de Feufeu, forcément, hein ?!

– Rassurez-moi !” rigole COLUCHE.

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“Quoiqu’il en soit, aller assister à une réunion de dialogue de gestion où il faut discuter du bon emploi des deniers publics pour, ensuite, aller se gaver comme des oies sur le dos des contribuables français lors d’agapes papales, c’est déjà la preuve qu’il y aurait des tas de raisons de muter…

– des préfets comme le gros plein de soupe !

Et pas à Pétaouchnok mais chez les Zoulous mangeurs d’hommes, les Amazimos :

– “Y’a bon, bwana !”

D’ailleurs “Nyam-nyiam”, “miam-miam” en français, ça veut dire “mangeurs d’hommes” ou “grands mangeurs” chez les Dinka, peuple du sud du Soudan.

– Si, c’est vrai, piss’que j’te l’dis, Ducon !”

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#MeToo – Le jour où les filles de la PJ ont niqué Pierre JOXE, alors ministre de l intérieur.

Le “Rouquin”* nous avait rassemblés dans la grande pièce de convivialité, actifs et administratifs, pour nous annoncer la bonne nouvelle :

– Pierre JOXE, le ministre de l’intérieur, allait venir visiter la PJ, ce soir !

Hors de question de ne pas être à son poste, même si le ministre de l’intérieur n’arrivait au SRPJ que vers les 20H00.

Evidemment, allez savoir pourquoi, le “Rouquin” fixa avec insistance le “club des trois”, les Drôles de Dame de la PJ, Fatima*, Agnès* et moi, même génération, même forme de résistance à l’obéissance hiérarchique.

– “Avec ou sans les formes”, ajoute ce coquin de COLUCHE en visant d’autres formes que celles de la politesse.

Il insiste pour que j’ajoute :

– “Celles de la jeunesse et de la joliesse !” mais ça m’agace un peu…

En même temps, COLUCHE me montre que, pour ce patron d’un SRPJ de l’époque, exhiber son personnel féminin, c’était se comporter comme les patrons du CAC40 qui exhibent leurs signes de richesse extérieure, en rentrant dans la compétition de ceux qui en ont le plus :

– plus de pouvoir, plus de sexe et plus de fric !

Plus les filles étaient jeunes et jolies, plus le service était coté par et pour les mâles.

Un peu comme dans les boîtes de nuit où la gratuité de l’entrée pour les filles est compensée par la promesse pour les dragueurs/chasseurs de trouver du gibier à leur convenance.

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Après tout la Fonction Publique de l’Etat français n’est que le reflet de cette société en déliquescence et décadence qui pourrissait par la tête.

Aujourd’hui la France est un grand corps malade atteint par un taux de corruption-records qui fait d’elle, sans aucun doute, la République la plus bananière de l’Europe.

– La “Françafric” a tué la France !

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– “Aussitôt le patron parti, les trois filles se réunissent dans leur QG, le bureau de Véro.”

C’est COLUCHE qui raconte à nouveau :

– “Il est hors de question de rester jusqu’à 20H00, ce soir ! Je dois sortir avec Patrick*, aller au cinoche et après au restaurant avec ses copains du rugby”, dit Agnès, la future victime de ce que tu sais, toi qui me lis.

– “Moi”, ajoute Fatima*, “j’ai ma petite fille. Elle ne peut pas se passer de sa maman. Tout ça pour accueillir un ministre ! Il n’a qu’à l’accueillir seul, son ministre. On n’est pas payées à jouer les hôtesses d’accueil.”

Les deux se tournant vers Véro :

– “Alors, tu proposes, quoi ?”

Véro sourit.

– “On avisera les filles, mais on se cassera avant 20H00, promis.”

Les trois filles se regardent et éclatent de rire.

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A la PJ, avec Véro, elles ne se sont jamais ennuyées et elles pouvaient compter sur elle pour les défendre.

La journée se passe relativement tranquillement dans l’ambiance toujours “hot” de la PJ qui ferait passer des numéros d’exhibition érotique en sex-shops pour des cures d’abstinence sexuelle.

Puis, c’est l’heure de partir.

Véro tente une première approche purement administrative, plaidant la cause de Fatima* basée sur la nécessité pour elle de partir à l’heure car elle doit s’occuper de sa petite fille, ajoutant “malade”.

– C’est de bonne guerre !

Le “Rouquin”* l’envoie “ch.er”, un peu près en ces termes.

– “J’vous ai déjà dit “Non”. Vous faites “ch.er” et de toutes façons vous êtes une “ch..euse”. C’est “non” et ce sera toujours “non” !

Je veux toutes les filles présentes ce soir.

Le ministre viendra vous serrer la main personnellement, à vous, dans vos bureaux respectifs.”

– “Mais il y a Danielle la blonde, et Elisabeth”, proteste Véro vainement. “Elles, rester, ça ne leur pose aucun problème.”

A u contraire, Danielle, elle adorait se faire “palucher” par les mecs de la P.J. et surtout les patrons. Si Feufeu ne la pelotait pas et ne la bécotait pas tous les matins en arrivant au service, elle tombait malade et devenait neurasthénique.

  • Faut comprendre son mec était cheminot, conducteur de trains ! Il était pas souvent là.

– Alors un ministre… !!!!!!!!!!

– “Oui, mais elle a cinquante ans et Elisabeth… Euh… Bon, c’est pas pareil.”

Elisabeth, pourtant bien foutue, n’était pas terriblement sexy, c’est vrai.

– Mais Véro, non plus !

Enfin, c’est ce que pense Véro.

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Le patron se retourne, menaçant, vers Véro :

– “Je vais voir le directeur de la Sécurité Publique. Si, à mon retour, l’une d’entre vous s’est barrée, elle pourra dire “adieu” à sa prime !

Sans exclure d’autres sanctions.

– Ne me donnez pas le plaisir de vous sanctionner, Mademoiselle !”

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Aparté de Véro :

Le “Rouquin” ne pouvait pas me blairer.

Il détestait les personnels administratifs, sauf lorsqu’ils étaient d’un grade inférieur à ceux des inspecteurs de police.

Voir la police être gérée par des cadres administratifs, des S.A., “Sections d’Assaut”, formation paramilitaire des Nazis, nous rendaient équivalents, Norbert et moi, pour le “Rouquin”, aux S.S..

En plus, comble de l’horreur, Feufeu m’avait envoyée en stage deux fois de suite à l’ENSP de Saint-Cyr au Mont-d’Or, des stages de gestion dans le cadre de la déconcentration budgétaire.

L’ENSP, Ecole Nationale Supérieure de la P olice, est réservée aux commissaires de police.

Feufeu a une excuse pour avoir commis ce crime de lèse-majesté contre le “Rouquin” :

– sa chère et tendre épouse était un cadre bancaire.

Et, à mon avis, elle n’était pas agent d’accueil.

Feufeu aimait les femmes intelligentes et entreprenantes.

Donc, pour lui, être une femme et connaître la comptabilité n’était pas incompatible.

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– “Donc voilà ma Véro, avec les filles, coincées à l’intérieur du SRPJ à attendre un “Pierre JOXE”, ministre de l’intérieur, dont elles n’avaient que faire… pour rester poli.”

COLUCHE reprend l’affaire :

– “Elles z’avaient déjà un mec !

– Pas la peine de s’en chercher un autre, non ?

Nos trois drôles de dames se regroupent devant les fenêtres du SRPJ, les fenêtres du premier étage qui surplombaient la cour d’honneur.

Y’a des gars qu’arrivent en uniforme et en habits de cérémonie.

Les officiels font des marques sur le sol.

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Curieuses, – quand t’es jeune, t’es curieux de tout, elles observent ce manège où le rang, les grades, les insignes prennent une importance amusante quand tu sais qu’en PJ, la compétence primait sur le grade, ce qui aurait dû être le cas pour les autres services.

Mais, dans les autres services, c’est plutôt l’inverse !

– Plus t’es con, plus tu montes en grade.

Comme ça, les plus cons, ceux qui gouvernent, y sont sûrs de pouvoir continuer à gouverner sans être renversés par une bande de plus cons qu’eux.

– Quoiqu’à leur place, je me méfierais !

Y’a des cons méchants.

– Et un con méchant, ça s’raisonne pas !

Piss’qu’y raisonnent pas.

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Donc, tu vois le spectacle :

– les trois donzelles aux fenêtres du premier étage, larges et grandes comme un balcon, et les policiers, genre CRS, en bas, à défiler, à répéter la cérémonie d’honneur comme y disent.

Pis, tout à coup, y’en a un qui lève le nez !

– Et qu’est-ce qui voit ?

En haut, tout là-haut, une brune pétillante et sexy, une autre brune langoureuse et sensuelle, et une blonde amusante qui fait le clown pour amuser les copines devant la vitre…

J’te laisse deviner qui était la blonde.

Là, tout s’arrête ou tout s’embrouille ou plutôt tout s’emballe !

Les mecs, au lieu d’regarder le chef, ils lèvent tous les yeux vers les fenêtres du SRPJ.

___________________________________

Aparté de Véro :

Tout ce qui est écrit est véridique !

___________________________________

“Tu comprends, tu peux rien contre les lois de la nature :

– XX attire XY et réciproquement !

– Quoiqu’tu fasses, t’es baisé-e !

Et ma Véro, bah, elle comprend tout d’suite le parti qu’elle va pouvoir en tirer, de ce pouvoir de séduction sur les policiers qui doivent rester imperturbables en attendant l’arrivée de Pierre JOXE, surtout qu’il est déjà 18H40.

Elle fait signe aux filles qui se rapprochent pour prendre les consignes.

– Et vas-y !

Le show “Coco-Girls”, rideaux bien ouverts, peut commencer.

– Surtout qu’elles ont été à bonne école avec les mecs de la P.J. !

En-bas, les policiers se marchent dessus dans la cour d’honneur :

– C’est à qui veut voir les filles danser et les exciter !

L’arrivée de Pierre JOXE se transforme en spectacle “show”, très chaud.

Les fusils ne sont plus tenus droit alors que se redresse un autre engin propre à la gente masculine.

Le chef ne contrôle plus rien.

Les gars ne peuvent pas s’empêcher de regarder les filles danser et les allumer.

– Et ils aiment ça !

Le directeur departemental de la securite publique du Nord Jean-Claude Menault lors de sa prise de fonction en 2008.
Carlton de Lille : Le capitaine Denis Gumez, ancien chef de la police des moeurs lilloise, entendu par la police des polices

Ils n’écoutent même plus les ordres du chef qui s’égosille devant eux pour rien.

Il faut dire que le chef tourne le dos aux fenêtres du SRPJ, lui, pour faire face à ses hommes qui vont devoir faire une drôle de haie d’honneur au ministre de l’intérieur qui arrive incessamment sous peu.

Ils ont tous le nez en l’air et la branlette en marche.

Le chef semble enfin comprendre d’où vient le problème.

Il se retourne et voit les filles en-haut, en train de danser et d’allumer ses hommes !

Ce n’est pas possible.

Véro en profite même pour lui envoyer un big bisou, d’un souffle élégant avec sa main jolie.

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Il fallait bien viser, car il fallait viser le chef pour pouvoir partir.

Même pas deux à trois minutes plus tard, le “Rouquin” déboule dans la pièce où les filles s’amusent comme des petites folles à exciter les mecs.

– “Tout le monde dehors !

Vous prenez vos cliques et vos claques et je ne veux plus vous voir au service.

Et vous sortez par la cour de derrière, pas par la cour d’honneur.

Je ne veux pas avoir votre viol sur la conscience.”

Véro et les filles ont sauté de joie !

Elles avaient gagné.

Elles z’avaient niqué Pierre JOXE.

De COLUCHE : – "Pour Véro, faire des heures sups avec Feufeu, le commissaire principal, sous-directeur du SRPJ, le soir, c était pas de tout repos !" #MeToo

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Journée comme une autre…

Un sifflement traverse le mur du son mais ne me touche pas.

Je ne bouge pas !

Un, puis deux, puis trois sifflements, puis enfin la tête de Feufeu fumax, une tête qu’il vient de passer par la porte de mon bureau :

– “J’vous ai déjà dit que, quand je sifflais, vous deviez accourir dans mon bureau !”

Moi, étonnamment placide (des fois, je me surprenais moi-même) :

– “Je ne réponds jamais à un homme qui me siffle dans la rue. Et au bureau, je fais pareil.”

Feufeu éructant :

– “Mais je suis votre chef de service !”

– “Un chef de service ne siffle pas ses agents. Et je ne suis pas votre chien, encore moins votre chienne.”

– “Dans mon bureau, tout de suite !”

Moi, me levant :

– “Bah voilà, quand c’est demandé gentiment…”

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Tout ce qui est écrit dans cet article est véridique.

Je le suis dans son bureau qu’il se hâte de regagner pour avoir l’air de dire qu’il n’est pas venu me chercher mais que j’y suis allée toute seule.

– Ah les hommes, j’vous jure !

Feufeu s’est assis.

Il s’est calmé.

Il était comme ça, “soupe au lait” mais pas méchant, mufle mais très poli.

Si je devais le comparer à un héros des séries télévisées, j’écrirais que c’était “Chapeau Melon” avec son style très british, sa permanente blonde incroyable et son parapluie de dandy.

Il ne lui manquait plus que son Emma PEEL, l’actrice si sexy toute de cuir noir vêtue.

– “Véronique (oh là, il m’appelle par mon prénom, ce n’est pas bon signe), il faut que je vous parle. Asseyez-vous !”

Je m’asseois.

L’heure est grave.

– Va-t-il m’annoncer que je ne suis pas titularisée et, même, que ma carrière se termine après quelques mois passés en PJ ?

– “J’ai toujours dit que vous étiez une erreur de recrutement des RG (Renseignements Généraux), ce que je maintiens. Vous n’auriez jamais dû rentrer dans la police.”

Il guette une réaction de ma part en vain.

Je me contente de regarder son bureau, toujours bien rangé.

Feufeu était soigné de sa personne et très méthodique.

– “Ce soir, je passe dans votre bureau et nous reprenons ensemble tout l’audit que vous avez effectué sur les consommations d’essence des voitures du service. Une “deudeuche” qui fait du 10 litres au cent, j’ai jamais vu ça de toute ma carrière !

– Disparaissez et que je ne vous revois pas de toute la journée.”

Ouf, je suis soulagée, ce n’était que “ça”, une saute d’humeur doublée d’un contrôle du travail effectué en soirée, de mes tableaux de bord à vérifier ce soir avec lui.

D’ailleurs c’était curieux, ce contrôle de dernière minute pour ce soir.

Car Feufeu était connu pour avoir des horaires réguliers et stricts, lui permettant de préserver sa vie privée, sa vie de famille.

Ce commissaire était très organisé dans sa journée et dans ses taches hebdomadaires, au contraire du directeur qui se laissait porter par les évènements, c’est à dire répondait à toutes les invitations de cocktails et autres amusements publics à l’extérieur du SRPJ. Protocole oblige !

– Heureusement que c’était Feufeu qui dirigeait le SRPJ !

Bref, revenons à nos moutons, comme dirait COLUCHE aux abonnés absents pour l’instant.

J’avais trouvé le sous-directeur nerveux, mal à l’aise, mal luné, donc vraiment mal… sans savoir pourquoi.

C’était à cause de moi mais j’ignorais ce que j’avais fait de si mal, sachant que les fautes professionnelles dans la police sont bien souvent le cadet des soucis de chefs de service bien plus occupés à gérer le faire-semblant :

– faux chiffres, fausse activité, fausse culpabilité mais vraie innocence des faux accusés.

En P.J., j’ai vite appris que la police, c’était comme au cinéma du pur cinéma !

Plus tard j’allais aussi apprendre que la P.J., c’était quand même le meilleur service des pires services de la Police Nationale tant cette immense farce était jouée par tous les acteurs de la police d’Etat avec un sérieux impressionnant et un aplomb bluffant de cynisme et de désinvolture.

La journée se déroula tranquillement, le chef, Feufeu, se terrant dans son bureau comme s’il respectait sa propre consigne de ne pas sortir de son propre bureau… et de disparaître.

18H30 !

Je commence à m’impatienter.

– Qu’est-ce qu’il fait ?

Il tricote des chaussettes de laine pour les prisonniers de la Crim’ qui se sont évadés de la prison centrale, ceux dont les portraits s’affichent sur les avis de recherche de la police tant ils se sont assimilés à la pègre, à force de la fréquenter ?

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Je décide de ranger mes affaires et de remettre les bons d’essence dans leurs enveloppes quand Feufeu rentre dans mon bureau dont il referme la porte immédiatement derrière lui.

Très détendu, il prend la chaise devant mon bureau, mise là pour recevoir les fonctionnaires quémandeurs et râleurs, puis il s’installe à côté de moi.

– “Alors voyons ce tableau de consommation annuel ! Où sont les bons d’essence ? Je pointe sur le tableau et vous, vous les reprenez un par un. Je veux vérifier la consommation de toutes les voitures du service, même celles de fonction.”

L’heure passe… Il est vite 19H30.

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Nous avons franchi la ligne blanche, celle de la deudeuche, et j’ai pu prouver que, manifestement, la consommation de cette petite voiture au moteur réputé économique est ruineuse à cause des bons d’essence remis par les gars lorsqu’ils se servaient de ladite deudeuche.

Tout à coup, des coups sont frappés à la porte, plusieurs fois et de plus en plus fort.

Là, Feufeu se redresse sur la chaise, droit comme un “i”.

Il me fait signe de me taire.

Je lui obéis, ce qui est rare.

Je sens que le moment est grave car son expression s’est figée, faussement détendue, avec un sourire de squale inhabituel chez lui.

Béru enfonce la porte, plus qu’il ne la pousse, suivi d’un collègue-armoire de la Crim’ qui s’est rejeté dans l’ombre du couloir dès qu’il a vu que l’adjoint du directeur était avec moi dans le bureau.

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– “Alors quoi, on s’enferme dans son bureau, Monsieur le sous-directeur ? Avec une fille, celle qui…”

– “Sortez !” ordonne Feufeu d’une voix que je ne lui connaissais pas, interrompant Béru lancé dans sa divagation tandis qu’il tanguait tant bien que mal dans notre direction, poussé vers moi, comme un bateau ivre, complètement bourré.

– “Sortez immédiatement de ce bureau, sinon je vous fais convoquer devant un Conseil de Discipline ! Et vous pourrez dire “adieu” à votre carrière de policier”.

Je dois reconnaître que ce commissaire avait un courage certain car c’est peu que de dire que Béru bourré n’écoutait personne et faisait ce qu’il lui semblait bon de faire pour satisfaire ses instincts, lui tout seul ou à plusieurs.

Béru recule sous le regard métallique du “patron”, de son patron qui porte discrètement la main à sa hanche comme s’il était armé, ce qui était peut-être le cas.

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Béru pivote tel un gros ours sur lui-même, chancelant et se rattrapant à l’armoire forte.

– “Vous saviez, hein ? Hein que vous saviez ? C’est pour ça que vous êtes venu, ce soir ?”

– “Vous racontez n’importe quoi, répond fermement Feufeu. Quittez immédiatement ce bureau et j’oublierais votre intrusion dans ce bureau !”

L’autre, “l’armoire” humaine qui attendait Béru dans le couloir, se barre.

Moi, je me demande ce qu’ils savent, tous les deux ou tous les trois, que j’ignore.

Béru trouve la porte de sortie, comme un aveugle, en s’appuyant de la main sur le mur et en suivant les angles de l’armoire forte, la vraie et seule armoire métallique qui ferme à clef parce qu’elle contient les armes du service.

Puis il se retourne soudain, tel un taureau fumant des naseaux et prêt à repartir à la charge :

– “Vous me le paierez, patron, je vous le jure ! Vous avez tout fait foirer.”

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Béru sort enfin.

– “On s’en va ! Vous prenez vos affaires et je vous raccompagne jusqu’à votre voiture, maintenant !”

– “On peut savoir ce que vous avez fait foirer ?”

– “Véronique, prenez votre manteau (c’était l’hiver) et partons. Il n’y a rien à savoir, rien que vous ayez à savoir !”

Des fois, j’obéis.

Ce soir-là, j’ai été obéissante.

J’ai suivi mon chef, ce qui était assez exceptionnel.

Dehors, il faisait très froid.

Feufeu a tenu à me raccompagner jusqu’à ma voiture.

Il m’avait proposé de me conduire lui-même jusqu’à mon domicile où je vivais seule, en tout bien tout honneur. Il serait venu me chercher le matin pour aller au travail, ma voiture étant restée au parking du SRPJ.

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J’ai refusé.

Il était marié et, même s’il ne m’a jamais fait de proposition malhonnête, le fait d’être vu avec une fille à une heure aussi tardive ou, pire, d’arriver avec moi, le matin, au SRPJ, aurait ruiné sa réputation… et accessoirement la mienne !

Avec le temps, je me suis dit que c’était peut-être ce qu’il voulait ?

– Non !

Pas coucher avec moi, mais faire croire que… ?

– Histoire de faire croire que j’étais “maquée” par un patron, ce qui signifie “pas touche”.

Les hommes, c’est compliqué à comprendre.

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Je le préfère en blond, San-Antonio, car Feufeu était blond. Il manque à l’acteur le côté très british de Feufeu avec sa permanente impeccable.

j’avais compris que, ce soir-là, il était été prévu que ce fût mon tour… de passer sur la table de la convivialité.

Sans lui, je ne sais pas ce qui se serait passé.

Je me serais défendue, sûr. Or mon bureau était plein d’armes à feu avec un stock de munitions suffisant pour tuer tous les policiers d’une Section, fût-ce celle de la Crim’.

Le lendemain matin, je me suis pointée dans son bureau.

Mon chef de servive a maintenu sa version, rien d’inhabituel à la visite de Béru.

Je savais bien que, bourré, Béru ne se contrôlait plus !

– Qu’allais-je imaginer ?

Il fallait que j’arrête de me poser des questions et que je me remette au travail comme si de rien n’était.

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  • C’est vrai, quoi, qu’est-ce qu’elle a, ma gueule ?

C’est Fatima* qui a vendu la mèche !

Par solidarité féminine et puis, par curiosité aussi.

– “Alors, il paraît que Feufeu t’a raccompagnée, hier soir ? Ils ne parlent que de ça entre eux, les gars. Ils sont furieux contre lui et ils ont promis de se venger.”

Je regarde Fatima* :

– “Et ils avaient prévu, quoi, les gars ?”

– “Tu sais bien, comme Hélène*. Hier soir, ce devait être ton tour de passer sur la table. Mais, si je l’avais su, hier, je serais venue te le dire,Véronique, crois-moi !”

Oui, j’étais un peu en colère… contre tout le monde.

Evidemment, tout devenait clair, les heures sups, l’attente de Feufeu qui s’en foutait en fait que la deudeuche fasse du 10 litres au cent.

– Pourquoi personne ne me l’avait dit ?

Car j’aurais réglé le problème à ma manière et plus jamais aucune fille n’aurait subi ce type d’agressions, JAMAIS !

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J’ai foncé dans le bureau de Feufeu.

J’aurais dû lui dire “merci”.

Je l’ai “pourri” !

– “Pourquoi vous ne m’avez pas dit ce que Béru et les autres voulaient faire, pourquoi ?”

– “Ne vous méprenez pas, Véronique, je ne suis pas amoureux de vous. Je comprends votre colère. Mais c’est justement parce que vous n’êtes pas comme les autres que je ne pouvais pas les laisser vous faire “ça”. C’était trop dangereux avec vous. Vous n’auriez jamais pardonné et le SRPJ aurait été éclaboussé par un scandale énorme. Vous connaissant, vous auriez écrit !”

Voilà, c’est fait.

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J’ai écrit.

L’après-midi, Béru s’est vengé.

Lorsque Feufeu est arrivé au service, après le repas de midi, avec son mignon parapluie à la “Chapeau Melon”, son adorable petit cul musclé et sa coiffure si bien ordonnée, Béru l’a plaqué contre le mur et lui a collé un baiser sur la bouche,

– un baiser INTERMINABLE !

Les gars avaient parié que Béru ne pourrait pas fourrer sa langue dans la bouche de Feufeu.

Donc tous les gars de la PJ, prévenus à l’avance, s’étaient massés à l’entrée du SRPJ pour ne pas rater le spectacle :

  • Béru contre San-Antonio !
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  • Ce qui valut à Béru d’avoir à choisir,
  • un choix cornélien !
  • … entre arrêter de boire ou arrêter de travailler dans la police.

Il a quand même choisi, contraint et forcé, la cure de désintoxication, sachant que le commissaire, dans ce cas, ne le renverrait pas de la police.

Feufeu aurait pu porter plainte contre Béru, se venger bassement. Pourtant tout le monde savait que, Béru, dès 10H00 du matin, il était bourré.

Le sang-froid du commissaire principal, sous-directeur du SRPJ, a été étonnant. Il a su mériter le respect des policiers qu’il dirigeait, sans faiblir dans son autorité, en arrêtant les moqueries à son encontre par une procédure exemplaire d’humanité, administrative mais pas pénale.

L’alcoolisme, c’est une maladie et ça reste d’abord une maladie, la maladie de la grande majorité des flics qui dérapent dans la Police Nationale.

  • Boire ou mourir !
  • L’alcool, c’est l’eau de feu qui permet de se suicider socialement sans utiliser son arme à feu quand un policier n’en peut plus de tout ce cirque où même Monsieur LOYAL qui le représente est corrompu jusqu’à la moëlle de l’os.
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Si les Français savaient ce que savent les policiers, il y aurait une révolution en France !

#MeToo – Cold case en PJ: "Hélène et les garçons-Le Mystère d Agnès-épisode 115" avec comme invité-surprise, COLUCHE.

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Ma première affectation, choisie par moi, fut la PJ, un SRPJ (Service Régional de Police Judiciaire) de province au centre de la France.

– Mon premier sentiment ?

Avoir été affectée dans un bar à putes.

Première journée de visite des locaux et différents services sous la conduite du chef inspecteur divisionnaire, surnommé aimablement la “grosse pute” par ses collègues, à louvoyer entre les mecs qui se collent à toi dans les bureaux et ceux qui jouent aux frotteurs dans les couloirs.

– Manifestement, la chair fraîche était appréciée à sa juste valeur !

Surtout quand la fraîcheur mélangeait deux saveurs pour les fauves à la recherche de nourritures sexuelles, celle de la nouveauté et celle de la jeunesse…

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J’étais arrivée dans ce service en sachant à peine dire “m.rde” à une personne très malpolie, les gros mots étant interdits dans ma famille, et j’en suis repartie avec un vocabulaire de charretier à faire pâlir d’envie un certain écrivain nommé Frédéric DARD.

– Pour ceux qui voudraient s’initier à l’ambiance PJ, je leur conseille de lire ou de relire la collection des “San Antonio” du même auteur.

J’étais à peine déniaisée à mon arrivée et je fus complètement désabusée à mon départ sur la nature proprement et indécrottablement sex-addict des hommes.

Au bout d’à peine deux ans, j’avais quitté ce service où s’appeller “Béru” était un surnom bien mérité, un Béru fort sympathique ajun mais odieux quand il avait bu.

Il faut savoir qu’à partir de 16H00, les gars de la “Crim” étaient régulièrement bourrés et intenables pour la plupart.

Si une fille de bonne famille les avait croisés le soir dans les rues de cette ville de province ouvrière, elle aurait changé de trottoir, serré les fesses et hâté le pas pour arriver chez elle très vite.

– “Comm’y disent à Paris-Match, le poids des mots, des poids-lourds de la gnole et de la branquignole et le choc des photos, l’entrechoc des pare-chocs !”

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  • C’est la citation préférée de COLUCHE sur San Antonio !

COLUCHE s’invite.

Je continue néanmoins en vous priant de bien vouloir excuser les interruptions “involontaires” dues à mon invité qui n’en est plus une, de surprise, étant un esprit familier dans ma vie palpitante et trépidante.

  • Si vous voulez une vie calme, ne rentrez pas dans la police !

– “Ou alors, acceptez qu’elle rentre dans vous et faites-vous niquer tout le temps…” de COLUCHE.

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  • “A force de se faire trouer le cul, on finit par se trouer le coeur !” De COLUCHE

Evidemment la visite des services pour les deux stagiaires, Norbert et moi-même, avait commencé par le rez-de-chaussée, le service de la Crim’.

J’ai cru qu’ils avaient ouvert les portes de la prison centrale au SRPJ, sans doute un lâcher de mauvais garçons à mine patibulaire entre deux interrogatoires.

Mais je fus vite rassurée :

– En fait, il s’agissait d’inspecteurs et d’enquêteurs de la PJ, qu’on se rassure effectivement, bâtis comme des armoires et au périmètre cervical faisant douter de l’extinction des hommes de Néanderthal.

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Nous suivions la “grosse pute” qui nous faisait faire le tour de la PJ, Norbert me précédant et moi-même restant prudemment en arrière, en oubliant du coup de protéger mes… arrières !

Donc j’eus un premier contact avec un Néanderthalien qui s’avéra très chaotique :

– sans doute le choc des cultures !

L’individu connu des services de police puisqu’il en faisait partie et était lui-même en service, m’emboutit à l’arrière et, pensant que j’allais tomber, voulut m’enserrer pour me soutenir, prétendit-il.

Ni une ni deux, c’est un réflexe, désolée !, il se reçut un coup de genou dans les boules.

Stupéfait d’une telle audace, il protesta :

– “Mais je ne l’ai pas fait exprès !” s’exclama-t-il

Ce à quoi je répondis :

– “Moi non plus, je ne l’ai pas fait exprès. Par contre, si vous me touchez une deuxième fois, je vous casse les couilles et là, je l’aurais fait exprès. Et vous donnerez le “bonjour” de Véronique à Madame votre épouse !”

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Il y eut comme un silence, je n’écrirais pas “un ange qui passe” car les anges ne passent pas dans ces services.

C’est ainsi que, dès le départ, les présentations furent faites sur un mode très défensif me concernant.

Je rappelle, pour ceux qui ne me connaîtraient pas, que je suis un “garçon manqué”. Frapper est ma réponse physique contre toute agression… physique.

Moi aussi, j’ai un côté néanderthalien que j’assume avec mon autre côté, ce cerveau reptilien à l’instinct de survie prédominant dès qu’il s’agit de protéger ma petite personne insignifiante.

Dans les boites de nuit, ambiance très PJ finalement genre “bouge, bouge, bouge… !”, je servais de garde du corps à mes amies que j’aime belles et attirantes quand nous sortions en boîte, oui, mais pas pour nous faire mettre en boîte.

– Malheur à ceux qui croyaient que c’était dans la boîte ou que l’affaire était dans le S.A.C. !

Nous allions en boîte pour danser, pas pour nous faire sauter !

Et si nous sautions, c’était en dansant, pas en baisant.

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  • C’est du Krav Maga !
  • Moi, j’appelle ce sport, du combat de rue, car j’ai appris à rendre les premiers coups en me battant contre les garçons, très tôt dans ma vie de fille.

Dire que cette entrée en matière dans la PJ me permit de tenir la meute de chiens en laisse serait très exagéré.

Le pire de tous était la “grosse pute” qui avait des techniques de pénétration redoutables, genre se faire ouvrir une armoire sous prétexte d’y rechercher du matériel ou des dossiers pour venir se coller à toi quand tu lui tournais le dos.

Seule parade : – rechercher le dossier demandé en se tenant de biais comme dans les peintures égyptiennes et en étant prête à lui broyer les couilles s’il lui prenait l’envie de recommencer.

Ceci expliquant peut-être cela, cette dépravation des moeurs, les bureaux des gars à la PJ de cette époque étaient décorés de posters de nus féminins qui permettaient de savoir d’où ils tiraient leur “Q-lture” si poussée :

– le magazine PlayBoy !

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  • Qu’y puis-je mais si les hommes préfèrent les blondes ?
  • Même les soldats de Daech préfèrent les blondes !
  • LA PREUVE :
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Pas besoin de devenir gynécologue pour tout connaître de l’anatomie féminine,

– encore une fois, rentrez dans la police !

Pour équilibrer cette débauche de nus féminins, j’avais décidé d’afficher un nu masculin dans mon bureau. A cette occasion, j’ai pu remarquer combien il était plus difficile de trouver un poster d’homme nu avec un sexe non couvert qu’une femme à poils photographiée dans toutes les positions possibles et imaginables !

Néanmoins, j’ai pu enfin trouver un poster d’acteur nu intégralement, de face s’il vous plaît, avec un phallus de taille imposante, celui de Sylvester STALLONE du temps où il exerçait ses talents dans le cinéma porno.

Mais, après l’avoir affiché dans mon bureau comme un trophée féminin, pendant deux semaines, et m’être amusée des réactions des mâles confrontés à cette compétition déloyale qui les complexait, il fut décidé par l’un d’entre eux… de couper court à cette débauche morale féminine, en lui coupant son zizi, à Rambo !

Il a suffi d’un week-end en mon absence pour que le poster fût amputé de la partie la plus dérangeante pour ces messieurs complexés, devenus tout à coup pudiques et pudibonds.

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  • Il faut enlever le magazine, Joey pour être une STARR !

Evidemment je ne surprendrais personne si je vous apprends que je fus moins bien notée que mon collège stagiaire MASCULIN, mais non émasculé, à la fin de la première année.

– Il paraît que je n’étais pas gentille !

Ce qui est vrai.

D’ailleurs je vais vous en donner la preuve exacte et entière.

C’est l’affaire “Hélène et les garçons !”

Car, en PJ, nous avions, nous aussi, nos mystères, comme l’épisode du même nom, le “Mystère Agnès”.

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Ces mystères s’agençaient dans un parcours initiatique sexuel.

En effet, une tradition dans la PJ, en tous cas dans ce SRPJ, voulait que les filles passent sur la table au nom de “l’esprit de corps”.

La “grosse pute” d’alors m’avait déjà expliqué qu’une fille qui rentrait dans la police devait avoir le sens du “service pubis” [COLUCHE !]

De COLUCHE : – “Bah, quoi, c’est vrai, non ? On parle de Q ou quoi ?]

… et pousser le sacrifice jusqu’à offrir son corps à la France, c’est à dire aux gars qui prétendaient servir la France.

Devant mon scepticisme et mon peu d’enthousiasme à l’idée de passer sur la table des supplices plus que des délices, alors que “si j’avais été gentille”, mon obéissance m’aurait permis d’être mieux notée que Norbert, d’où la menace de ne pas être titularisée dès ma première année, il fut décidé que je serais moins bien notée que mon camarade de stage MAIS quand même titularisée dès la première année.

– Ah si j’avais été un homme !

Ce fut la première fois, il y en eut beaucoup d’autres dans ma carrière !, où j’ai dû expliquer à la “grosse pute” :

De COLUCHE : – “Non, vous savez pas encore ? Combien de fois faudra-t-il le dire et l’écrire ? Véro, elle le disait tout le temps dans la police, à chaque changement de service !”

Donc j’ai dit à la “grosse pute” ce que j’ai dû répéter souvent, plus tard, dans ma carrière :

– “Si j’avais voulu faire pute, je ne serais pas rentrée dans la police nationale.

Je serais devenue au moins escort-girl et je serais devenue riche, très riche !

En baisant les hommes plutôt que de me faire baiser par eux, c’est à dire en les faisant payer.

  • Baiser pour rien, gratuitement, c’est idiot, non ?”

Cette réponse ne plaît jamais aux hommes.

– C’est vraiment une espèce bizarre, les bipèdes à couilles.

Vous allez comprendre pourquoi je vous parle de cette tradition en PJ, à cette lointaine époque, qui était de faire passer une fille sur la table lors d’un week-end “convivial”.

“En banlieue, on appelle “ça” une tournante pass’qu’on a pas le mêm’point d’vue !” dit COLUCHE, mon invité-surprise.

– “J’te fais une photo ?”, rajoute COLUCHE.

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Eric MORVAN, le DGPN d’aujourd’hui (Directeur Général de la Police Nationale), propose d’ailleurs de remettre de la “convivialité” dans les agapes organisées par les services de police aux fins louables d’éviter les suicides dans la PN :

– Eros et Thanatos,

  • l’homme n’a jamais rien inventé de mieux sur terre, surtout les Vénérables Frères !

COLUCHE revient.

“Changement de décor.

Même service, même SRPJ.

Véro avec deux autres collègues de travail, deux ravissantes biches, Hélène* et Fatima*.

L’une affectée à la Crim’, au rez-de-chaussée, pour son malheur, l’autre affectée à la SEF (Section Financière) au premier étage pour son bonheur.

– Faut comprendre aussi !

Le commissaire de la SEF est un type bien.

Il en existe, pas beaucoup, mais il en existe.

Il rigole pas avec ces choses-là.

Donc Fatima peut draguer et être draguée sans craindre de se faire aborder à la pirate et de se faire saborder le cul de basse-fosse.

– Si, un chef, un vrai chef, ça peut servir à quelque chose, la preuve ! Ré-affirme COLUCHE

  • Si c’est un chef et qu’il en a… des couilles, lui aussi !

Être un homme, c’est parfois savoir faire respecter les femmes et les respecter soi-même.

Véro veut appeler ce commissaire “LEMIEL*” car c’est des mecs comme ça qui sont le “miel” de la police.

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  • Brisons le silence, qu’y disent !
  • Voyons voir d’abord s’y z’acceptent que Véro brise le silence sur le tabou des violences sexuelles dans la Police Nationale !dit COLUCHE.

J’vous raconte :

Un jour…,

– pass’que la nuit, y’a qu’les putes qui travaillaient dans les services de police, la nuit, à cette époque, piss’qu’y avait pas d’filles policières dans la police…

…Un jour, donc, Fatima est allée voir Véro.

Là, il va falloir que je laisse parler Véro car c’est un truc de filles et seule une fille peut décrire “ça”.”

– Merci, COLUCHE !

Je reprends le texte et la main sur le clavier.

Un matin, Fatima est venue me trouver dans mon bureau.

Elle était pâle, les traits tirés et manifestement, elle avait pleuré.

– “Véronique, tu sais pour Hélène ?

– “Je sais quoi ?”

– “Mais tu n’as pas remarqué son absence ?”

– “Non. Tu sais, je ne m’occupe pas des affaires des autres. Qu’arrive-t-il à la belle Hélène ?”

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Fatima n’a pas souri sur l’allusion à la beauté d’Hélène, belle jeune fille brune “maquée” par un rugbyman, ce qui devait imposer le respect aux gars de la Crim’.

Fatima se lève et va fermer la porte de mon bureau. Elle me regarde droit dans les yeux, en totale détresse :

– “Elle est passée sur la table. Ils l’ont prise à plusieurs vendredi soir alors que Patrick*, son copain, l’attendait à l’extérieur dans la voiture. Tous bourrés comme d’habitude !”

– “Quoi ?” Je vais pour quitter le bureau et aller gueuler chez le Directeur mais Fatima me retient.

– “Non, elle ne veut pas déposer plainte. Ils l’ont menacée et elle a peur aussi que Patrick revienne avec les autres (ceux de l’équipe de rugby) et que le sang coule. Il irait en taule.”

– “Alors pourquoi tu viens me dire ça, si on ne peut rien faire ?” lui dis-je en colère.

– “Pour que tu trouves comment la venger sans qu’elle le sache ! Ils doivent être punis.”

Et Fatima s’est mise à pleurer, doucement, pour ne pas être entendue, sursautant au moindre bruit de pas derrière la porte.

– “OK, on va se venger !”

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J’aurais pu prendre une grenade ou une mitraillette dans l’armurerie puisque je gérais le budget, les moyens matériels, l’armement et le parc automobile, défi que j’avais relevé pour prouver qu’une femme pouvait gérer la logistique dans la Police Nationale.

Dans cette fonction éprouvante, j’admets que l’aide du sous-directeur hyper-actif et faisant feu de tous bois, d’où son surnom “Feufeu”, m’avait été bien utile pour distinguer la différence entre des grenades en verre et des ventouses médicales…

Ce commissaire était aussi surnommé “Feufeu” parce qu’il n’était pas du nom du mois de mars, du mois de la guerre.

Et je me rappelle encore sa tête, quand, ayant entrepris de faire l’inventaire des armes, j’avais retrouvé ces drôles de boules de Noël en verre cachées dans de la paille et que j’en avais déposées deux ou trois sur son bureau pour savoir ce que c’était.

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Il s’était jeté sous son bureau et m’avait hurlé d’en faire de même.

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Puis il avait compté fébrilement au moins jusqu’à dix… Et s’étant relevé, il avait appelé la “grosse pute”, le larbin de service, qu’il avait chargé de prendre toutes les autres GRENADES au liquide instable selon lui, planquées au bas de l’armoire forte et découvertes par moi, grenades si vieilles qu’elles étaient utilisées pendant la Première Guerre Mondiale, en lui ordonnant d’aller vite les faire exploser dans une carrière (sic) quelque part loin de la ville.

J’avoue avoir eu un regret, un bref moment de regret, de les avoir toutes remises à la “grosse pute” en écoutant Fatima me raconter ce qui était arrivé à Hélène, absente et hospitalisée pour maux de ventre.

– “Je suis de permanence samedi matin. Tu en es aussi ?”

– “Oui, je peux venir !”

Aux racistes qui ne veulent pas différencier mais racialiser les êtres humains, j’en profite pour leur faire remarquer que, souvent, les actes de résistance auxquels j’ai participé dans la police, ont été accomplis avec des policiers d’origine maghrébine ou des frangines musulmanes comme Fatima ou Sihem SOUID.

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Fatima avait été recrutée parce que fille de Harki, enfant d’une famille ayant combattu pour la France en Algérie. Aujourd’hui nous avons des patrons dans la police qui privilégient le recrutement des Salafistes ou des filles ou des fils du FLHaine, lesquels détestent la France, dans le seul but inavouable d’acheter la paix sociale dans les zones de non-droit.

– Bande de lâches !

Vous trahissez deux fois ceux qui donnent et ont donné leur sang pour la France.

Donc Fatima est venue pour se battre avec moi ce samedi matin-là.

Le lundi matin, les gars avaient tous perdu leurs chers posters en chair de femmes exposées nues :

– une vraie “razzia” !

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Certains avaient des posters qu’ils avaient gardés précieusement pendant plus de dix ans et qu’ils aimaient presque charnellement, comme s’il s’agissait de la photo de leurs maîtresses ou de leurs femmes à poils, les poils pubiens à cette époque étant très à la mode.

Les gars n’ont jamais fait le rapprochement avec l’affaire d'”Hélène et les garçons”, persuadés qu’il s’agissait d’une opération “mains propres” conduite par le commissaire LEMIEL*, le chef de la SEF.

C’était le seul capable de remettre de l’ordre dans la PJ et le seul qui avait déjà exprimé son désaccord sur cette débauche de corps de femmes nues dans des bureaux où étaient entendues parfois des femmes en tant que victimes ou en tant que témoins mais aussi des mineurs.

La pornographie n’était pas du goût de ce commissaire à la déontologie irréprochable et à la tenue morale impeccable.

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C’est ainsi que Fatima, la fille de Harki, et moi-même, la fille née au Maroc, nous avons vengé notre amie Hélène, en pouffant de rire chaque fois que nous voyions les gars pleurer sur une porte de placard nue, toute nue, sans poster, ou vider toutes leurs poubelles à la recherche de leurs icônes à poils, photos perdues de leur jeunesse qu’ils ne retrouveraient jamais car elles étaient trop anciennes et que c’était leurs premières excitations sexuelles et leurs premières masturbations non intellectuelles, et etc..

En plus, comble de l’horreur pour eux, le commissaire LEMIEL* en avait profité pour faire interdire la pose de nouveaux posters de PlayBoy, la place ayant été nettoyée.

– Etait-ce seulement une décision opportune d’interdiction ?

Je me suis toujours demandé si Fatima qui, tout comme moi, avait beaucoup d’estime et de respect pour ce commissaire, si Fatima qui était sa secrétaire particulière, avait osé lui avouer ce qui s’était passé et pourquoi nous avions retiré les posters de femmes nues, d’où son interdiction formelle d’en remettre de nouveaux.

– Oui, les gars, c’était nous, Fatima et moi qui vous les avions pris, vos posters de PlayBoy, pour venger Hélène, notre amie !

C’était une vengeance de papier mais ce fut une belle vengeance quand même.

Pour la PJ, l’épisode 115 de la série “Hélène et les garçons”, “le mystère d’Agnès” est enfin résolu en 2019.

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COLUCHE conclut ainsi :

– “Maint’nant, les cons, vous comprenez pourquoi y’en a plein qui voudraient faire taire Véro sur ce qu’elle sait de la Police Nationale ?

Le jour où elle va écrire ses mémoires, y’en a qui vont pleurer.

– Pas à son enterrement mais au leur !

Parole de COLUCHE”

L’Emmerdeur pas Mort”*

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N.B. : Les prénoms avec astérisque ont été changés à la demande des protagonistes et/ou victimes de l’épisode 115 d'”Hélène et les garçons”.