#Medium – From Salvador DALI :- “When Catalonia will be independant ! Then Spain will be destroyed.”

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Salvador DALI has already visited me in the past.

It’s a great honor even I have often asked myself why, being christian and not him.

But he responded that he was christian too, virtually catholic.

– Now let him talk !

Especially that he wants to speak for at least six days !

It is to say for the new year 2020.

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So he wants you to know what will happen in 2020 and later.

– “Catalonia wants independance and will gain independance even if you are still skeptikal, less because this country is economically strong than because Spain is politically weak.

Salvador DALI shows me a fragmented country, destabilized after the Second World War, fragmented territorially, economically and ethnically.

After the democratic breakthrough of the early 1980 and the liberal transition to a post-conservative military regime, the established management system broke down.

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Salvador Dali. Prémonition de la guerre civile (1936)

The international socialist Republic currently in power wants the death of the Francoism and the monarchy.

Socialists participate in the destruction of their country like everywhere in Europe.

There is no longer government in Spain.

Socialist bastard politicians are just salespeople in the import-export field and traffickers of human beings as Emmanuel MACRON in France.

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This is a tragic stage in the unification process, Catalonia leaving Spain, because Catalonia is one of Spain’s wealthier regions.

The principle of unification was betrayed by these rabies-stricken dogs socialists who illegally excavated General FRANCO’s body, only because they are freemasons hating all the Catholics.

The fact is that Spain is a catholic country like France and the legislation was in keeping with its moral principles and social beliefs.

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General FRANCO has maintained Spain’s unity even during the Second World War.

– Spaniards, remember Victory Day and remember the time of the conquest when you were a people of conquerors !

They spoke of you like when the Bible spoke of unprepared courage.

– Yes, they were in effect speaking of you whom Europe has honoured at the time of the Reconquista !

You, spanish christian people, must pay homage to the legacy ol General FRANCO, who gave you act respecting your country, Spain, in three words :

– “UNA, GRANDE, LIBRE” !

– Spain, “one, great and free”, not half-hearted or mediocre !

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But Socialists have no principles.

They like trying to make money or get famous.

They love only money, full stop !

– “Become millionnaire !” says the socialist president of France, Emmanuel MACRON.

Money is their country, the heart of their secret loves and their dreams for the future.

Socialists have no concrete plans to develop their nation.

It is often said that the spanish nation has been recognized but what spanish nation has been recognized if the tools are not there to fully develop it socially and economically ?

It’s a global war against catholicism and christian people.

– See around you !

Socialists sell Spain as a paradise but the opposite has happened because Europe as a whole has been left to the mercy of internationalist interests, with all too familiar consequences.

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#Police – Le plus grand dealer de la P. J. (Police Judiciaire), c est la PJ !

L’affaire Michel NEYRET, commissaire devenu une star de la PJ, a eu des antécédents permanents, récurrents et constants (redondance voulue) dans l’histoire de la P. J..

Flic

Si le plus connu de tous les services de la Police Nationale est la P.J., c’est parce qu’il faut lire et comprendre “connu des services de police” selon l’expression judiciaire péjorative entendue dans les cours de justice française.

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Les commissaires, connus des services de police, portaient beau et bien cette réputation sulfureuse avant de devenir des haut fonctionnaires coincés dans leurs bureaux et le cul vissé sur leurs fauteuils télescopiques au dessin ergonomique grâce à la réforme des corps et carrières.

Mais voilà, la courbe du ventre a suivi l’ascension de la fonction occupée :

– plus la fonction est haute, plus le ventre est gros.

Ou alors, à l’inverse, nous trouvons des gnomes qui disparaissent dans des fauteuils trop grands pour eux et qui se vengent de leur inexistence physique, en effaçant d’un coup de gomme, l’existence d’agents qui seraient devenus impertinents à leur encontre, une fois suffit.

Généralement, les trois modèles de haut fonctionnaires, les gnomes, petits maigres, les bourdons, ventrus aux pattes courtes et les héros aux physiques de “jeune premier” s’affrontent dans une compétition impitoyable, à qui couchera sur sa table les plus hauts plans de carrière ou les plus belles filles du service, qu’importe leur fonction à elles.

Car, même au XXIème siècle, ce qui importe pour un homme haut placé, est de pouvoir s’afficher avec une femelle de son standing tout en sachant que le quotient intellectuel de la donzelle n’est pas le critère le plus essentiel, question holding (société-mère).

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Mais revenons à l’époque où, deux semaines après mon affectation dans ce SRPJ, Service Régional de Police Judiciaire, Bernard*, un enquêteur, vint me trouver et me proposa de me faire visiter les locaux de la Brigade des Stups (Stupéfiants) qui étaient toujours fermés en l’absence des gars de la Brigade.

J’acceptai avec plaisir sa proposition. Les policiers des Stups qui luttaient contre tous les trafics de drogues dénotaient par rapport aux autres brigades de la Crim’, du moins dans ce SRPJ. A l’image de leur chef, un inspecteur divisionnaire, ils étaient courtois, calmes et posaient un regard sur la société française et ces vices pathologiques presqu’ethnologique. C’étaient mes préférés avec les policiers de la SEF (Section Financière). Par contre, les gars des Stups comme les autres fonctionnaires de police de cette époque, ne juraient que par le “flag” (flagrant délit) :

– un bon “flag” valait mieux que toutes les autres procédures judiciaires !

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Aujourd’hui encore, les enquêteurs vont privilégier ce mode opératoire plutôt qu’un mode d’investigation plus classique mais assujetti aux pouvoirs des juges donc au contrôle judiciaire.

Parallèlement les réformes pénales tendent à réduire le domaine d’initiative des policiers en renforçant les pouvoirs du Parquet, service de Justice pouvant diligenter des enquêtes préliminaires et contrôler tout le travail de la police.

Bernard* m’introduisit dans le Saint des Saints. Il s’agissait d’une grande pièce réservée au stockage des scellés de la Brigade des Stupéfiants, gardés jalousement par les policiers de cette même brigade.

Et pour cause !

– Il y avait des milliers de francs de paquets de stupéfiants, prises de guerre qui avaient appartenu aux filières de trafiquants de drogues surveillées et démantelées.

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De magnifiques pipes à opium, toutes différentes, trônaient derrière une simple vitrine.

Bernard* ouvrit une armoire à chapeau de gendarme en noyer qui aurait pu se trouver n’importe où ailleurs, dans une chambre de manoir, par exemple.

Il se tourna vers moi :

– “T’en veux ?”

Curieuse, je m’approchai pour voir ce qu’il m’offrait.

Il s’écarta pour me laisser regarder le contenu de l’armoire caché derrière la porte qu’il tenait écartée. Je découvris alors, étalés, plusieurs échantillons de produits dont j’ignorais la nature exacte.

– “C’est quoi ?”

Bernard* éclata de rire !

– “Mais tu te rappelles quand même dans quel service tu es ?”

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A la PJ, tout le monde se tutoyait à l’époque.

Il n’y avait pas de différence de grade, ni de fonction.

L’esprit d’équipe prédominait, “l’esprit de corps” comme ils disaient alors.

– “Aux stups ! Tu veux dire… ?”

– “Oui”, répond Bernard*, amusé par ma réaction. “T’en as jamais goûté ?”

– “Non, je ne bois pas et je ne fume pas.”

– “Mais t’es pas vraie, toi ?!!!

Bon, alors, tu n’as que l’embarras du choix !” S’impatienta Bernard. “Si tu n’aimes pas fumer, tu peux essayer la “coc”. C’est fort mais c’est super agréable et ça stimule les neurones comme t’imagine pas.”

– “Mais ce n’est pas interdit de consommer de la drogue en France ?” Petit rappel à la loi poli sans agressivité aucune.

– “Eh oh, tu vas pas commencer à faire ta chipoteuse ! Bon alors, ça te tente ou pas ?”

– “Non, ça ne me tente pas du tout !” ai-je répondu sèchement et très rétive.

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Bien placée pour le savoir, la prohibition du trafic des drogues, sauf l’alcool cultivé en France et le tabac vendu par les multinationales américaines, servait de variable d’ajustement des statistiques policières en cas de baisse du taux des “constatés/élucidés”. La création de ce délit artificiel permettait, en interpellant quelques shiteux, – un fumeur égal un délit constaté -, – si le shiteux était interpellé et identifié, c’était égal à un délit constaté/élucidé -, de faire remonter mécaniquement le taux des “constatés/élucidés”.

J’ai écrit que ce délit, le “trafic de stupéfiants”, est artificiel, fictif, puisque le trafic de drogues n’est interdit théoriquement QUE dans le Code Pénal. Dans la réalité, le trafic de stupéfiants est permis puisqu’il n’est pas interdit par les forces de l’ordre. Il est même arrivé que des CRS protègent des dealers dans une tour HLM contre la colère des habitants de la tour qui voulaient les en faire partir, au nom de l’ordre public à ne pas troubler, sachant que ceux qui troublaient l’ordre public étaient… les habitants de la tour, vous l’aviez compris !

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Toutes les agglomérations disposent de leurs points de deals. Des petits commerces de shit, de cocaïne, d’héroïne et d’ecstasy s’ouvrent régulièrement et de plus en plus souvent dans les centres villes, quittant les zones de non-droit avec leurs clients rarement ennuyés par les policiers, clients habituels qui viennent s’approvisionner tranquillement en produits stupéfiants, quelques fois non loin d’un Commissariat central, d’une brigade de Gendarmerie – stupéfiant, non ?, ou d’un bureau de poste, sinon pire, d’un collège public ou d’une école primaire. Au sein même des lycées et des universités, en France, les drogues se vendent plus facilement que ne se vendraient des livres, la lecture n’étant pas l’activité favorite des jeunes “fumistes”.

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J’ai déjà expliqué que la France a toujours été un état narcotrafiquant dans un autre de mes articles sur ce blog “Déu vos guard”. En effet, j’ai relaté l’histoire véridique et documentée de ce militaire qui avait dénoncé un trafic d’héroïne au sein même de l’armée française en Indochine, ce qui avait failli lui coûter la vie et lui avait coûté sa carrière.

La France n’a pas changé. C’est même pire qu’avant, la mondialisation imposant aux chefs d’Etat la libre circulation des marchandises et des êtres humains qui profite d’abord aux mafias internationales.

Car, mes doux agneaux, aujourd’hui, il ne s’agit plus de lutte des classes. Et c’est peu que de dire qu’il manque la volonté politique pour lutter contre ces trafics de stupéfiants.

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Il faudrait combattre le grand banditisme, alors que les plus grands bandits de ce siècle sont souvent eux-mêmes des élus politiques, des “banksters”.

– N’oubliez jamais que l’activité première d’une banque au XXème/XXIème siècle, c’est le blanchiment d’argent sale !

Le “Maistre” de la Brigade des Stups m’avait déniaisée quant à l’activité statistique policière et ses astuces de derniers de la classe. Lui, il rêvait de l’affaire du siècle. Il a eu son affaire du siècle, comme Michel NEYRET !

Le “Maistre” m’avait appris qu’il fallait toujours relâcher les petits poissons pour prendre les gros poissons, donc faire le contraire de ce que conseillaient les médiocres, confondant la prévention, travail d’assistante sociale, avec la répression, le travail des policiers.

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– Qu’était-ce que la prévention, pour le “Maistre”, cet homme intelligent et raffiné ?

C’était ne pas interpeller des jeunes idiots qui fumaient un joint dans un hall d’immeuble mais leur ôter le joint des mains et les relâcher après avoir pris soin de leur botter le derrière, comme aurait pu le faire ou dû le faire leur propre père souvent aux abonnés absents.

Faire du chiffre pour faire du chiffre n’intéressait pas le “Maistre”. Ce qu’il voulait, c’est, comme Michel NEYRET, remonter toutes les filières, ne pas s’arrêter aux échelons intermédiaires, taper toujours plus haut, toujours plus loin, à l’internationale, surtout.

Il a tapé tellement fort, le “Maistre, jeté si loin l’appât, qu’il est tombé, comme Michel NEYRET.

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Les mauvaises langues ont prétendu qu’il trafiquait pour son plaisir personnel, plutôt pour son profit personnel. C’était mal le connaître.

Les douanes anglaises, sur dénonciation, l’ont cueilli à l’aéroport de Birmingham où il venait chercher un chargement de statuettes colombiennes remplies de poudre blanche, de la cocaïne. La guerre des polices n’existe pas seulement en France. Le “Maistre” s’est défendu, comme Michel NEYRET, et combien d’autres !, en expliquant qu’il préparait la souricière du siècle. Il allait la faire tomber, la tête du réseau !, savoir enfin, qui, en France, quel grossiste, distribuait les plus grosses arrivées de cocaïnes à toutes les régions françaises, principalement la région parisienne.

Comme par hasard, parce que le hasard fait bien les choses dans la Police Nationale, le “Maistre” ne saura jamais quel homme politique ou quel homme puissant ou les deux à la fois dirigeait le plus grand réseau de trafic de cocaïne en France, à cette époque. Il a été arrêté comme un criminel en Angleterre, menotté et embarqué par la police, pour être ensuite placé en détention provisoire à son retour en France. Il y a eu quelques photos dans la presse anglaise vite retirées.

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Le “Maistre” est tombé seul. Ce n’était pas un “donneur”. Ses hommes lui vouaient une grande admiration et, au SRPJ, l’ambiance s’est assombrie. Il y régnait comme un sentiment vague d’injustice alourdi par l’évidence d’une impuissance cruelle puisque ressentie par les policiers quand ils se font doubler par la vraie pègre, celle des hommes politiques.

Les services de renseignements ne sont pas au service de la police. Ils sont d’abord au service du politique, de la pègre, de la mafia des non-dits et des hauts faits d’indulgence, l’indulgence plénière accordée aux trafiquants de stupéfiants.

Ce n’est pas rien, aujourd’hui, d’être un baron de la drogue. Car ce sont eux qui détiennent le pouvoir politique en France.

Le jour où un élu politique décidera de légaliser les ventes de stupéfiants, alors vous saurez que cet élu est honnête.

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Sinon, en attendant ce jour de gloire, il vous faudra faire, comme les policiers, faire semblant de croire que la police sert encore à quelque chose en France…

– Peut-être à renseigner les hommes politiques qui renseignent les barons de la drogue ?

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Un gros “Bonnet” de la PJ qui avait un humour certain disait que la police serait sauvée le jour où elle s’arrêterait elle-même !

Et il déroulait ainsi, à partir du verbe “arrêter”, des variations spirituelles, pirouettes et jeux de mots, sur ce qu’il fallait changer pour avoir une police qui arrêterait enfin les criminels au lieu d’arrêter les honnêtes gens… au lieu de ne pas arrêter les moins honnêtes… en s’arrêtant elle-même !

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Si Michel NEYRET est un salaud, alors il faudra inventer un mot dans la langue française pour désigner ceux qui font tomber les ex-inspecteurs ou les commissaires de police quand ils deviennent un peu trop dérangeants.

C’est vrai que Michel NEYRET faisait son cinéma, mais le cinéma, c’est le vrai travail de la police :

– distraire le bon peuple de France des problèmes réels qui doivent lui être cachés… pour ne pas troubler l’ordre public,

  • l’ordre des voyous de la Vème “Ripoux-blique” maçonnique de France !
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N’oubliez jamais qu’un cambrioleur, pour agir, ne doit pas éveiller l’attention de ses futures victimes.

La France est volée, la France est violée, la France est pillée, mais dormez tranquilles, braves gens, la police veille sur vous !

Et si la police vous surveille, c’est pour que vous ne puissiez rien savoir ou ne rien dire de ce que vous pourriez savoir et surtout ne rien faire savoir aux autres Français, quitte à vous faire taire définitivement.

Car la police s’arrête tellement peu elle-même, qu’elle n’a pas de limites quand il s’agit d’arrêter le peuple pour protéger les intérêts de la caste de voyous qu’elle sert.

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#MeToo – Drôle de dialogue de gestion à trois, entre Feufeu, Véro et le préfet de région pour la PJ – As guest star, COLUCHE

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– “J’te resitue la PJ ou pas ?” demande COLUCHE… poliment d’abord, hein.

– “Nan, c’est bon, t’y es ! Tu t’rappelles…

Donc j’te représente pas Feufeu et les autres astérisques*, ceux qu’on a changé les prénoms pour pas qu’y s’vexent ou pour qu’y divorcent pas.

– Rideau !

Nan, pour qu’y s’ouvre, le rideau, pas qu’y s’ferme.

– Qu’y sont cons !

Les trois coups au théâtre ?

Moi, j’aime pas… ou plus.

– Surtout pas en PJ ou dans la PN.

Tu comprends les 3 coups, les 3 coups des 3 points, moi, j’finis par faire une jaunisse avec le chiffre “3” comme les Gilets Jaunes avec la “Ripoux-blique” maçonnique.

– Y’en a marre du chiffre 3 !

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C’est comme dans les couples, ça marche jamais à trois.

Y’en a toujours un qu’est l’cocu des deux autres.

– Un peu comme dans l’histoire dont j’vais t’parler pass’que Véro, elle sait pas trop comment raconter cette affaire à trois, avec le préfet de région, elle et Feufeu.

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Donc ouvrez le rideau, siouplaît sur le bureau de Véro (bah ouais, elle avait un bureau à elle, Ducon !) et l’entrée de Feufeu en fanfare, comme d’hab..

– “Véronique, jeudi, vous m’accompagnez à Lyon à la réunion préparatoire pour le budget de l’année prochaine, au dialogue de gestion !”

Véro :

– “Mais le télégramme précise que seuls les chefs de service doivent s’y rendre. Donc, moi, je reste ! Le dossier est prêt avec toutes les projections et les tableaux de bord du service.”

Les chefs adorent les camemberts même s’ils puent les faux chiffres.

Bon, faut accorder à Feufeu qu’il était un bon gestionnaire et qu’il aurait été difficile de l’abuser.

Il aimait les camemberts, soit !, mais pas les camemberts qui puent, les camemberts bien faits.

– “Vous ne pensez pas que je vais bosser comme un malade sur des projections de dépenses prévisionnelles ? J’ai pas le temps. Donc vous m’accompagnez et vous me donnerez les chiffres exacts quand j’interviendrais.”

Feufeu était sur tous les fronts à la fois :

– l’administratif,

– le financier

– et l’opérationnel, surtout le judiciaire en lien avec les juges.

Et c’est vrai que les gars avaient traité une grosse affaire de stups suivie de près par Feufeu qui lâchait jamais rien.

Véro :

– “Si j’y vais, j’y vais comme je suis.”

– “Ah non, vous allez faire un effort vestimentaire. Il est hors de question que j’y aille avec une fille qui met des bottes d’esquimaux, des pulls qui ressemblent à rien et des pantalons larges.”

– “Dans ce cas, vous y allez tout seul ! De toutes façons, je ne gagne pas assez d’argent pour me payer un tailleur-pantalon.”

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– “Tailleur-jupe ! Je pourrais enfin voir vos jambes”, plaisante le chef.

– “Tailleur-pantalon ! Et vous ne verrez rien car j’irais comme je suis sapée tout le temps.”

Feufeu, provocant :

– “Et si je vous emmène faire les boutiques avec moi, cet après-midi ? On part vers 16H00 et je vous ramène à 17H00. C’est moi qui paye !”

[Véridique]

Véro :

– “Niet ! Je ne pourrais jamais vous rembourser votre argent. Donc c’est à prendre ou à laisser. Ou vous me prenez telle que je suis ou vous partez tout seul à Lyon !”

Véro et Feufeu, y s’chamaillaient tout l’temps comme chien et chatte.

Feufeu tente une dernière proposition :

– “Mais je ne vous demande pas de me rembourser ce que je vous offre gratuitement !”

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Véro, traîtresse :

– “Et votre femme, elle en pense quoi, que vous habilliez les filles du service ?”

– “Ma femme n’en saura rien et c’est en tout bien tout honneur.”

Véro, dubitative :

– “Sûrement, c’est pour cette raison que votre femme ne doit pas le savoir. Donc, pour moi, c’est habillée avec mon pull que j’essaierais de mettre moins long que d’habitude et un pantalon moins large que d’habitude, mais sortis de ma chic garde-robe pas chère, que je vous accompagnerais demain.”

– “Sans les bottes de ski ?” Demande Feufeu qui est en train d’accepter d’emmener Véro avec lui, une Véro qu’est toujours fagotée comme un as de pique, à une réunion en préfecture de région.

Mauvais présage, l’as de pique !

jim carrey fitness GIF

– “J’passe vous chercher le matin à votre domicile et j’vous raccompagnerais le soir itou” rajoute Feufeu

– “Nan !”, dit fermement Véro. “Je viens à la PJ et on part ensemble du service. Jamais vous ne me raccompagnerez chez moi !”

– “Faites chier avec vos principes ! Ca va me faire perdre du temps. A quoi ça sert de revenir au service ? On va devoir traverser toute la ville.”

– “Ca sert à éviter les ragots.” répond Véro

– “Dans ce cas, j’vous veux à 07H00 tapantes dans la cour de la PJ.”

C’est ainsi que Feufeu et Véro prirent la route, en se chamaillant toujours, pour Lyon.

Véro ne se souvient plus s’il y avait un chauffeur.

Feufeu prend toute la place dans sa mémoire.

Je fais court.

– Y fallait pas qu’y z’arrivent en retard, de toutes façons.

– Fermez les rideaux, siouplaît !

On change de scène.

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Cette fois-ci, les rideaux s’ouvrent sur une immense salle de réunion comme Véro n’en avait jamais vue, avec plein de mecs en costumes, attablés comme des élèves dans un amphithéâtre, s’apprêtant à recevoir le cours ex-cathedra du Maître des agapes.

Feufeu s’installe et il fait signe à Véro de s’asseoir à côté de lui.

– C’est la seule fille dans toute la mâle assemblée.

Et quelle fille !

Car si Véro a accepté de faire un effort vestimentaire, elle porte.. toujours… un pull en laine avec un col montant, un pantalon en velours et… des bottes, mais pas de ski.

C’était l’hiver aussi, m.rde, faut la comprendre.

Un homme gros, gras, libidineux au ventre qui déborde de la table, regarde Véro.

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– Le genre d’individus qui plaît à Véro !

Tu vois le genre ?

A te donner la nausée même si t’as rien pris au petit déjeuner.

Je n’écrirais pas “avaler” car Véro supporte pas ce verbe “avaler” tant la manière dont le type la fixe est obscène.

Elle a l’impression d’être devenue une tranche de rumsteak saignant posée sur la table d’un pitbull pas castré.

– Même Feufeu se croit obligé de relever le défi et de fixer dans les yeux l’impudent !

Qu’est, quéquette, le préfet de région… le “soi-même”, çui qui convoque, qui invoque et qui défroque.

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– Véro, elle a toujours le chic pour se faire remarquer par des gens comme ça dont elle a rien à foutre, elle !

Mais qui gouvernent la France, y paraît.

Le préfet de région sent que le courant passe… “mâle” et, alors, il fait une réflexion vacharde :

– “J’avais dit “uniquement les chefs de service” ! Que fait cette fille avec vous, M. le commissaire ? C ‘est votre secrétaire ?”

Ricanements dans la grande salle remplie d’hommes qui auraient bien aimé venir avec leurs secrétaires “particulières”.

– Mais pas forcément pour travailler sur le même sujet que celui initialement prévu dans le télégramme envoyé uniquement aux chefs de service pour les chefs de service.

Véro a envie de répondre au “gros plein de soupe” avec son amabilité coutumière mais Feufeu pose sa main sur la sienne en la serrant fort, juste pour lui faire comprendre de se taire.

Puis il prend la parole et vend Véro au préfet de région en bon maquignon, trrop trognon, pour une fois qu’y fait des compliments pour de vrai sur Véro.

  • Ou pass’qu’y se défend ?
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Il vante Véro pour ses compétences professionnelles, en expliquant que c’est inutile de se bourrer le crâne de chiffres quand on a avec soi quelqu’un qui maîtrise bien le sujet, justement, et pas celui auquel semble penser le préfet de région, toujours grognon qui se renfrogne, en visant Feufeu, d’où le retour de feu,

– pas de flamme, hein ?!

– “Est-ce à dire que vous déléguez la gestion de votre service à cette jeune fille ?” Fustige le préfet, moqueur et méchant.

Feufeu réplique et ça, il sait faire :

– “Non, Monsieur le Préfet. En PJ, on dit : “- A chacun son métier et les vaches seront bien gardées.” Mon job à moi, c’est de prendre des décisions, pas de commenter des camemberts même si on est au pays des fromages.”

Silence gêné dans la salle.

Le préfet ne lâche pas le morceau :

– “Je pourrais vous renvoyer, vous et votre petite secrétaire ! Puisque vous ne voulez pas la faire sortir.”

Feufeu répond, imperturbable :

– “Vous pourriez. Au fait, elle est gestionnaire, pas secrétaire !”

Véro est restée.

– Et Feufeu aussi, bien sûr !”

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COLUCHE s’éclipse.

Vous allez comprendre pourquoi.

C’est moins drôle mais tout aussi instructif, en tous cas pour ceux qui veulent comprendre comment fonctionne la Police Nationale.

Le directeur adjoint du SRPJ avait raison.

Libéré de l’obligation de rechercher lui-même les renseignements nécessaires pour défendre le bilan budgétaire du SRPJ, Feufeu est reparti de cette réunion en ayant satisfaction pratiquement sur toutes ses demandes d’abondement budgétaire, même sur celle d’augmenter son budget de fonctionnement l’année suivante, malgré le gel budgétaire programmé pour faire face aux déficits de certains services moins bien gérés que le sien.

Donc le commissaire a pu intervenir avec brio pour protester contre l’annonce faite par le préfet qu’il était prévu de reverser aux services déficitaires les économies qui auraient été engrangées par les services bien gérés. Car, pour un énarque, un service bien géré est un service qui n’a point besoin de tant d’argent dans son budget, puisqu’il s’en sort et arrive même à réaliser des économies !

Ainsi, l’année suivante, ce service exemplaire d’un point de vue budgétaire devra supporter le gel d’une partie de son budget annuel pour répartir, en fin d’année, l’excès budgétaire dégagé par lui au profit d’autres services dilapidateurs qui, eux, ont besoin d’argent pour payer leurs factures de fin d’année parce qu’ils n’ont pas su prévoir et/ou gérer leurs dépenses annuelles.

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– Heureusement Feufeu avait prévu le coup et la PJ, en tous cas, son SRPJ, avait tout provisionné au centime près pour payer toutes les factures de l’année, sans dégager un franc de bénéfice.

Ce principe de répartition des économies effectuées par des services vertueux au profit de services gaspilleurs, péréquation douteuse moralement, était une trahison du principe de déconcentration budgétaire qui avait été présenté aux commissaires de police comme un contrat “gagnant/gagnant” :

– accepter d’être responsables du budget de leurs services en échange d’avoir la liberté d’engager des dépenses imprévues s’ils avaient réussi à budgéter des économies pour réaliser des travaux d’aménagement, par exemple, ou s’équiper en bureautique, la principale source d’économies étant les dépenses énergétiques non contrôlées à cette époque (eau, électricité, gaz).

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Sauf que le préfet de région a tout démonté et démontré que l’application logique de l’annualisation budgétaire veut qu’à la fin de l’année, tous les fonds soient dépensés, point-barre, et pour des dépenses effectives. Par conséquent il était impossible de programmer des investissements avec les économies réalisées par le service sur son budget de l’année en cours pour l’année suivante.

Le fameux “socle 0” (zéro) a fait mal au cul de beaucoup de commissaires qui s’étaient investis personnellement dans une “chasse aux gaspi” pour finalement apprendre, lors de cette première réunion de dialogue de gestion, que leurs économies allaient servir à équilibrer le budget d’autres services moins performants et moins regardants dans leurs dépenses.

C’est ainsi que fonctionne l’administration française, en récompensant les mauvais élèves et en sanctionnant les meilleurs, l’incompétence appelant l’incompétence et provoquant un cercle vicieux dépensier puisque les déficits d’un service prodigue doivent être comblés par l’Etat, qu’importe l’origine de ces déficits.

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Le pire, c’est qu’un chef de service généreux qui régale ses agents avec l’argent public sera plus apprécié qu’un chef de service pointilleux et rigoureux. Et vous auriez tort de croire qu’un chef de service généreux avec l’argent public saura gérer ses effectifs correctement. Le plus souvent, l’argent public sert à récompenser les copains de la bande de coquins qui ont appris à s’en mettre plein les poches !

Le système d’attribution des primes dans la Fonction Publique d’Etat en est la preuve la plus criante. Plus t’es incompétent, plus tu gagnes en confiance dans l’estime du chef de service qui est lui-même un grand incompétent,

– “un con pétant” car y pète plus haut que son Q !” de COLUCHE.

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COLUCHE revient.

“De temps en temps, le préfet de région fixait cette jeune fille mal attifée qui parlait à l’oreille de son chef, lequel ensuite assénait ses arguments sans coup férir pour obtenir le maximum d’avantages pour son SRPJ.

– Fini de rire !

Certains commissaires regardaient, envieux, Feufeu, qui prouvait au préfet de région qu’il savait bien, – merci pour lui ! -, gérer son service et le budget de son service. Il avait réponse à tout jusqu’au coût des lignes téléphoniques oublié par d’autres dans leur budget, peu habitués dans ces années d’expérimentation de la déconcentration budgétaire à assurer un contrôle de gestion analytique.

[Là, c’est Véro qui est revenue à l’improviste]

La réunion se termina plutôt bien et le préfet de région vint saluer Feufeu, en le félicitant sur la tenue de son budget. Pas un centime n’avait échappé à l’audit de service.

Véro se tenait à l’écart. Elle n’avait plus qu’une hâte, partir et sortir de ce luxe ostentatoire avec tout ce beau linge habillé comme dans une soirée de gala de charité, sauf que les fonds recueillis allaient servir à la noble cause de combler le déficit budgétaire d’un Etat français qui ne contrôlait rien en vérité.

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Feufeu se tourna vers Véro :

– Vous m’accompagnez au cocktail ? C’est une obligation protocolaire ! Et surtout, vous allez vous régaler. Et moi aussi ! Car j’ai faim.”

Ils traversèrent une Préfecture qui ressemblait à un palais seigneurial, en marchant sur des tapis rouges insultants de richesse que les bottes de Véro écrasaient sans remords.

Il y avait des escaliers tellement larges qu’une armée aurait pu s’y engouffrer à l’aise, Blaise !

La salle de cocktail était encore plus grande que la salle de réunion.

Partout des tables nappées comme des princesses dégorgeaient de nourriture en proposant à la volaille présente des décolletés de corbeilles remplies de victuailles à en vomir ses tripes !

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Rien qu’à regarder ces petits fours se jouer des tours sur des plateaux d’argent, ces canapés de saumon rose et de caviar noir avoir l’air de ne pas vouloir être touchés par ceux qui faisaient mine de ne pas y toucher, eux qui allaient être dévorés sur place, du canapé-lit à la promotion-canapé, l’attraction étant la même, on avait le ventre plein jusqu’au gosier !

– Gavés comme des oies la veille de l’abattage rituel.

Véro regardait cette débauche d’agapes et repensait aux orgies felliniennes tandis que le préfet ressemblait de plus en plus à ces Romains aux mains dégueulasses, grasses et boudinées tripotant tout, de la salade de fruits de la passion pathologique à la chair malade des truites venues se faire peloter dans cette porcherie des plaisirs interdits.

Car des femmes, agents de la préfecture, concubines, maîtresses ou épouses, invitées à ce cocktail, s’offraient en spectacle et montraient à qui mieux mieux, sous des airs enjôleurs et aguicheurs, qui, une paire de mamelles, qui, une paire de jarretelles sur des bas résille invitant la main goulue à saisir le fruit défendu.

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– “Véronique, le préfet de région voudrait faire votre connaissance !”

Véro sursaute.

C’est Feufeu qui l’interrompt dans son cauchemar qui est pourtant le rêve de tout zigomard.

– “Mais je croyais que je ne devais pas être là !” proteste Véro qui a un haut le coeur à l’idée de devoir rencontrer l’amateur d’orgies felliniennes, le mateur d’égéries pelviennes.

Trop tard, le préfet s’avance vers Véro, comme un crapaud qui voudrait gober une mouche, sous l’oeil inquiet de Feufeu qui connaît bien la sauvageonne du service.

– “Surtout vous êtes gentille, hein, Véronique ? Sinon il serait capable de me faire muter à Pétaouchnok !”

Véro est tétanisée par la tentative de rapprochement physique du gros plein de soupe, libidineux à souhait.

Elle n’entend plus la voix de Feufeu et, de toutes façons, elle ne croit pas à son histoire de mutation expresse si elle ne voulait pas devenir la maîtresse du gros plein de soupe.

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Le type n’arrive pas à regarder Véro dans les yeux.

Malgré son pull en laine avec un col montant, il fixe sa poitrine tellement salement qu’elle a tout à coup l’impression que son pull s’est déchiré et qu’il voit ses seins.

Elle lui foutrait bien sa main dans la gueule, mais voilà, elle n’est pas en PJ et elle est entourée de personnes bien élevées et de femmes de la haute société pour qui montrer leurs seins, ce n’est pas un problème. C’est leur passeport-santé, leur passe-droit et leur sécurité sociale !

– “Véronique, laissez-moi vous présenter M.., préfet de région et de police du SGAP de Lyon.”

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Caligula Alavacomgetepus

Le préfet s’avance, encore plus prêt, trop prêt de Véro qui recule instinctivement :

Ses gros yeux globuleux ont glissé de ses seins vers son entrejambe, comme si son pantalon en velours était devenu transparent.

Elle se sent nue mais pire que nue, retenue dans une prison de conventions sournoises qui l’empêche de se défendre contre les peloteurs et les flatteurs :

– Surtout pas de scandale !

Manifestement le type fantasme tellement que relever sa tête et regarder poliment Véro dans les yeux, pendant qu’il lui parle ou que Feufeu lui parle, serait trop demander au gros plein de soupe.

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Véro se tourne alors vers Feufeu, c’est à dire que, brutalement, elle présente délibérément son dos au préfet, le laissant bêtement tendre sa main dans le vide, une main que Véro a refusé de saisir :

– “Je croyais que je ne devais pas être là. Donc je n’y suis pas. Bon, maintenant, on y va ?! Cest vous qui disiez qu’il fallait qu’on rentre avant que le brouillard ne tombe sur la route, non ?!”

Il y a des hommes, rien qu’en regardant des femmes, ils les salissent du regard.

Et, ayant rappelé à Feufeu qu’il était temps de partir, Véro prit la poudre d’escampette, quittant le palais seigneurial de l’ogre qui voulait la manger toute crue et qui s’en est trouvé un peu bête.

Feufeu a été muté peut-être trois ou quatre mois après cette offense faite au gros plein de soupe qui se prenait pour un seigneur féodal.

– Sincères condoléances !

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Véro est très gaffeuse.

J’avais prévenu :

– L’as de pique, c’était un mauvais présage !

Mais Véro a refusé de culpabiliser.

– Quand même, un préfet de région peut pas muter un chef de service parce que la fille qui l’accompagnait l’a humilié publiquement ?

– Il y a eu d’autres raisons à la mutation de Feufeu, forcément, hein ?!

– Rassurez-moi !” rigole COLUCHE.

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“Quoiqu’il en soit, aller assister à une réunion de dialogue de gestion où il faut discuter du bon emploi des deniers publics pour, ensuite, aller se gaver comme des oies sur le dos des contribuables français lors d’agapes papales, c’est déjà la preuve qu’il y aurait des tas de raisons de muter…

– des préfets comme le gros plein de soupe !

Et pas à Pétaouchnok mais chez les Zoulous mangeurs d’hommes, les Amazimos :

– “Y’a bon, bwana !”

D’ailleurs “Nyam-nyiam”, “miam-miam” en français, ça veut dire “mangeurs d’hommes” ou “grands mangeurs” chez les Dinka, peuple du sud du Soudan.

– Si, c’est vrai, piss’que j’te l’dis, Ducon !”

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#MeToo – Le jour où les filles de la PJ ont niqué Pierre JOXE, alors ministre de l intérieur.

Le “Rouquin”* nous avait rassemblés dans la grande pièce de convivialité, actifs et administratifs, pour nous annoncer la bonne nouvelle :

– Pierre JOXE, le ministre de l’intérieur, allait venir visiter la PJ, ce soir !

Hors de question de ne pas être à son poste, même si le ministre de l’intérieur n’arrivait au SRPJ que vers les 20H00.

Evidemment, allez savoir pourquoi, le “Rouquin” fixa avec insistance le “club des trois”, les Drôles de Dame de la PJ, Fatima*, Agnès* et moi, même génération, même forme de résistance à l’obéissance hiérarchique.

– “Avec ou sans les formes”, ajoute ce coquin de COLUCHE en visant d’autres formes que celles de la politesse.

Il insiste pour que j’ajoute :

– “Celles de la jeunesse et de la joliesse !” mais ça m’agace un peu…

En même temps, COLUCHE me montre que, pour ce patron d’un SRPJ de l’époque, exhiber son personnel féminin, c’était se comporter comme les patrons du CAC40 qui exhibent leurs signes de richesse extérieure, en rentrant dans la compétition de ceux qui en ont le plus :

– plus de pouvoir, plus de sexe et plus de fric !

Plus les filles étaient jeunes et jolies, plus le service était coté par et pour les mâles.

Un peu comme dans les boîtes de nuit où la gratuité de l’entrée pour les filles est compensée par la promesse pour les dragueurs/chasseurs de trouver du gibier à leur convenance.

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Après tout la Fonction Publique de l’Etat français n’est que le reflet de cette société en déliquescence et décadence qui pourrissait par la tête.

Aujourd’hui la France est un grand corps malade atteint par un taux de corruption-records qui fait d’elle, sans aucun doute, la République la plus bananière de l’Europe.

– La “Françafric” a tué la France !

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– “Aussitôt le patron parti, les trois filles se réunissent dans leur QG, le bureau de Véro.”

C’est COLUCHE qui raconte à nouveau :

– “Il est hors de question de rester jusqu’à 20H00, ce soir ! Je dois sortir avec Patrick*, aller au cinoche et après au restaurant avec ses copains du rugby”, dit Agnès, la future victime de ce que tu sais, toi qui me lis.

– “Moi”, ajoute Fatima*, “j’ai ma petite fille. Elle ne peut pas se passer de sa maman. Tout ça pour accueillir un ministre ! Il n’a qu’à l’accueillir seul, son ministre. On n’est pas payées à jouer les hôtesses d’accueil.”

Les deux se tournant vers Véro :

– “Alors, tu proposes, quoi ?”

Véro sourit.

– “On avisera les filles, mais on se cassera avant 20H00, promis.”

Les trois filles se regardent et éclatent de rire.

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A la PJ, avec Véro, elles ne se sont jamais ennuyées et elles pouvaient compter sur elle pour les défendre.

La journée se passe relativement tranquillement dans l’ambiance toujours “hot” de la PJ qui ferait passer des numéros d’exhibition érotique en sex-shops pour des cures d’abstinence sexuelle.

Puis, c’est l’heure de partir.

Véro tente une première approche purement administrative, plaidant la cause de Fatima* basée sur la nécessité pour elle de partir à l’heure car elle doit s’occuper de sa petite fille, ajoutant “malade”.

– C’est de bonne guerre !

Le “Rouquin”* l’envoie “ch.er”, un peu près en ces termes.

– “J’vous ai déjà dit “Non”. Vous faites “ch.er” et de toutes façons vous êtes une “ch..euse”. C’est “non” et ce sera toujours “non” !

Je veux toutes les filles présentes ce soir.

Le ministre viendra vous serrer la main personnellement, à vous, dans vos bureaux respectifs.”

– “Mais il y a Danielle la blonde, et Elisabeth”, proteste Véro vainement. “Elles, rester, ça ne leur pose aucun problème.”

A u contraire, Danielle, elle adorait se faire “palucher” par les mecs de la P.J. et surtout les patrons. Si Feufeu ne la pelotait pas et ne la bécotait pas tous les matins en arrivant au service, elle tombait malade et devenait neurasthénique.

  • Faut comprendre son mec était cheminot, conducteur de trains ! Il était pas souvent là.

– Alors un ministre… !!!!!!!!!!

– “Oui, mais elle a cinquante ans et Elisabeth… Euh… Bon, c’est pas pareil.”

Elisabeth, pourtant bien foutue, n’était pas terriblement sexy, c’est vrai.

– Mais Véro, non plus !

Enfin, c’est ce que pense Véro.

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Le patron se retourne, menaçant, vers Véro :

– “Je vais voir le directeur de la Sécurité Publique. Si, à mon retour, l’une d’entre vous s’est barrée, elle pourra dire “adieu” à sa prime !

Sans exclure d’autres sanctions.

– Ne me donnez pas le plaisir de vous sanctionner, Mademoiselle !”

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Aparté de Véro :

Le “Rouquin” ne pouvait pas me blairer.

Il détestait les personnels administratifs, sauf lorsqu’ils étaient d’un grade inférieur à ceux des inspecteurs de police.

Voir la police être gérée par des cadres administratifs, des S.A., “Sections d’Assaut”, formation paramilitaire des Nazis, nous rendaient équivalents, Norbert et moi, pour le “Rouquin”, aux S.S..

En plus, comble de l’horreur, Feufeu m’avait envoyée en stage deux fois de suite à l’ENSP de Saint-Cyr au Mont-d’Or, des stages de gestion dans le cadre de la déconcentration budgétaire.

L’ENSP, Ecole Nationale Supérieure de la P olice, est réservée aux commissaires de police.

Feufeu a une excuse pour avoir commis ce crime de lèse-majesté contre le “Rouquin” :

– sa chère et tendre épouse était un cadre bancaire.

Et, à mon avis, elle n’était pas agent d’accueil.

Feufeu aimait les femmes intelligentes et entreprenantes.

Donc, pour lui, être une femme et connaître la comptabilité n’était pas incompatible.

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– “Donc voilà ma Véro, avec les filles, coincées à l’intérieur du SRPJ à attendre un “Pierre JOXE”, ministre de l’intérieur, dont elles n’avaient que faire… pour rester poli.”

COLUCHE reprend l’affaire :

– “Elles z’avaient déjà un mec !

– Pas la peine de s’en chercher un autre, non ?

Nos trois drôles de dames se regroupent devant les fenêtres du SRPJ, les fenêtres du premier étage qui surplombaient la cour d’honneur.

Y’a des gars qu’arrivent en uniforme et en habits de cérémonie.

Les officiels font des marques sur le sol.

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Curieuses, – quand t’es jeune, t’es curieux de tout, elles observent ce manège où le rang, les grades, les insignes prennent une importance amusante quand tu sais qu’en PJ, la compétence primait sur le grade, ce qui aurait dû être le cas pour les autres services.

Mais, dans les autres services, c’est plutôt l’inverse !

– Plus t’es con, plus tu montes en grade.

Comme ça, les plus cons, ceux qui gouvernent, y sont sûrs de pouvoir continuer à gouverner sans être renversés par une bande de plus cons qu’eux.

– Quoiqu’à leur place, je me méfierais !

Y’a des cons méchants.

– Et un con méchant, ça s’raisonne pas !

Piss’qu’y raisonnent pas.

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Donc, tu vois le spectacle :

– les trois donzelles aux fenêtres du premier étage, larges et grandes comme un balcon, et les policiers, genre CRS, en bas, à défiler, à répéter la cérémonie d’honneur comme y disent.

Pis, tout à coup, y’en a un qui lève le nez !

– Et qu’est-ce qui voit ?

En haut, tout là-haut, une brune pétillante et sexy, une autre brune langoureuse et sensuelle, et une blonde amusante qui fait le clown pour amuser les copines devant la vitre…

J’te laisse deviner qui était la blonde.

Là, tout s’arrête ou tout s’embrouille ou plutôt tout s’emballe !

Les mecs, au lieu d’regarder le chef, ils lèvent tous les yeux vers les fenêtres du SRPJ.

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Aparté de Véro :

Tout ce qui est écrit est véridique !

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“Tu comprends, tu peux rien contre les lois de la nature :

– XX attire XY et réciproquement !

– Quoiqu’tu fasses, t’es baisé-e !

Et ma Véro, bah, elle comprend tout d’suite le parti qu’elle va pouvoir en tirer, de ce pouvoir de séduction sur les policiers qui doivent rester imperturbables en attendant l’arrivée de Pierre JOXE, surtout qu’il est déjà 18H40.

Elle fait signe aux filles qui se rapprochent pour prendre les consignes.

– Et vas-y !

Le show “Coco-Girls”, rideaux bien ouverts, peut commencer.

– Surtout qu’elles ont été à bonne école avec les mecs de la P.J. !

En-bas, les policiers se marchent dessus dans la cour d’honneur :

– C’est à qui veut voir les filles danser et les exciter !

L’arrivée de Pierre JOXE se transforme en spectacle “show”, très chaud.

Les fusils ne sont plus tenus droit alors que se redresse un autre engin propre à la gente masculine.

Le chef ne contrôle plus rien.

Les gars ne peuvent pas s’empêcher de regarder les filles danser et les allumer.

– Et ils aiment ça !

Le directeur departemental de la securite publique du Nord Jean-Claude Menault lors de sa prise de fonction en 2008.
Carlton de Lille : Le capitaine Denis Gumez, ancien chef de la police des moeurs lilloise, entendu par la police des polices

Ils n’écoutent même plus les ordres du chef qui s’égosille devant eux pour rien.

Il faut dire que le chef tourne le dos aux fenêtres du SRPJ, lui, pour faire face à ses hommes qui vont devoir faire une drôle de haie d’honneur au ministre de l’intérieur qui arrive incessamment sous peu.

Ils ont tous le nez en l’air et la branlette en marche.

Le chef semble enfin comprendre d’où vient le problème.

Il se retourne et voit les filles en-haut, en train de danser et d’allumer ses hommes !

Ce n’est pas possible.

Véro en profite même pour lui envoyer un big bisou, d’un souffle élégant avec sa main jolie.

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Il fallait bien viser, car il fallait viser le chef pour pouvoir partir.

Même pas deux à trois minutes plus tard, le “Rouquin” déboule dans la pièce où les filles s’amusent comme des petites folles à exciter les mecs.

– “Tout le monde dehors !

Vous prenez vos cliques et vos claques et je ne veux plus vous voir au service.

Et vous sortez par la cour de derrière, pas par la cour d’honneur.

Je ne veux pas avoir votre viol sur la conscience.”

Véro et les filles ont sauté de joie !

Elles avaient gagné.

Elles z’avaient niqué Pierre JOXE.

De COLUCHE : – “Pour Véro, faire des heures sups avec Feufeu, le commissaire principal, sous-directeur du SRPJ, le soir, c était pas de tout repos !” #MeToo

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Journée comme une autre…

Un sifflement traverse le mur du son mais ne me touche pas.

Je ne bouge pas !

Un, puis deux, puis trois sifflements, puis enfin la tête de Feufeu fumax, une tête qu’il vient de passer par la porte de mon bureau :

– “J’vous ai déjà dit que, quand je sifflais, vous deviez accourir dans mon bureau !”

Moi, étonnamment placide (des fois, je me surprenais moi-même) :

– “Je ne réponds jamais à un homme qui me siffle dans la rue. Et au bureau, je fais pareil.”

Feufeu éructant :

– “Mais je suis votre chef de service !”

– “Un chef de service ne siffle pas ses agents. Et je ne suis pas votre chien, encore moins votre chienne.”

– “Dans mon bureau, tout de suite !”

Moi, me levant :

– “Bah voilà, quand c’est demandé gentiment…”

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Tout ce qui est écrit dans cet article est véridique.

Je le suis dans son bureau qu’il se hâte de regagner pour avoir l’air de dire qu’il n’est pas venu me chercher mais que j’y suis allée toute seule.

– Ah les hommes, j’vous jure !

Feufeu s’est assis.

Il s’est calmé.

Il était comme ça, “soupe au lait” mais pas méchant, mufle mais très poli.

Si je devais le comparer à un héros des séries télévisées, j’écrirais que c’était “Chapeau Melon” avec son style très british, sa permanente blonde incroyable et son parapluie de dandy.

Il ne lui manquait plus que son Emma PEEL, l’actrice si sexy toute de cuir noir vêtue.

– “Véronique (oh là, il m’appelle par mon prénom, ce n’est pas bon signe), il faut que je vous parle. Asseyez-vous !”

Je m’asseois.

L’heure est grave.

– Va-t-il m’annoncer que je ne suis pas titularisée et, même, que ma carrière se termine après quelques mois passés en PJ ?

– “J’ai toujours dit que vous étiez une erreur de recrutement des RG (Renseignements Généraux), ce que je maintiens. Vous n’auriez jamais dû rentrer dans la police.”

Il guette une réaction de ma part en vain.

Je me contente de regarder son bureau, toujours bien rangé.

Feufeu était soigné de sa personne et très méthodique.

– “Ce soir, je passe dans votre bureau et nous reprenons ensemble tout l’audit que vous avez effectué sur les consommations d’essence des voitures du service. Une “deudeuche” qui fait du 10 litres au cent, j’ai jamais vu ça de toute ma carrière !

– Disparaissez et que je ne vous revois pas de toute la journée.”

Ouf, je suis soulagée, ce n’était que “ça”, une saute d’humeur doublée d’un contrôle du travail effectué en soirée, de mes tableaux de bord à vérifier ce soir avec lui.

D’ailleurs c’était curieux, ce contrôle de dernière minute pour ce soir.

Car Feufeu était connu pour avoir des horaires réguliers et stricts, lui permettant de préserver sa vie privée, sa vie de famille.

Ce commissaire était très organisé dans sa journée et dans ses taches hebdomadaires, au contraire du directeur qui se laissait porter par les évènements, c’est à dire répondait à toutes les invitations de cocktails et autres amusements publics à l’extérieur du SRPJ. Protocole oblige !

– Heureusement que c’était Feufeu qui dirigeait le SRPJ !

Bref, revenons à nos moutons, comme dirait COLUCHE aux abonnés absents pour l’instant.

J’avais trouvé le sous-directeur nerveux, mal à l’aise, mal luné, donc vraiment mal… sans savoir pourquoi.

C’était à cause de moi mais j’ignorais ce que j’avais fait de si mal, sachant que les fautes professionnelles dans la police sont bien souvent le cadet des soucis de chefs de service bien plus occupés à gérer le faire-semblant :

– faux chiffres, fausse activité, fausse culpabilité mais vraie innocence des faux accusés.

En P.J., j’ai vite appris que la police, c’était comme au cinéma du pur cinéma !

Plus tard j’allais aussi apprendre que la P.J., c’était quand même le meilleur service des pires services de la Police Nationale tant cette immense farce était jouée par tous les acteurs de la police d’Etat avec un sérieux impressionnant et un aplomb bluffant de cynisme et de désinvolture.

La journée se déroula tranquillement, le chef, Feufeu, se terrant dans son bureau comme s’il respectait sa propre consigne de ne pas sortir de son propre bureau… et de disparaître.

18H30 !

Je commence à m’impatienter.

– Qu’est-ce qu’il fait ?

Il tricote des chaussettes de laine pour les prisonniers de la Crim’ qui se sont évadés de la prison centrale, ceux dont les portraits s’affichent sur les avis de recherche de la police tant ils se sont assimilés à la pègre, à force de la fréquenter ?

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Je décide de ranger mes affaires et de remettre les bons d’essence dans leurs enveloppes quand Feufeu rentre dans mon bureau dont il referme la porte immédiatement derrière lui.

Très détendu, il prend la chaise devant mon bureau, mise là pour recevoir les fonctionnaires quémandeurs et râleurs, puis il s’installe à côté de moi.

– “Alors voyons ce tableau de consommation annuel ! Où sont les bons d’essence ? Je pointe sur le tableau et vous, vous les reprenez un par un. Je veux vérifier la consommation de toutes les voitures du service, même celles de fonction.”

L’heure passe… Il est vite 19H30.

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Nous avons franchi la ligne blanche, celle de la deudeuche, et j’ai pu prouver que, manifestement, la consommation de cette petite voiture au moteur réputé économique est ruineuse à cause des bons d’essence remis par les gars lorsqu’ils se servaient de ladite deudeuche.

Tout à coup, des coups sont frappés à la porte, plusieurs fois et de plus en plus fort.

Là, Feufeu se redresse sur la chaise, droit comme un “i”.

Il me fait signe de me taire.

Je lui obéis, ce qui est rare.

Je sens que le moment est grave car son expression s’est figée, faussement détendue, avec un sourire de squale inhabituel chez lui.

Béru enfonce la porte, plus qu’il ne la pousse, suivi d’un collègue-armoire de la Crim’ qui s’est rejeté dans l’ombre du couloir dès qu’il a vu que l’adjoint du directeur était avec moi dans le bureau.

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– “Alors quoi, on s’enferme dans son bureau, Monsieur le sous-directeur ? Avec une fille, celle qui…”

– “Sortez !” ordonne Feufeu d’une voix que je ne lui connaissais pas, interrompant Béru lancé dans sa divagation tandis qu’il tanguait tant bien que mal dans notre direction, poussé vers moi, comme un bateau ivre, complètement bourré.

– “Sortez immédiatement de ce bureau, sinon je vous fais convoquer devant un Conseil de Discipline ! Et vous pourrez dire “adieu” à votre carrière de policier”.

Je dois reconnaître que ce commissaire avait un courage certain car c’est peu que de dire que Béru bourré n’écoutait personne et faisait ce qu’il lui semblait bon de faire pour satisfaire ses instincts, lui tout seul ou à plusieurs.

Béru recule sous le regard métallique du “patron”, de son patron qui porte discrètement la main à sa hanche comme s’il était armé, ce qui était peut-être le cas.

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Béru pivote tel un gros ours sur lui-même, chancelant et se rattrapant à l’armoire forte.

– “Vous saviez, hein ? Hein que vous saviez ? C’est pour ça que vous êtes venu, ce soir ?”

– “Vous racontez n’importe quoi, répond fermement Feufeu. Quittez immédiatement ce bureau et j’oublierais votre intrusion dans ce bureau !”

L’autre, “l’armoire” humaine qui attendait Béru dans le couloir, se barre.

Moi, je me demande ce qu’ils savent, tous les deux ou tous les trois, que j’ignore.

Béru trouve la porte de sortie, comme un aveugle, en s’appuyant de la main sur le mur et en suivant les angles de l’armoire forte, la vraie et seule armoire métallique qui ferme à clef parce qu’elle contient les armes du service.

Puis il se retourne soudain, tel un taureau fumant des naseaux et prêt à repartir à la charge :

– “Vous me le paierez, patron, je vous le jure ! Vous avez tout fait foirer.”

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Béru sort enfin.

– “On s’en va ! Vous prenez vos affaires et je vous raccompagne jusqu’à votre voiture, maintenant !”

– “On peut savoir ce que vous avez fait foirer ?”

– “Véronique, prenez votre manteau (c’était l’hiver) et partons. Il n’y a rien à savoir, rien que vous ayez à savoir !”

Des fois, j’obéis.

Ce soir-là, j’ai été obéissante.

J’ai suivi mon chef, ce qui était assez exceptionnel.

Dehors, il faisait très froid.

Feufeu a tenu à me raccompagner jusqu’à ma voiture.

Il m’avait proposé de me conduire lui-même jusqu’à mon domicile où je vivais seule, en tout bien tout honneur. Il serait venu me chercher le matin pour aller au travail, ma voiture étant restée au parking du SRPJ.

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J’ai refusé.

Il était marié et, même s’il ne m’a jamais fait de proposition malhonnête, le fait d’être vu avec une fille à une heure aussi tardive ou, pire, d’arriver avec moi, le matin, au SRPJ, aurait ruiné sa réputation… et accessoirement la mienne !

Avec le temps, je me suis dit que c’était peut-être ce qu’il voulait ?

– Non !

Pas coucher avec moi, mais faire croire que… ?

– Histoire de faire croire que j’étais “maquée” par un patron, ce qui signifie “pas touche”.

Les hommes, c’est compliqué à comprendre.

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Je le préfère en blond, San-Antonio, car Feufeu était blond. Il manque à l’acteur le côté très british de Feufeu avec sa permanente impeccable.

j’avais compris que, ce soir-là, il était été prévu que ce fût mon tour… de passer sur la table de la convivialité.

Sans lui, je ne sais pas ce qui se serait passé.

Je me serais défendue, sûr. Or mon bureau était plein d’armes à feu avec un stock de munitions suffisant pour tuer tous les policiers d’une Section, fût-ce celle de la Crim’.

Le lendemain matin, je me suis pointée dans son bureau.

Mon chef de servive a maintenu sa version, rien d’inhabituel à la visite de Béru.

Je savais bien que, bourré, Béru ne se contrôlait plus !

– Qu’allais-je imaginer ?

Il fallait que j’arrête de me poser des questions et que je me remette au travail comme si de rien n’était.

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  • C’est vrai, quoi, qu’est-ce qu’elle a, ma gueule ?

C’est Fatima* qui a vendu la mèche !

Par solidarité féminine et puis, par curiosité aussi.

– “Alors, il paraît que Feufeu t’a raccompagnée, hier soir ? Ils ne parlent que de ça entre eux, les gars. Ils sont furieux contre lui et ils ont promis de se venger.”

Je regarde Fatima* :

– “Et ils avaient prévu, quoi, les gars ?”

– “Tu sais bien, comme Hélène*. Hier soir, ce devait être ton tour de passer sur la table. Mais, si je l’avais su, hier, je serais venue te le dire,Véronique, crois-moi !”

Oui, j’étais un peu en colère… contre tout le monde.

Evidemment, tout devenait clair, les heures sups, l’attente de Feufeu qui s’en foutait en fait que la deudeuche fasse du 10 litres au cent.

– Pourquoi personne ne me l’avait dit ?

Car j’aurais réglé le problème à ma manière et plus jamais aucune fille n’aurait subi ce type d’agressions, JAMAIS !

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J’ai foncé dans le bureau de Feufeu.

J’aurais dû lui dire “merci”.

Je l’ai “pourri” !

– “Pourquoi vous ne m’avez pas dit ce que Béru et les autres voulaient faire, pourquoi ?”

– “Ne vous méprenez pas, Véronique, je ne suis pas amoureux de vous. Je comprends votre colère. Mais c’est justement parce que vous n’êtes pas comme les autres que je ne pouvais pas les laisser vous faire “ça”. C’était trop dangereux avec vous. Vous n’auriez jamais pardonné et le SRPJ aurait été éclaboussé par un scandale énorme. Vous connaissant, vous auriez écrit !”

Voilà, c’est fait.

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J’ai écrit.

L’après-midi, Béru s’est vengé.

Lorsque Feufeu est arrivé au service, après le repas de midi, avec son mignon parapluie à la “Chapeau Melon”, son adorable petit cul musclé et sa coiffure si bien ordonnée, Béru l’a plaqué contre le mur et lui a collé un baiser sur la bouche,

– un baiser INTERMINABLE !

Les gars avaient parié que Béru ne pourrait pas fourrer sa langue dans la bouche de Feufeu.

Donc tous les gars de la PJ, prévenus à l’avance, s’étaient massés à l’entrée du SRPJ pour ne pas rater le spectacle :

  • Béru contre San-Antonio !
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  • Ce qui valut à Béru d’avoir à choisir,
  • un choix cornélien !
  • … entre arrêter de boire ou arrêter de travailler dans la police.

Il a quand même choisi, contraint et forcé, la cure de désintoxication, sachant que le commissaire, dans ce cas, ne le renverrait pas de la police.

Feufeu aurait pu porter plainte contre Béru, se venger bassement. Pourtant tout le monde savait que, Béru, dès 10H00 du matin, il était bourré.

Le sang-froid du commissaire principal, sous-directeur du SRPJ, a été étonnant. Il a su mériter le respect des policiers qu’il dirigeait, sans faiblir dans son autorité, en arrêtant les moqueries à son encontre par une procédure exemplaire d’humanité, administrative mais pas pénale.

L’alcoolisme, c’est une maladie et ça reste d’abord une maladie, la maladie de la grande majorité des flics qui dérapent dans la Police Nationale.

  • Boire ou mourir !
  • L’alcool, c’est l’eau de feu qui permet de se suicider socialement sans utiliser son arme à feu quand un policier n’en peut plus de tout ce cirque où même Monsieur LOYAL qui le représente est corrompu jusqu’à la moëlle de l’os.
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Si les Français savaient ce que savent les policiers, il y aurait une révolution en France !

#MeToo – Cold case en PJ: “Hélène et les garçons-Le Mystère d Agnès-épisode 115” avec comme invité-surprise, COLUCHE.

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Ma première affectation, choisie par moi, fut la PJ, un SRPJ (Service Régional de Police Judiciaire) de province au centre de la France.

– Mon premier sentiment ?

Avoir été affectée dans un bar à putes.

Première journée de visite des locaux et différents services sous la conduite du chef inspecteur divisionnaire, surnommé aimablement la “grosse pute” par ses collègues, à louvoyer entre les mecs qui se collent à toi dans les bureaux et ceux qui jouent aux frotteurs dans les couloirs.

– Manifestement, la chair fraîche était appréciée à sa juste valeur !

Surtout quand la fraîcheur mélangeait deux saveurs pour les fauves à la recherche de nourritures sexuelles, celle de la nouveauté et celle de la jeunesse…

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J’étais arrivée dans ce service en sachant à peine dire “m.rde” à une personne très malpolie, les gros mots étant interdits dans ma famille, et j’en suis repartie avec un vocabulaire de charretier à faire pâlir d’envie un certain écrivain nommé Frédéric DARD.

– Pour ceux qui voudraient s’initier à l’ambiance PJ, je leur conseille de lire ou de relire la collection des “San Antonio” du même auteur.

J’étais à peine déniaisée à mon arrivée et je fus complètement désabusée à mon départ sur la nature proprement et indécrottablement sex-addict des hommes.

Au bout d’à peine deux ans, j’avais quitté ce service où s’appeller “Béru” était un surnom bien mérité, un Béru fort sympathique ajun mais odieux quand il avait bu.

Il faut savoir qu’à partir de 16H00, les gars de la “Crim” étaient régulièrement bourrés et intenables pour la plupart.

Si une fille de bonne famille les avait croisés le soir dans les rues de cette ville de province ouvrière, elle aurait changé de trottoir, serré les fesses et hâté le pas pour arriver chez elle très vite.

– “Comm’y disent à Paris-Match, le poids des mots, des poids-lourds de la gnole et de la branquignole et le choc des photos, l’entrechoc des pare-chocs !”

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  • C’est la citation préférée de COLUCHE sur San Antonio !

COLUCHE s’invite.

Je continue néanmoins en vous priant de bien vouloir excuser les interruptions “involontaires” dues à mon invité qui n’en est plus une, de surprise, étant un esprit familier dans ma vie palpitante et trépidante.

  • Si vous voulez une vie calme, ne rentrez pas dans la police !

– “Ou alors, acceptez qu’elle rentre dans vous et faites-vous niquer tout le temps…” de COLUCHE.

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  • “A force de se faire trouer le cul, on finit par se trouer le coeur !” De COLUCHE

Evidemment la visite des services pour les deux stagiaires, Norbert et moi-même, avait commencé par le rez-de-chaussée, le service de la Crim’.

J’ai cru qu’ils avaient ouvert les portes de la prison centrale au SRPJ, sans doute un lâcher de mauvais garçons à mine patibulaire entre deux interrogatoires.

Mais je fus vite rassurée :

– En fait, il s’agissait d’inspecteurs et d’enquêteurs de la PJ, qu’on se rassure effectivement, bâtis comme des armoires et au périmètre cervical faisant douter de l’extinction des hommes de Néanderthal.

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Nous suivions la “grosse pute” qui nous faisait faire le tour de la PJ, Norbert me précédant et moi-même restant prudemment en arrière, en oubliant du coup de protéger mes… arrières !

Donc j’eus un premier contact avec un Néanderthalien qui s’avéra très chaotique :

– sans doute le choc des cultures !

L’individu connu des services de police puisqu’il en faisait partie et était lui-même en service, m’emboutit à l’arrière et, pensant que j’allais tomber, voulut m’enserrer pour me soutenir, prétendit-il.

Ni une ni deux, c’est un réflexe, désolée !, il se reçut un coup de genou dans les boules.

Stupéfait d’une telle audace, il protesta :

– “Mais je ne l’ai pas fait exprès !” s’exclama-t-il

Ce à quoi je répondis :

– “Moi non plus, je ne l’ai pas fait exprès. Par contre, si vous me touchez une deuxième fois, je vous casse les couilles et là, je l’aurais fait exprès. Et vous donnerez le “bonjour” de Véronique à Madame votre épouse !”

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Il y eut comme un silence, je n’écrirais pas “un ange qui passe” car les anges ne passent pas dans ces services.

C’est ainsi que, dès le départ, les présentations furent faites sur un mode très défensif me concernant.

Je rappelle, pour ceux qui ne me connaîtraient pas, que je suis un “garçon manqué”. Frapper est ma réponse physique contre toute agression… physique.

Moi aussi, j’ai un côté néanderthalien que j’assume avec mon autre côté, ce cerveau reptilien à l’instinct de survie prédominant dès qu’il s’agit de protéger ma petite personne insignifiante.

Dans les boites de nuit, ambiance très PJ finalement genre “bouge, bouge, bouge… !”, je servais de garde du corps à mes amies que j’aime belles et attirantes quand nous sortions en boîte, oui, mais pas pour nous faire mettre en boîte.

– Malheur à ceux qui croyaient que c’était dans la boîte ou que l’affaire était dans le S.A.C. !

Nous allions en boîte pour danser, pas pour nous faire sauter !

Et si nous sautions, c’était en dansant, pas en baisant.

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  • C’est du Krav Maga !
  • Moi, j’appelle ce sport, du combat de rue, car j’ai appris à rendre les premiers coups en me battant contre les garçons, très tôt dans ma vie de fille.

Dire que cette entrée en matière dans la PJ me permit de tenir la meute de chiens en laisse serait très exagéré.

Le pire de tous était la “grosse pute” qui avait des techniques de pénétration redoutables, genre se faire ouvrir une armoire sous prétexte d’y rechercher du matériel ou des dossiers pour venir se coller à toi quand tu lui tournais le dos.

Seule parade : – rechercher le dossier demandé en se tenant de biais comme dans les peintures égyptiennes et en étant prête à lui broyer les couilles s’il lui prenait l’envie de recommencer.

Ceci expliquant peut-être cela, cette dépravation des moeurs, les bureaux des gars à la PJ de cette époque étaient décorés de posters de nus féminins qui permettaient de savoir d’où ils tiraient leur “Q-lture” si poussée :

– le magazine PlayBoy !

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  • Qu’y puis-je mais si les hommes préfèrent les blondes ?
  • Même les soldats de Daech préfèrent les blondes !
  • LA PREUVE :
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Pas besoin de devenir gynécologue pour tout connaître de l’anatomie féminine,

– encore une fois, rentrez dans la police !

Pour équilibrer cette débauche de nus féminins, j’avais décidé d’afficher un nu masculin dans mon bureau. A cette occasion, j’ai pu remarquer combien il était plus difficile de trouver un poster d’homme nu avec un sexe non couvert qu’une femme à poils photographiée dans toutes les positions possibles et imaginables !

Néanmoins, j’ai pu enfin trouver un poster d’acteur nu intégralement, de face s’il vous plaît, avec un phallus de taille imposante, celui de Sylvester STALLONE du temps où il exerçait ses talents dans le cinéma porno.

Mais, après l’avoir affiché dans mon bureau comme un trophée féminin, pendant deux semaines, et m’être amusée des réactions des mâles confrontés à cette compétition déloyale qui les complexait, il fut décidé par l’un d’entre eux… de couper court à cette débauche morale féminine, en lui coupant son zizi, à Rambo !

Il a suffi d’un week-end en mon absence pour que le poster fût amputé de la partie la plus dérangeante pour ces messieurs complexés, devenus tout à coup pudiques et pudibonds.

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  • Il faut enlever le magazine, Joey pour être une STARR !

Evidemment je ne surprendrais personne si je vous apprends que je fus moins bien notée que mon collège stagiaire MASCULIN, mais non émasculé, à la fin de la première année.

– Il paraît que je n’étais pas gentille !

Ce qui est vrai.

D’ailleurs je vais vous en donner la preuve exacte et entière.

C’est l’affaire “Hélène et les garçons !”

Car, en PJ, nous avions, nous aussi, nos mystères, comme l’épisode du même nom, le “Mystère Agnès”.

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Ces mystères s’agençaient dans un parcours initiatique sexuel.

En effet, une tradition dans la PJ, en tous cas dans ce SRPJ, voulait que les filles passent sur la table au nom de “l’esprit de corps”.

La “grosse pute” d’alors m’avait déjà expliqué qu’une fille qui rentrait dans la police devait avoir le sens du “service pubis” [COLUCHE !]

De COLUCHE : – “Bah, quoi, c’est vrai, non ? On parle de Q ou quoi ?]

… et pousser le sacrifice jusqu’à offrir son corps à la France, c’est à dire aux gars qui prétendaient servir la France.

Devant mon scepticisme et mon peu d’enthousiasme à l’idée de passer sur la table des supplices plus que des délices, alors que “si j’avais été gentille”, mon obéissance m’aurait permis d’être mieux notée que Norbert, d’où la menace de ne pas être titularisée dès ma première année, il fut décidé que je serais moins bien notée que mon camarade de stage MAIS quand même titularisée dès la première année.

– Ah si j’avais été un homme !

Ce fut la première fois, il y en eut beaucoup d’autres dans ma carrière !, où j’ai dû expliquer à la “grosse pute” :

De COLUCHE : – “Non, vous savez pas encore ? Combien de fois faudra-t-il le dire et l’écrire ? Véro, elle le disait tout le temps dans la police, à chaque changement de service !”

Donc j’ai dit à la “grosse pute” ce que j’ai dû répéter souvent, plus tard, dans ma carrière :

– “Si j’avais voulu faire pute, je ne serais pas rentrée dans la police nationale.

Je serais devenue au moins escort-girl et je serais devenue riche, très riche !

En baisant les hommes plutôt que de me faire baiser par eux, c’est à dire en les faisant payer.

  • Baiser pour rien, gratuitement, c’est idiot, non ?”

Cette réponse ne plaît jamais aux hommes.

– C’est vraiment une espèce bizarre, les bipèdes à couilles.

Vous allez comprendre pourquoi je vous parle de cette tradition en PJ, à cette lointaine époque, qui était de faire passer une fille sur la table lors d’un week-end “convivial”.

“En banlieue, on appelle “ça” une tournante pass’qu’on a pas le mêm’point d’vue !” dit COLUCHE, mon invité-surprise.

– “J’te fais une photo ?”, rajoute COLUCHE.

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Eric MORVAN, le DGPN d’aujourd’hui (Directeur Général de la Police Nationale), propose d’ailleurs de remettre de la “convivialité” dans les agapes organisées par les services de police aux fins louables d’éviter les suicides dans la PN :

– Eros et Thanatos,

  • l’homme n’a jamais rien inventé de mieux sur terre, surtout les Vénérables Frères !

COLUCHE revient.

“Changement de décor.

Même service, même SRPJ.

Véro avec deux autres collègues de travail, deux ravissantes biches, Hélène* et Fatima*.

L’une affectée à la Crim’, au rez-de-chaussée, pour son malheur, l’autre affectée à la SEF (Section Financière) au premier étage pour son bonheur.

– Faut comprendre aussi !

Le commissaire de la SEF est un type bien.

Il en existe, pas beaucoup, mais il en existe.

Il rigole pas avec ces choses-là.

Donc Fatima peut draguer et être draguée sans craindre de se faire aborder à la pirate et de se faire saborder le cul de basse-fosse.

– Si, un chef, un vrai chef, ça peut servir à quelque chose, la preuve ! Ré-affirme COLUCHE

  • Si c’est un chef et qu’il en a… des couilles, lui aussi !

Être un homme, c’est parfois savoir faire respecter les femmes et les respecter soi-même.

Véro veut appeler ce commissaire “LEMIEL*” car c’est des mecs comme ça qui sont le “miel” de la police.

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  • Brisons le silence, qu’y disent !
  • Voyons voir d’abord s’y z’acceptent que Véro brise le silence sur le tabou des violences sexuelles dans la Police Nationale !dit COLUCHE.

J’vous raconte :

Un jour…,

– pass’que la nuit, y’a qu’les putes qui travaillaient dans les services de police, la nuit, à cette époque, piss’qu’y avait pas d’filles policières dans la police…

…Un jour, donc, Fatima est allée voir Véro.

Là, il va falloir que je laisse parler Véro car c’est un truc de filles et seule une fille peut décrire “ça”.”

– Merci, COLUCHE !

Je reprends le texte et la main sur le clavier.

Un matin, Fatima est venue me trouver dans mon bureau.

Elle était pâle, les traits tirés et manifestement, elle avait pleuré.

– “Véronique, tu sais pour Hélène ?

– “Je sais quoi ?”

– “Mais tu n’as pas remarqué son absence ?”

– “Non. Tu sais, je ne m’occupe pas des affaires des autres. Qu’arrive-t-il à la belle Hélène ?”

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Fatima n’a pas souri sur l’allusion à la beauté d’Hélène, belle jeune fille brune “maquée” par un rugbyman, ce qui devait imposer le respect aux gars de la Crim’.

Fatima se lève et va fermer la porte de mon bureau. Elle me regarde droit dans les yeux, en totale détresse :

– “Elle est passée sur la table. Ils l’ont prise à plusieurs vendredi soir alors que Patrick*, son copain, l’attendait à l’extérieur dans la voiture. Tous bourrés comme d’habitude !”

– “Quoi ?” Je vais pour quitter le bureau et aller gueuler chez le Directeur mais Fatima me retient.

– “Non, elle ne veut pas déposer plainte. Ils l’ont menacée et elle a peur aussi que Patrick revienne avec les autres (ceux de l’équipe de rugby) et que le sang coule. Il irait en taule.”

– “Alors pourquoi tu viens me dire ça, si on ne peut rien faire ?” lui dis-je en colère.

– “Pour que tu trouves comment la venger sans qu’elle le sache ! Ils doivent être punis.”

Et Fatima s’est mise à pleurer, doucement, pour ne pas être entendue, sursautant au moindre bruit de pas derrière la porte.

– “OK, on va se venger !”

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J’aurais pu prendre une grenade ou une mitraillette dans l’armurerie puisque je gérais le budget, les moyens matériels, l’armement et le parc automobile, défi que j’avais relevé pour prouver qu’une femme pouvait gérer la logistique dans la Police Nationale.

Dans cette fonction éprouvante, j’admets que l’aide du sous-directeur hyper-actif et faisant feu de tous bois, d’où son surnom “Feufeu”, m’avait été bien utile pour distinguer la différence entre des grenades en verre et des ventouses médicales…

Ce commissaire était aussi surnommé “Feufeu” parce qu’il n’était pas du nom du mois de mars, du mois de la guerre.

Et je me rappelle encore sa tête, quand, ayant entrepris de faire l’inventaire des armes, j’avais retrouvé ces drôles de boules de Noël en verre cachées dans de la paille et que j’en avais déposées deux ou trois sur son bureau pour savoir ce que c’était.

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Il s’était jeté sous son bureau et m’avait hurlé d’en faire de même.

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Puis il avait compté fébrilement au moins jusqu’à dix… Et s’étant relevé, il avait appelé la “grosse pute”, le larbin de service, qu’il avait chargé de prendre toutes les autres GRENADES au liquide instable selon lui, planquées au bas de l’armoire forte et découvertes par moi, grenades si vieilles qu’elles étaient utilisées pendant la Première Guerre Mondiale, en lui ordonnant d’aller vite les faire exploser dans une carrière (sic) quelque part loin de la ville.

J’avoue avoir eu un regret, un bref moment de regret, de les avoir toutes remises à la “grosse pute” en écoutant Fatima me raconter ce qui était arrivé à Hélène, absente et hospitalisée pour maux de ventre.

– “Je suis de permanence samedi matin. Tu en es aussi ?”

– “Oui, je peux venir !”

Aux racistes qui ne veulent pas différencier mais racialiser les êtres humains, j’en profite pour leur faire remarquer que, souvent, les actes de résistance auxquels j’ai participé dans la police, ont été accomplis avec des policiers d’origine maghrébine ou des frangines musulmanes comme Fatima ou Sihem SOUID.

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Fatima avait été recrutée parce que fille de Harki, enfant d’une famille ayant combattu pour la France en Algérie. Aujourd’hui nous avons des patrons dans la police qui privilégient le recrutement des Salafistes ou des filles ou des fils du FLHaine, lesquels détestent la France, dans le seul but inavouable d’acheter la paix sociale dans les zones de non-droit.

– Bande de lâches !

Vous trahissez deux fois ceux qui donnent et ont donné leur sang pour la France.

Donc Fatima est venue pour se battre avec moi ce samedi matin-là.

Le lundi matin, les gars avaient tous perdu leurs chers posters en chair de femmes exposées nues :

– une vraie “razzia” !

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Certains avaient des posters qu’ils avaient gardés précieusement pendant plus de dix ans et qu’ils aimaient presque charnellement, comme s’il s’agissait de la photo de leurs maîtresses ou de leurs femmes à poils, les poils pubiens à cette époque étant très à la mode.

Les gars n’ont jamais fait le rapprochement avec l’affaire d'”Hélène et les garçons”, persuadés qu’il s’agissait d’une opération “mains propres” conduite par le commissaire LEMIEL*, le chef de la SEF.

C’était le seul capable de remettre de l’ordre dans la PJ et le seul qui avait déjà exprimé son désaccord sur cette débauche de corps de femmes nues dans des bureaux où étaient entendues parfois des femmes en tant que victimes ou en tant que témoins mais aussi des mineurs.

La pornographie n’était pas du goût de ce commissaire à la déontologie irréprochable et à la tenue morale impeccable.

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C’est ainsi que Fatima, la fille de Harki, et moi-même, la fille née au Maroc, nous avons vengé notre amie Hélène, en pouffant de rire chaque fois que nous voyions les gars pleurer sur une porte de placard nue, toute nue, sans poster, ou vider toutes leurs poubelles à la recherche de leurs icônes à poils, photos perdues de leur jeunesse qu’ils ne retrouveraient jamais car elles étaient trop anciennes et que c’était leurs premières excitations sexuelles et leurs premières masturbations non intellectuelles, et etc..

En plus, comble de l’horreur pour eux, le commissaire LEMIEL* en avait profité pour faire interdire la pose de nouveaux posters de PlayBoy, la place ayant été nettoyée.

– Etait-ce seulement une décision opportune d’interdiction ?

Je me suis toujours demandé si Fatima qui, tout comme moi, avait beaucoup d’estime et de respect pour ce commissaire, si Fatima qui était sa secrétaire particulière, avait osé lui avouer ce qui s’était passé et pourquoi nous avions retiré les posters de femmes nues, d’où son interdiction formelle d’en remettre de nouveaux.

– Oui, les gars, c’était nous, Fatima et moi qui vous les avions pris, vos posters de PlayBoy, pour venger Hélène, notre amie !

C’était une vengeance de papier mais ce fut une belle vengeance quand même.

Pour la PJ, l’épisode 115 de la série “Hélène et les garçons”, “le mystère d’Agnès” est enfin résolu en 2019.

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COLUCHE conclut ainsi :

– “Maint’nant, les cons, vous comprenez pourquoi y’en a plein qui voudraient faire taire Véro sur ce qu’elle sait de la Police Nationale ?

Le jour où elle va écrire ses mémoires, y’en a qui vont pleurer.

– Pas à son enterrement mais au leur !

Parole de COLUCHE”

L’Emmerdeur pas Mort”*

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N.B. : Les prénoms avec astérisque ont été changés à la demande des protagonistes et/ou victimes de l’épisode 115 d'”Hélène et les garçons”.

De COLUCHE : – “#MeToo – Le jour où Robert PANDRAUD a abordé Véro dans la cour du commissariat d Orléans et lui a promis qu il s occuperait d elle personnellement !”

robert pandraud – Qwant Recherche

page122b

– “Ouaip, le temps est venu, comme y disent les frangins, de tout raconter.

Des fois, il faut vider son S.A.C..

C’était dans les années 90 que j’ai pas connues mais qu’Véro, elle, elle a très bien subies.

– Bon, j’te la fais courte ou longue ?

J’sais pas encore.

C’est Véro qu’explique et moi, bah, j’te réexplique… Vaut mieux 2 explications plutôt qu’une car, sinon, tu comprends rien.

Voilà, t’as Véro, elle sort du commissariat, genre bâtiment central massif, un peu comme son directeur de l’époque, court sur pattes et massif aussi.

Il était tard le soir, pass’que, Véro, elle travaillait tard le soir.

– Surtout quand elle était appelée par son directeur !

Donc, voilà Véro qui sort du bâtiment…

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[COLUCHE mime ma démarche ou s’efforce de la mimer, un peu comme quand il se déguisait en femme et se dandinait comme une danseuse du Lido, “les valseuses à l’abri” précise-t-il]

– Et qui voilà qu’elle voit, Véro ?

Un autre massif, tout aussi court sur pattes qui semble attendre quelqu’un.

Un peu plus loin, y’a les motards ou des motards qui semblent attendre, eux aussi, quelqu’un.

Les gars regardent, amusés, Véro arriver.

  • Un p’tit gros, ouaip, un peu comme moi, je vous le CON-CE-DE, mais en moins con et en plus gros !

– Non, Véro dit qu’il était pas trop gros mais, par contre, il portait avantageusement le ventre des ronds-d’cuir qui ne bougent plus beaucoup de leur fauteuil de haut fonctionnaire.

– Sinon y tomberaient !

Pass’qu’y en a plein qui voudraient les faire tomber pour prendre la place… leur place.

– Leur fauteuil !

T’es con ou quoi ?

– Ou tu fais semblant ?

Donc, voilà Véro qui sort du bâtiment…

– Ah non, elle est déjà sortie !

Bon, alors, elle descend l’allée d’une démarche gracieuse et décidée.

– OK, j’enlève “gracieuse” pass’que, si t’as pas vu comment Véro marche, t’as jamais vu une cane se déplacer comme elle.. ou elle se déplacer comme une cane, un pas j’me penche, deux pas, j’me re-penche, la balle au centre et le cul d’poule dans la trajectoire de l’oeil du mâle.

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Bon, alors, Véro descend l’allée de son allure d’allumeuse malgré elle, même qu’on a jamais compris, moi l’premier, pourquoi elle plaît aux mecs.

Et là, elle se fait héler par le massif à pattes courtes qui l’aborde ainsi :

[COLUCHE se place face à une jeune femme imaginaire, avec l’air benoît et bête qu’ont les hommes avant de vous faire un compliment encore plus idiot qu’eux]

– “Mad’m’z’elle, ce n’est pas avec lui qu’y faut sortir mais avec moi !” qu’y lui dit.

“Si vous voulez faire carrière, lui ne peut rien pour vous.

Mais moi, je saurais m’occuper de vous !”

Et le mufle d’ajouter :

– “Je m’appelle Robert PANDRAUD !” comme s’il venait de dire : – “Je suis le Président de la République française et j’ai tous les pouvoirs.”

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Les motards qui assistaient à la scène étaient morts de rire mais s’efforçaient de ne pas le montrer à l’individu qui osait aborder Véro ainsi, p’t’tre bien renseigné sur ses “z’amours” malgré elle, mais mal renseignée sur c’qu’elle était.

– “Si j’avais voulu faire pute, j’serais sur le trottoir au centre ville. Et si j’voulais faire carrière, je ne l’devrais jamais aux hommes.” qu’elle lui a claqué dans la gueule, Véro.

– C’est tellement vrai qu’elle a jamais pu faire carrière dans la Police Nationale, Véro !

Faut reconnaître que les gars de la BMU, y z’ont pas pu s’empêcher d’éclater de rire devant la mine déconfite du gros plein d’soupe.

  • Fallait pas, ça l’a énervassé !

– “Vous allez l’regretter !” qu’il lui a crié tandis que Véro sortait du commissariat en le plantant là, comme un con qu’il était.

Le type y trépignait sur place comme un fou ou une poupée gigogne ou encore le Zébulon du Manège Enchanté :

– “Tourni, tournicoti, tourni, tournicoton !”

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Si, j’l’ai vu !

C’est Véro qui m’demande comment j’le sais piss’que j’y étais pas et qu’elle, elle est partie, sans même se retourner pour regarder çui qui l’avait prise pour une pute.

Voilà, ce fut la première et la dernière fois que Véro rencontra Robert PANDRAUD.

– Lui, par contre, y l’a jamais oubliée !

Nan, l’histoire s’arrête pas là.

Car le lendemain, y’a eu une explication de textes entre Véro et son directeur.

– C’est pas pass’qu’elle faisait des heures sup avec lui qu’y fallait que tout le monde s’imagine, en particulier n’importe quel con, qu’il pourrait lui faire faire aussi des heures sup..

D’autant plus qu’entre Véro et son directeur, rencontré presqu’en même temps que son homme de compagnie, le seul dans sa vie, ça faisait huit ans qu’il la faisait chi.r à vouloir qu’elle l’épouse !

Il avait même divorcé sans lui demander son avis et s’était servi de ce divorce pour la culpabiliser, genre :

– “C’est de ta faute si je t’aime, épouse-moi !”

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Véro a épousé son homme de compagnie.

On n’abandonne pas son animal de compagnie, jamais !

Véro, elle fait partie d’une association protectrice des animaux, même des bipèdes à couilles.

En plus, de toutes façons, y voulait pas !

– Son homme de compagnie qu’elle l’abandonne..

Y menaçait de se suicider.

Et la nouvelle femme qu’y devait remplacer Véro auprès de son directeur pass’qu’elle voulait pas épouser son directeur s’était, elle, suicidée, bien que déjà mariée… Ouf !

Chasseresse à ses heures perdues et diablesse aimant le sexe, elle était parfaite.

– Sauf qu’elle s’est fusillée !

Pour de vrai…

Un jour de chasse sans gibier.

– J’ai rien oublié ?

Et pis, si son directeur avait pas décidé du coup de passer du discours amoureux aux arguments douteux, Véro, elle aurait pas été faire des heures sup dans son bureau le soir.

– Et pas pour c’que vous croyez !

Mais plutôt pour s’expliquer genre “Mégère non apprivoisée”.

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C’est vrai, quand les filles de ton service viennent te trouver pour te dire que :

– “Ton cul vaut pas de l’or et qu’elles en ont marre de devoir acheter elles-mêmes leurs stylos et le papier de leur imprimante pass’que le directeur a coupé les vivres à tout le service, faut bien prendre une décision, non ? Plus de matériel pour travailler mais gare aux retards de traitement du contentieux en attente, plus de primes non plus pour le personnel.

– Vaches maigres chez les vaches et mort aux vaches ! “

Donc Véro a dû affronter l’ami qui voulait plus être un ami pass’qu’y voulait plusse…

– HUIT ANS A ATTENDRE QUE VERO LUI DISE “OUI” !

Pauvr’mec !

Finalement je le plains.

Elle lui en a fait faire de la route, des tours et des détours pass’que, pendant c’temps-là, bah, y s’passait rien, forcément :

– “Regarde la route au lieu de me regarder !”

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– Et pis, t’as l’autr’con, pass’qu’y s’appelle Robert PANDRAUD, y croyait quoi ?

– Qu’Véro, elle allait l’suivre, monter dans sa superbe voiture de fonction, escortée par les gars de la BMU pour regagner au plus vite son hôtel de luxe et s’envoyer en l’air avec elle ?

Raté.

Mais ce même con, l’autr’con, le “Pandoer”, il l’a pas ratée, lui, Véro, question carrière dans la police.

Tout ça pour te dire qu’y faut comprendre pourquoi Véro, les mecs, des fois, ça la fatigue grave.

  • Même que ça la gave, un peu… beaucoup, à la folie !

Pass’que, pour Véro, quand un mec lui dit qu’il l’aime, elle le croit jamais.

Au moins, pour ça, elle est lucide, même un peu voyante.

– Tu crois, toi, qu’un mec, c’est capable d’aimer vraiment une femme ?

Moi pas.

J’ai pas su aimer la mienne et j’ai oublié les autres.”

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COLUCHE ajoute :

– “Oh le con qu’y m’demande : – “C’est qui, Robert PANDRAUD ?!”

C’est la “bande à Baader” qu’a foutu par-terre la police nationale avec son SAC, le SAC à PASQUA.”

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https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2010/02/18/les-secrets-de-robert-pandraud-patron-de-la-grande-maison_1307753_3382.html

Les secrets de Robert Pandraud, patron de la “Grande Maison”

Ce portrait de Robert Pandraud est paru dans Le Monde daté du 5 mars 1987.

Par Alain Rollat , Philippe Boggio et Philippe Boggio et Alain Rollat

Publié le 18 février 2010 à 11h01 –

Mis à jour le 18 février 2010 à 11h01

Ce portrait de Robert Pandraud est paru dans Le Monde daté du 5 mars 1987.


Robert Pandraud reste un homme indéchiffrable. Peut-être, tout simplement, parce qu’on ne devient pas le “premier flic de France”, vivante mémoire de tant de secrets embarrassants, sans maitriser à la perfection l’art du camouflage.

Mais, de même que la seiche se protège en projetant des écrans d’encre, il arrive que certains caractères se complaisent dans le flou par précaution d’auto-défense autant que par calcul. Surtout quand la vie leur a appris le sens du relatif, la valeur du doute, l’utilité du pragmatisme sans illusion ni conviction.

Il y a du misanthrope chez Robert Pandraud. C’est cette distance vis-à-vis de tous les engagements qui a fait de cet “agnostique libéral “ _ selon l’expression d’un de ses proches _ un parfait commis de l’Etat sans… états d’âme, cette échine souple sans être docile, successivement mise au service des gouvernements pompidoliens, giscardiens et chiraquiens, avec une brève cohabitation involontaire avec les socialistes.

Un homme plus lucide que beaucoup d’autres qui avoue sa soumission aux circonstances : ” Beaucoup d’événements n’ont pas de logique. C’est l’histoire qui finit par donner une motivation à ce que vous n’avez souvent décidé que par réflexe. Et après tout, ce n’est pas une mauvaise formule. “

[…]]

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De COLUCHE : – “Les z amours de Véro ! Au pluriel, s iouplaît…”

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Anémone, histoire d’une emmerdeuse !

Véro, elle aime pas…

– Elle aime pas être aimée !

C’est plus compliquée pour elle d’être aimée que d’aimer.

– Aimer, c’est fastoche !

Véro, elle donne tout, comme toutes les Véros d’abord, comme la mienne par exemple.

Mais elle sait pas reprendre quand c’est trop.

– Des fois, ça déborde !

Alors elle reprend sa liberté car, quand c’est toi qui aimes, tu peux repartir quand tu veux.

– Repartir à zéro aussi !

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C’est p’êt’te pour ça qu’elle aime mieux aimer qu’être aimée ?

Pour rester libre de partir ou de… rester.

– Moi, j’dis qu’Véro, faut pas trop l’aimer, ça la perturbe grave !

Pass’que, être détestée, elle a l’habitude, ça… surtout dans son ancien travail avec les poulets qui voulaient tout le temps la piquer et lui piquer ses affaires.

– “Faut la piquer, celle-là !” qu’ils caquetaient, comme des poules dans un poulailler…

[COLUCHE mime avec ses bras les coqs qui battent des ailes et, avec la tête, il mime aussi les coups de becs sur la fille qu’y faut piquer]

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Donc Véro, elle a plusse l’habitude d’être détestée qu’être aimée.

– Sauf par ses chefs !

Plus ils étaient élevés en grade, plus ils aimaient Véro !!!!

– Pourquoi ?

Est-ce que j’sais, moi ?

Pass’qu’elle est trop chiante et qu’ça les enchante ?

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Tu vois, ces mecs haut placés, y s’ennuient, au fond.

Donc quand Véro débarque, bah ça met une sacrée animation dans le service !

Enfin “ça mettait”…

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Tout ça pour vous dire que Véro, elle voulait que j’lui parle des mecs pour que j’lui dise comment faire pour rester ami avec un mec qui veut pas rester ami avec toi !

– Enfin avec elle, quoi…

Non, c’est pas qu’y veut plus être son ami, c’est qu’y veut plusse !

Les mecs, y veulent toujours plusse.

– Et Véro, elle, elle veut jamais !

Ou très peu et avec un seul mec à la fois.

Si t’arrives à lui faire la cour pendant dix ans, t’as tes chances… de pouvoir au moins lui tenir la main lors d’un cocktail.

– Sinon, renonce !

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Alors, voilà ma Véro (je dis “ma Véro” pass’que, maintenant j’ai une Véro sur terre et une autre au ciel, comme vous dites, avec moi. Donc j’y suis doublement au ciel, hein, ma Véro ?!),

Alors voilà ma Véro qui était toute contente d’avancer en âge.

– A moi la retraite, les voitures bien rangées au fond du garage, bientôt au cimetière des voitures, la Véro !

Fini de devoir entretenir la carrosserie, gonfler les pneus et le train arrière.

– Relax, ma poule, ça roule quand même !

Bah non, pass’que les mecs, même si t’as plus vingt ans, y pensent qu’à ça !!!

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Là, c’est ma Véro qui déchante.

– Mince, comment tu peux dire à un mec : “Lâche-moi les baskets !” sans le braquer, sans le brusquer, sans le boxer ?

Véro, elle sait pas dire ça.

En fait, Véro, elle frappe.

– Tu la touches, c’est direct, une baffe !

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Comme elle le sait, elle se tait et elle se retient.

L’âge, ça rend plus sage.

Et elle tente de prendre la poudre d’escampette par la petite porte dérobée pendant que le coq de village raconte ses exploits aux autres poules qui l’adulent.

C’est bête, un peu ballot de fuir…

  • Non, Véro, elle intéresse pas et elle a jamais vraiment intéressé les mecs de la basse-cour.

– Ouf !

Sinon ça se serait très mal terminé… pour les coquelets.

Mais, à son corps défendant, malgré un charme… euh,

– comment dire ?

– Tu vois ma copine Anémone ?

Ou Alice SAPRITCH ?

“JexFour agit à fond !”

Car on l’oublie pas, Véro, jamais !

Bah, Véro, elle plaît, surtout aux grands de ce monde comme y disent, ceux qui trônent d’abord sur leur Q dans une cuvette de chiottes.

– Et ça la fait royalement chi.r, de plaire, à son corps défendant !

Bref, “Vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine” et vous n’aurez pas Véro non plus.

Alors voilà, ma Véro qu’y m’demande comment faire pour garder ses amis-hommes sans les perdre au moment fatal… de la déclaration d’amour ?

– La leur, pas la sienne, bande de neuneus!

Moi, dernièrement, j’lui ai proposé d’inverser la charge amoureuse

D’ordinaire, un mec qui s’reçoit une déclaration d’amour, ça l’fait cavaler… loin d’la nana qui veut lui mettre le licol dessus avec la selle pardessus.

– Pass’que, si c’est bien d’se faire monter, faut quand même parfois changer de position !

La fille qui t’dit : -“Si on s’mettait à la colle, toi et moi ?”, tu sais bien déjà que tu voudrais pas et qu’tu reviendras pas.

– Oui, toi, mon pote ! C’est à toi que j’cause, pas à Véro.”

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Véro était pas très chaude pour tenter l’expérience avec Nicolas.

En fait elle aurait voulu lui faire savoir qu’elle l’aimait bien, qu’ça aurait pu s’faire mais que, voilà, pour des raisons indépendantes de sa volonté, ça s’fera pas…

Nicolas, Thierry, Alexandre, Henri ou Marc et j’en oublie.

– Tu vois, elle lui aurait dit qu’il était trop bien pour elle, trop, trop, trop, vraiment TROP !

Et lui, tout content, ragaillardi dans son orgueil viril, il aurait accepté d’être aimé sans devoir l’aimer, elle.

– Comme ça, elle passe jamais à la casserole !

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Méthode pas bien rôdée selon Véro, qui marche qu’à une seule condition, c’est qu’elle parte loin et très vite.

Et comme maintenant elle part plus, contrairement à avant où elle déménageait souvent, les choses se compliquent beaucoup et très longtemps.

[COLUCHE s’adresse à moi :]

– “Ma Véro, comment tu veux pas qu’un mec t’aime si tu passes ton temps à lui seriner qu’il est le plus beau et le plus intelligent et le plus ceci et le plus cela ?

Forcément qu’y va t’aimer !

Et avec la gueule que t’as, y l’est pas près de t’oublier.”

Véro, elle croyait que le mec, y finirait par s’aimer plusse qu’il ne l’aimerait, elle.

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– Non, ces cons, y s’attachent, dis donc !

JexFour, ça suffit pas.

Enfin ces “cons”… Véro proteste !

Mouais, OKayee, y sont pas si cons que ça.

C’est vrai que, malheureusement, y sont pour la plupart effectivement brillants, originaux et souvent connus.

– Parfois même beaux !

Le crime parfait pour Véro… l’homme à fuir à toutes jambes.

Le pire, c’est quand y divorcent, alors que Véro, elle leur a rien demandé.

– Rien !

– Vous auriez pu au moins lui demander son avis avant, non ?

C’est culpabilisant !

Mais c’est pas pour ça que Véro, elle va aller vivre avec vous.

Elle aime trop sa LIBERTE.

– Alors, on fait quoi maintenant ?

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Véro dit qu’elle a tout essayé.

Par exemple, y’a des filles qui se rajeunissent.

Véro, elle, elle a toujours ajouté des années à ces années et, parfois même des maladies sexuelles imaginaires à sa p’tite culotte dans l’espoir que…

Sauf qu’avec la capote, l’argument capote !

– “C’est pas grave ! J’suis prévoyant et j’ai toujours une capote dans ma poche de slip.” qu’y dit l’autr’ au grand dam de Véro qui se pâme… prise tout à coup d’une violente migraine.

– Si, Véro, elle est migraineuse.. comme les grandes dames de la haute société au XIXème siècle. C’est peut-être son numéro le plusse réussi, la migraine ou “Les Normands ont débarqué, désolée !”

Non, on dit pas : “Les Muzzs ont débarqué” même si c’est parfois sanglant quand y font des descentes dans les culottes des filles.

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  • C’qu’y énerve le plusse, Véro, c’est les pubs à la télé pour les vieux qui baisent.

– M’enfin, elle a bien l’droit d’prendre sa retraite, m.rde !

Faut arrêter d’obliger les vieilles dames à faire l’amour.

– D’accord, c’est une retraite anticipée !

Je vous l’accorde.

Faut comprendre :

– Véro, elle, devenir vieille, c’est son rêve.

Cest enfin en finir avec l’obligation de devoir faire “crac-crac biscotte” sous prétexte que des jeunes femmes doivent faire l’amour au moins une à deux, sinon trois fois par semaine.

– Stop aux heures sup !

Comme elle disait aux gars de la PJ qui lui reprochaient de pas aimer les hommes :

– “J’aime un homme, ça m’suffit. Si j’devais aimer tous les hommes, j’aurais fait pute sur un trottoir et ça m’aurait rapporté plusse de fric que de travailler dans la police !”

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Seulement voilà, Véro fait pas encore assez vieille pour ne plus plaire.

– Mais si, ça viendra un jour ! A moins que tu ne meures avant…”

Aussi la question reste posée de la DISSUASION physique.

– S’enlaidir ?

C’est difficile de faire pire avec Véro !

Déjà, naturellement… enfin, c’est pas Adriana KARAMBEU.

– Ah bon, elle a changé de mec ?

Elle ne joue plus aux ballons, avec queue… le “Coq Sportif” ?

Quant à l’aspect vestimentaire, bah, euh, bon, comment j’dirais… ?

J’arrive pas à expliquer.

C’est un peu comme un mec qui voudrait pas qu’on sache qu’il est une femme, Véro !

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– Tu m’suis ?

Moi aussi, j’m’interroge, des fois…

– Mais comment elle fait, Véro, pour plaire autant aux mecs ?

Et pis j’me rappelle qu’elle plaît surtout aux mecs qu’en ont… dans la tête !

Genre QI++++

Alors j’voudrais pas passer pour un con et donc j’préfère me taire.

C’est pas pour ça qu’y z’ont rien dans l’pantalon, ceux qu’en ont dans le QI.

– C’est souvent les plus demandeurs !

Le pouvoir, ça donne des envies de…TOUT BAISER !

Même Véro.

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De l’Abbé Pierre, cet éclair de présence qui zèbre le ciel de Paris avant l’orage de l’été : – “Le massacre des Innocents”, c’est ainsi qu’il veut que j’appelle mon article, cet article qui est le sien.

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Il est passé, très vite, très humble, presqu’inaperçu.

Il ne demande jamais rien, l’Abbé Pierre.

C’est juste une présence “qui est”.

Et des pensées qui flottent comme des nuages dans l’atmosphère terrestre, nuages éphémères dont il faudrait interpréter les formes.

– Non !

Pas interpréter les formes puisqu’il me donne forme à sa pensée flottante, qu’il me donne la forme de ses flashs, sa pensée qui est comme l’air, ou plutôt comme une lumière fugace et sage.

Résultat de recherche d'images pour "abbé pierre"

Je vois par lui, lui qui regarde au loin, si loin devant, mais si près de nous dans le temps, je vois :

– un peuple désespéré

– un troupeau de moutons qui n’ont plus rien à brouter mais qui continuent d’être tondus en attendant d’être égorgés.

  • C’est moi qui ajoute “égorgés” à cause de la suite de la vision.

Le Seigneur m’y autorise.

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L’Abbé Pierre, qui n’aime pas le “A” majuscule à “abbé” lui qui se voulait petit parmi les petits, faible parmi les faibles, pécheurs avec les pécheurs,

  • l’Abbé Pierre me montre :

– la terre de France presque divisée en deux.

D’un côté les pauvres de France, de l’autre, les pauvres qui ne sont pas de France ou qui ne veulent pas en être.

Au centre, comme sur un stade de football, un cercle d’initiés qui se croit tout permis et qui croit qu’ils vont pouvoir encore longtemps tenir l’équilibre entre deux mondes de misère, deux mondes de plus en plus misérables.

Au-dessus, le Seigneur nous regarde :

  • Ceux qui sont au centre, le nombril du monde, sont déjà condamnés.

– Mais le savent-ils ?

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Que ce soit le camp des pauvres de France qui gagne ou celui des pauvres de nulle part, les gens du Centre sont condamnés.

Ils seront shootés, chassés en-dehors des buts, butés en-dehors des champs de vie, de la vie terrestre.

  • Et ils seront butés en-dehors de la Vie, de la vie céleste.

– Par le Seigneur Lui-même !

Avant, le camp des pauvres de France devra affronter les forces de police qui ont trahi la France pour quelques euros de plus par mois,

– des forces de police qui servent leurs Maîtres maçonniques, aveuglément et stupidement.

L’armée française devra choisir son camp, le camp des gens du Centre ou le camp des pauvres de France.

Le Seigneur me montre que le choix n’est pas encore fait car les Généraux, beaucoup de Généraux trahiront pour de l’argent, les gens de France, les pauvres gens de France.

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Ils trahiront la mémoire du Colonel Arnaud BELTRAME, après l’avoir célébré comme un héros.

L’Abbé Pierre s’élève et, sous ses pieds, je vois un peuple désespéré qui n’a plus rien à perdre, que sa vie à perdre, et qui ne voudra pas perdre sa vie sans l’avoir fait perdre à ceux qui lui interdisent de vivre, de pouvoir vivre de son travail.

Il y aura des cris, il y aura des morts.

Il y aura des feux, pas des feux de joie, des feux partout, des feux de rage et de désespoir.

– “Mon peuple, aie courage !” dit l’Abbé Pierre. ” Le Seigneur ne t’abandonne pas.

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Partout autour de toi, partout autour de la France, Il construit des murs de protection infranchissables.

Le Seigneur a choisi de mettre à la tête des grands pays de ce monde des puissants qui ne sont plus des gens du Centre.

Les cris du peuple écrasé sous la dictature des riches réveilleront les morts.

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– Et les Croisés reviendront, les Moines-Guerriers !

Ils chasseront ceux qui se sont installés sur des terres chrétiennes en foulant des pieds la foi chrétienne de leurs ancêtres, de vos ancêtres.

Alors le gouvernement du Centre ouvrira les portes des prisons et libérérera les fauves pour qu’ils se retournent contre le peuple en colère.

Et les policiers tireront sur le peuple et laisseront les fauves déchiqueter les femmes et les enfants pendant qu’ils assisteront, impassibles, à l’agonie de la France.

– “Ce sera le “massacre des Innocents” !”

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La corruption a gangrené tous les niveaux institutionnels.

Ils sont déjà prêts, ceux qui se sont armés dans cette perspective, conquérir la France chrétienne et en faire un Califat.

Et même les Français musulmans qui voudront défendre la France périront comme en Algérie quand les Algériens voulaient défendre leur pays contre l’Islamisme.

  • Il sera trop tard !

– Je ne sais pas si c’est ça, l’Islam.

  • Mais je sais que ce sera ça, l’Islam, affirme l’Abbé Pierre.

Cet Islam-là se retournera contre les filles de nos cités françaises, qu’elles soient chrétiennes ou musulmanes.

Ils voudront leurs esclaves, ils voudront leurs concubines, ils voudront leurs ventres à posséder, à éventrer et ils vendront vos femmes et vos filles.

– Pourtant, vous le savez déjà !, accuse l’Abbé Pierre.

Et vous ne faites rien.

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Vous laissez faire parce que vous croyez que le temps joue pour vous.

Mais le temps ne joue pas.

Le temps tue.

A la fin, c’est lui qui gagne au jeu de la mort et de la vie.

– Car personne n’a jamais gagné contre le temps et tous nous mourrons !

Mais d’autres perdront jusqu’à leur Vie éternelle.

Ils se perdront, eux qui ont cru pouvoir faire perdre les autres à leurs jeux de pouvoir et d’argent.

Le sang coulera, le sang des pauvres.

– Mais le sang des riches coulera aussi !

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Et qu’ils soient chrétiens ou musulmans, qu’ils soient du camp des gens de France ou du camp des gens de nulle part, les pauvres se vengeront.

S’ils s’entretueront, à la grande joie de vos dirigeants, ils n’oublieront pas de monter jusqu’à Paris, jusqu’en haut de la pyramide, abattre les Maîtres du monde et porter leurs têtes sur des piques, comme les soldats de Daech, chrétiens ou pas, peu importe, tous pauvres et tous n’ayant plus rien à perdre,

– comme les révolutionnaires français,

  • car nés sur la terre de France, les pauvres de France,
  • même ceux qui refusent d’être des Français,
  • le sont devenus malgré eux !
  • Oui, ce sont des REVOLUTIONNAIRES !
  • Des coupeurs de têtes !
  • Des Français.”
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Il paraît qu’il y a une référence biblique à ce texte, pour cet article.

Mais j’ai déjà presque trois jours de retard sur la publication de cet article.

Et si l’Abbé Pierre revient timidement, presque furtivement, me rappeler par sa présence, l’urgence de la publication de cet “avertissement”, devenu pour lui une prédiction malheureusement, je n’ai pas trouvé le temps de rechercher dans la Bible à quel épisode hébraïque faisait référence “le massacre des Innocents”.

  • Promis, je vais m’y atteler !

Il semblerait que ce soit plutôt à chercher dans l’Ancien Testament, la Torah, le “massacre des Innocents”, plutôt que dans le Nouveau Testament.

Car les Juifs seront à nouveau persécutés et massacrés.

– “Mais “ça”, dit l’Abbé Pierre, vous le saviez déjà !

– Vous le savez !”

[Cri du coeur de l’Abbé Pierre qui n’avait pas un coeur de pierre, lui !

Cri du coeur de l’Abbé Pierre contre toutes les expulsions des familles opérées avec l’aide des forces de l’ordre, comme si c’était leur rôle, aux policiers “républicains”, – prétendent-ils, ces hypocrites !, de servir les riches de ce monde.]

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Voilà, je ne suis pas une “grenouille de bénitier” et je n’apprends pas par coeur la Bible.

D’ailleurs je lis beaucoup d’autres textes sacrés.

Car Dieu a existé de tous temps et en tous siècles.

Donc il faut que je me documente pour savoir à quel événement dans la Bible l’Abbé Pierre fait référence en parlant du “massacre des Innocents”.

Je le soupçonne de ne pas me donner davantage d’informations pour m’obliger à lire… la Bible, le “pensum” du soir.

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Avant de vous quitter peut-être définitivement, qui sait ?, je vais recopier un poème de RONSARD.

Je suis tombée dessus par hasard quand le vieux livre de “Poésies” m’est tombé dessus d’une pile de linges, oublié dans une armoire de famille, la mienne.

Nous dirons que c’est “le hasard”, pour faire plaisir aux gens du Centre, les gouvernants mondialistes qui rêvent d’un monde de fraternité où les Frères la Magouille et les Frères Musulmans asserviraient le peuple des mécréants et des anciens Barbares d’Europe.

Mais si les Barbares et les Berbères ont choisi de se convertir librement au Christianisme et de suivre ce dénommé Jésus, le fils de l’Homme, accepteront-ils de devenir les nouveaux esclaves d’un monde de “soumis”, les lèche-babouches des porteurs de voiles ?

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Ode XIX

“Du malheur de recevoir

Un estranger sans avoir

De luy quelque cognoissance,

Tu as fait experiance,

Menelas, ayant receu

Pâris dont tu fus deceu.

Et moy je la viens de faire,

Qui ore ay voulu retraire

Sottement un estranger

Dans ma chambre et le loger.

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Il estoit minuict et l’Ourse

De son char tournoit la course

Entre les mains du Bouvier,

Quand le somme vint lier

D’une chaîne sommeilliere

Mes yeux clos sous la paupiere.

Ja je dormois en mon lit

Lors que j’entr’ouy le bruit

D’un qui frappoit à ma porte,

Et heurtoit de telle sorte

Que mon dormir s’en-alla.

Je demanday : Qu’est-ce là

Qui fait à mon huis sa plainte ?

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“Je suis enfant, n’aye crainte”,

[un mineur étranger, déjà ?]

Ce me dit-il, et adonc

Je luy desserre le gond

De ma porte verrouillée.

“J’ay la chemise mouillée

Qui me trempe jusqu’aux oz,

Ce disoit, dessus le doz

Toute nuict j’ay eu la pluie ;

Et pource je te supplie

De me conduire à ton feu

Pour m’aller seicher un peu.”

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Lors je prins sa main humide,

Et plein de pitié le guide

En ma chambre et le fis seoir

Au feu qui restoit du soir ;

Puis allumant des chandelles,

Je vy qu’il portoit des ailes,

Dans la main un arc Turquois,

et sous l’aisselle un carquois.

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Adonc en mon coeur je pense

Qu’il avoit quelque puissance,

Et qu’il falloit m’apprester

Pour le faire banqueter.

Ce-pendant il me regarde

D’un oeil, de l’autre il prend garde

Si son arc estoit seiché,

Puis me voyant empesché

A luy faire bonne chère,

Me tire une fleche amere

Droict en l’oeil : le coup de là

Plus bas au coeur dévala,

Et m’y fist telle ouverture,

Qu’herbe, drogue ny murmure

N’y serviroient plus de rien.

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Voilà, Robertet, le bien,

Mon Robertet qui embrasses

L’heur des Muses et des Graces,

Le bien qui m’est survenu

Pour loger un incognu.”

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La pitié unit tous les êtres humains en tous temps et en tous lieux.

  • Et la cruauté met fin bêtement à leur vie !

Bestialement.

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Le “Vivre ensemble, pour moi, c’est l’Amour, cet amour-là :

“Osez “Shalom”, osez l’Amour, osez la PAIX !”

God in our humanity is He, He is Jesus !

  • Tous “fils de Dieu” par la prière de Jésus,
  • le “fils de l’Homme” adressée à Dieu,
  • “NOTRE PERE” à tous !

Premier commentaire sur Youtube de cette vidéo :

  • Karakta, il y a quatre ans

“I am a Muslim but I love the aramaic version of the Lord’s prayer. You Christians should always love your heritage.”

  • Ce n’est qu’un “Au-revoir, mon frère !” !

The best version, they all say !

And for all the women who struggle for their freedom in the world, never forget “Joan of Arc”, a song written by Leonard COHEN and sung also by Jennifer WARNES :

NO, christian women are not SUBMITTED !

Christian women are HEROINES.