Victor HUGO disait dans ” La Légende des Siècles” en 1859 : – “C’est un funeste siècle et c’est un dur pays.” que votre siècle et votre pays d’aujourd’hui. “Rois ! l’homme n’est pas fait pour votre amusement.”

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C’est lui ! “Ecce homo”, Victor HUGO.

Nous roulions sur une route citadine, bavardant et maraudant, ma passagère mutine, passionnée d’histoire littéraire, m’expliquant son admiration pour Victor HUGO et une de ses oeuvres méconnue, “L’Homme Qui Rit” lorsque, tout à coup, presque dans mon rétroviseur, en rétrovision, sur la toile du temps, je le vis.

Je le vis en majesté, assis sur le trône du temps qui passe, presque royal, en homme d’âge mûr, temps de l’âge qu’il avait choisi d’être pour apparaître, au temps de l’écriture de “La Légende des Siècles”, me dit-il. Il était tel qu’en lui-même, l’homme qui songe à l’humanité, l’homme qui rêve l’humanité et son futur, si l’humanité a un futur dans cet avenir qui pourrait devenir son pire cauchemar, un futur militaire.

La majesté de Victor HUGO est cette bonté rayonnante, cette bienveillance bouillonnante qui le rend si exclusif dans ses idées et si explosif dans son idéal d’une humanité étonnante.

“La Légende des Siècles”, « C’est de l’histoire écoutée aux portes de la légende », comme l’écrivait déjà jadis Victor HUGO dans la préface de la première série.

Et c’est ce qu’il me souffle, le souffle de son inspiration à lui.

Victor HUGO, comme touché par la préférence de ma passagère, passante du temps, tout comme lui est passant de l’antan, répondait à sa question, une question qu’elle se posait à elle-même :

– « Pourquoi aimait-elle tant cette oeuvre si peu connue, « L’Homme Qui Rit » ? »

– « Parce que, jeune fille, vous aimez les personnes atypiques, mises à part, mises à l’écart, les hommes qui souffrent de leurs différences visibles ou invisibles, les femmes qui souffrent à cause de leurs apparences ou de devoir être sans apparence physique, sans présence vestimentaire autre que l’habit d’un fantôme, le voile de la mort, ou l’habit de la Veuve, la Faucheuse qui tue la vie jusqu’à faire disparaître ses propres enfants.

Dites à ceux qui ont élu un Roi qu’il y a deux noblesses dans l’Aristocratie.

La noblesse du sang et la noblesse du coeur.

La noblesse du coeur apporte le bonheur, pour rendre le peuple heureux ;

celle du sang, le malheur aux hommes valeureux, aux militaires.

Le sang qui coule n’est jamais une valeur.

C’est juste la somme de toutes nos peurs.

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L’intelligence est un don, un don du ciel ou un don de la terreur.

Il n’y a pire erreur pour l’homme que d’être intelligent et d’user de son intelligence pour abuser gens indigents.

C’est oublier que « gens » sont le plus grand nombre, les principaux ancêtres de la famille humaine, du mot latin « gens » :

– « race, famille élargie, famille noble »,

de genus, « extraction, race, genre », des noms grecs γενος, genos, « naissance, famille, race »,

et γενεσις, genesis, « force productrice, origine, création ». »  

[Petite aide étymologique pour les ignares comme moi qui sont rares, bien sûr ! J’ai dû effectuer des recherches pour avoir confirmation de ces affirmations « hugoliennes ».

Source étymologique, « projetbabel.org » : http://projetbabel.org/mots/index.php?p=gens

– En sont issus la plupart des mots qui contiennent le radical –gen– (ou –gén– ou –gèn-)]

« dont le terrible mot qui résonne encore à mes oreilles pour votre XXème siècle, ce siècle de l’horreur, le mot « génocide », le moteur de votre guerre religieuse actuelle, celle que vous ne voulez pas voir.

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Et de cette guerre peut naître (même racine, “gens”) le néant.

Car néant est issu d’un latin tardif ne gentem, « pas un (seul) être vivant ».

Dans votre siècle, celui du XXIème siècle, comme au XIXème siècle, force est de constater que la loi du plus fort redevient la Loi humaine et que la foultitude humaine n’est plus rien face à la tyrannie de la certitude de l’intelligence.

L’homme de science condamne votre siècle à la mort car il ne croit pas en la vie.

Il ne croit en rien d’ailleurs.

Il ne croit qu’en lui-même.

Individuel, se prenant pour un intellectuel, l’autre lui est étranger dans un étrange duel mortel qui le condamne et le damne.

– « L’enfer n’existe pas, dit-il.

Le paradis, non plus ! »

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Pour cet intellectuel individuel, il n’existe que la loi du plus fort, le droit au plus « MAL-in »,

– je reprends la décomposition de ce mot « malin », être « MAL-in », le signe de votre siècle, le MAL, ce siècle  qui n’est plus spirituel mais virtuel

le droit au plus « malin/MAL-in » de dominer le faible, c’est à dire, celui qui a du coeur et qui ne veut pas faire de mal, ne veut pas faire le MAL.

Véronique, j’annonce aux ouvriers du XXIème siècle qu’il leur faudra déplacer le « I » de leur siècle, redevenir des manufacturiers du XIXème siècle pour ensuite reconquérir tout ce qu’ils vont perdre, leur droit à la dignité, pas à la pitié d‘un maître contempteur.

J’annonce le temps des révoltes populaires et des récoltes de la misère, le temps de l’oppression, des interdictions et des sujétions, ce temps que j’ai connu de la révolution industrielle où les machines furent mieux traitées que les hommes, les femmes et les enfants qui étaient exploités, avilis, anéantis dans des usines à confectionner des habits qu’ils ne portaient jamais, gueux empuantis de leurs guenilles !

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Quand l’humanité devient du bétail, alors son bonheur n’est qu’un détail pour le Tyran, son Dictateur. »

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[Cette promenade dans le temps, c‘était vendredi, un temps maudit, celui du XIXème siècle.

Nous sommes le dimanche 14 mai 2017 et le triomphe militaire d’Emmanuel MACRON résonne en concordance, non pas avec la paix du monde, mais, à la différence, avec cette volonté de mener la guerre dans une parade semi-austère, une balade quasi-militaire, qui projette les électeurs dans le monde des futurs tueurs, les tueurs de liberté et les tueurs de pauvres gens.

Passation de pouvoir ou pouvoir en cessation devant la manifestation de l’élu, son Roi ?]

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« Elle est là, la solution à toutes les crises économiques, la solution politique à toute misère humaine :

La mort !,

grâce à la guerre, la guerre globale, la guerre totale, » indique Victor HUGO.

« La mort est cynique et n’a aucun scrupule en politique.

Elle est présente, elle préside, elle trucide, elle liquide, la belle et grande faucheuse.

Tout ce qui sera opposé à l’élu, votre élu, sera fauché.

Vous avez cru élire un Président d’une République, vous avez élu un putschiste, un dictateur.

C’est du délire, le délire populaire d’une foule en liesse qui voulait abattre le fascisme et a choisi la tyrannie des armes.

La messe est dite !

Et votre dictateur,

  • c’est l’auteur de « l’Homme qui Rit » qui vous l’indique,

vous l’annonce, vous rit au nez, se trimballant dans un char militaire banalisé. »

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Prédictions/citations

Quand on est jeune, on a des matins triomphants.

Hier était le monstre et Demain sera l’ange ; Le point du jour blanchit nos fronts.

De Victor Hugo / La Légende des siècles

« Hier était l’ange et Demain sera le monstre ; […] »

faut-il lire, dit Victor HUGO.

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Ce qui d’abord est gloire à la fin est fardeau.

De Victor Hugo / La Légende des siècles

“J’ai déjà tout écrit dans la légende des Siècles.”, ajoute Victor HUGO.

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[ http://www.toupie.org/Dictionnaire/Aristocratie.htm

Aristocratie


Définition de l’aristocratie


Etymologie : du grec aristos, meilleur, excellent, et kratos, le pouvoir, l’autorité.

Etymologiquement, l’aristocratie est une forme de gouvernement dans laquelle le pouvoir souverain est exercé par les meilleurs, les plus méritants, les plus aptes. Ce peut être une caste, une famille ou quelques individus.

Montesquieu, gardant le sens étymologique, a fait sienne la définition qu’en donne Aristote : “Le gouvernement d’un petit nombre d’hommes ou de plusieurs et non d’un seul, s’appelle aristocratie, soit parce que l’autorité est entre les mains des meilleurs gens de bien, soit parce qu’ils en usent pour le plus grand bien de l’État et de tous les membres de la société.” (La politique, livre III).

Etant fondée sur le mérite et l’aptitude à diriger, l’aristocratie ne doit pas être confondue avec la noblesse qui est fondée sur la naissance. Cependant depuis la Révolution française, l’usage courant tend à confondre les deux termes (“Les aristocrates à la lanterne !”). Ainsi, le mot “aristocratie” désigne une classe sociale privilégiée, exerçant le pouvoir de manière héréditaire afin de préserver ses titres, ses privilèges et son patrimoine.

Selon l’origine de son pouvoir, on parle d’aristocratie “guerrière”, d’aristocratie “foncière” (propriété terrienne), d’aristocratie financière

Les aristocraties, au sens premier, se sont développées dans la Grèce antique. En France, l’aristocratie s’est formée au Haut Moyen Age à partir de la caste des guerriers. A Venise, elle était issue de riches familles marchandes. Après la Révolution française, le Directoire fut une tentative d’instaurer un régime aristocratique (cinq directeurs et suffrage censitaire).

Par extension, le mot aristocratie désigne aussi cette classe (noblesse, nomenklatura) ou plus généralement une élite dans un domaine quelconque. ]

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« Véronique, vous n’aurez point besoin d’écrire.

Il suffit d’invoquer mon esprit, me citer,

Citer la légende des siècles, de votre siècle. »

Il faut parler à voix haute, exprimer la révolte à voix forte, ne pas verser le sang des gens innocents quand on est Roi, Monarque, mais non pas seulement un Ennarque.”

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Les quatre jours d’Elciis

[ « Les yeux sous les sourcils, l’empereur très clément
Et très noble écouta l’homme patiemment,
Et consulta des yeux les rois; puis il fit signe
Au bourreau, qui saisit la hache.

J’en suis digne,
Dit le vieillard, c’est bien, et cette fin me plaît. –
Et calme il rabattit de ses mains son collet,
Se tourna vers la hache, et dit: Je te salue.
Maîtres, je ne suis point de la taille voulue,
Et vous avez raison. Vous, princes, et vous, roi,
J’ai la tête de plus que vous, ôtez-la moi. » ]

Par: Victor Hugo
Extrait de: La légende des siècles (1859)

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Les chevaliers errants

[«  Il ne sera pas dit que quelqu’un sur la terre,
Princes, m’aura vu faire une chose et la taire,
Et que, questionné, j’aurai balbutié.
Le hardi qui fait peur, muet, ferait pitié. » ]

Par: Victor Hugo
Extrait de:
La légende des siècles (1859)

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La vision de Dante

[ « Et l’archange cria: – Trépassés! Trépassés!
Levez-vous, accourez, venez, comparaissez!
Voici l’instant où l’aigle aura peur des colombes.
O victimes! Sortez des nuits, sortez des tombes,
Sortez de terre en foule, à la hâte, à la fois!
Venez du fond des mers, venez du fond des bois,
Venez, celui qui saigne avec celui qui pleure!
Car le juge est assis pour punir, et c’est l’heure
Où les clairons du ciel sonnent aux quatre vents,
Et Dieu veut que les morts lui parlent des vivants. » ]

Par: Victor Hugo
Extrait de: La légende des siècles (1859)

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Aux rois

[«  Est-ce que vous croyez que nous qui sommes là,
Nous que de tout son poids toujours l’ombre accabla,
Nous le noir genre humain farouche, nous la plèbe,
Nous, les forçats du sol, les captifs de la glèbe,
Nous qui, de lassitude expirants, n’avons droit
Qu’à la faim, à la soif, à l’indigence, au froid,
Qui, tués de travail, agonisons pour vivre,
Nous qu’à force d’horreur le destin sombre enivre;
Est-ce que vous croyez que nous vous aimons, vous!
Nous vassaux, vous les rois! Nous moutons, vous les loups » ]

Par: Victor Hugo
Extrait de: La légende des siècles (1859)

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Un voleur à un roi

[ « Mais toi, quelle est ta peine? Aucune; et ton mérite?
Nul. On croit être grand, quoi! Parce qu’on hérite!
Ton père t’a laissé le monde en s’en allant.
Être né, quel effort! Avoir faim, quel talent: »]

Par: Victor Hugo
Extrait de: La légende des siècles (1859)

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Un voleur à un roi

[ « Je suis né, laisse-moi te raconter ce conte,
Pour avoir faim toujours et n’avoir jamais honte,
Car ce n’est pas honteux de manger. Rien n’est vrai
Que la faim; et l’enfer, dont l’homme fait l’essai,
C’est l’éternel refus du pain fuyant les bouches;
Et c’est pourquoi je rôde au fond des bois farouches. » ]

Par: Victor Hugo
Extrait de: La légende des siècles (1859)

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« Quand tu auras connu la faim et les tourments de ta fin à venir, perdu sur un trottoir, devenu ton mouroir, sans avenir, ou quand tu seras cet inconnu qui tend la main dans les détours des longs couloirs de vos métros souterrains, et que nul ne s’arrêtera pour te donner quelques sous, alors tu seras digne de devenir un Roi.

Car tu connaîtras les dessous de la scène du monde, le décor obscène de ce théâtre.

Pour l’instant, tu n’es qu’un acteur sur la scène du monde et tu ignores le nom de l’auteur qui t’a donné le rôle principal dans sa pièce de théâtre, le bellâtre.

Lorsque ton coeur saura convertir l’or en plomb, cessant d’adorer le Veau d’Or pour trouver Dieu en esprit, alors tu seras digne de devenir un Monarque.

Pour l’instant, tu ne représentes que l’homme avec un petit « h », cet homme dont l’ambition est de devenir comme un Dieu parce qu’il n’a pas compris que Dieu n’existe qu’en renonçant à exister.

Ainsi peut exister l’Homme quand Dieu l’affranchit de toute obligation de croire en Lui.

Ton peuple pourra-t-il exister, en s’affranchissant de ton autorité ?

Un peuple infantilisé, c’est un peuple atroponisé. »

[SOS Dictionnaire pour les ignorants, comme moi ! Pourquoi Victor HUGO emploie-t-il et maintient-il l’adjectif « atroponisé » ? Je suis gentille (racine « gens »). Donc j’ai pitié et je vous livre la réponse, la solution. Sinon vous allez chercher pendant longtemps, comme moi !]

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[Atropine «  L’origine du nom atropine est liée au nom de la troisième parque Atropos (de la mythologie), celle qui coupe le fil.

Les parques, dans la mythologie, sont des divinités qui président à la destinée.

La parque est la destinée, la mort.]

http://www.vulgaris-medical.com/encyclopedie-medicale/atropine

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Cette explication vous permettra de comprendre ce que dit Victor HUGO, ce génie, car vous n’êtes pas forcément des génies, ni moi non plus.]

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« Le vide existentiel du peuple ne doit pas devenir un excès de présence présidentielle.

Le président ne doit pas tuer l’homme, les hommes.

Sinon, l’homme ne pouvant s’incarner, c’est le président qui perdra sa gloire dans le miroir d’une vanité toute puissante, donc puante comme l’est l’odeur de la mort, l’air si laid d’avoir l’air ce qu’on veut paraître et que l’on n’est pas !

Car un président désincarné, c’est un président qui ne peut pas s’incarner dans son peuple.

C’est un président déjà mort.

Incarne-toi,  Emmanuel MACRON !

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Anime, rends la vie à la fonction présidentielle, ou tue le père pour devenir, redevenir ce Monarque que la France appelle de ses voeux, toi que le monde entier remarque et ne pouvait, il y a peu, oublier.

Il est temps.

Le peuple attend, lui qui a compris que le temps de la gouvernance est trop court, lui qui a compris que le temps de la République et de ses apparences trompeuses est trop long.

Cinq ans, c’est trop long pour faire semblant.

Cinq ans de présidence, c’est trop long pour tant de malfaisance.

C’est le temps de la corruption qui entraîne l’incompréhension des gens de ton peuple.

Sauras-tu être un bon Roi, Emmanuel MACRON ?

Puisque tu sais déjà que tu ne sera pas, jamais, un Président comme les autres présidents du XXème siècle.

Tu es le premier Président élu, non choisi par ton peuple comme un Roi.

Tu le sais.

Tu es trop intelligent pour l’ignorer.

Tu seras le dernier des trompeurs mais le premier Roi, si tu le veux.

Le premier Roi, dictateur ou profiteur, ce qui est « pareil »,

– ce mot « pareil » étant celui que votre siècle adore et qui fait merveille pour vous convaincre de ne pas être différents des gens bêtes et stupides qui tuent les vôtres et que vous ne pouvez vaincre, vous reconnaissant être comme eux.

De l’utilité du mot « égalité », lorsque l’égalité consiste à devenir aussi bêtes que ceux qui se prétendent vos égaux, sans vouloir apprendre le français et sans pouvoir répandre l’esprit français, l’esprit révolutionnaire ET EGALITAIRE. »  

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Les quatre jours d’Elciis

[ « O Dieu qui m’entendez, ces hommes sont hideux,
Certes, ils sont étonnés de nous comme nous d’eux.
Avez-vous fait erreur? Et que faut-il qu’on pense?
A qui le châtiment? A qui la récompense?
Quelle nuit! N’est-ce pas le plus dur des affronts
Que nous les preux ayons pour fils eux, les poltrons!
Et qu’abjects et rompant les anciens équilibres,
Eux les tyrans, soient nés de nous, les hommes libres;
Si bien que l’honnête homme est chargé du maudit
Et que le juste doit répondre du bandit! » ]

Par: Victor Hugo
Extrait de: La légende des siècles (1859)

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Les quatre jours d’Elciis

[«  Si vous vous êtes mis dans l’esprit qu’en ayant
Plus d’infamie, on est roi plus flamboyant,
Si vous vous figurez vos races rajeunies
Par vos férocités et vos ignominies,
Rois, je vous le redis, vous vous trompez; l‘erreur
C’est de croire qu’un nom peut grandir par l’horreur,
La fraude et les forfaits accumulés sans cesse.
Une augmentation de honte et de bassesse,
D’ombre et de déshonneur n’accroit pas les maisons;
La fange n’a jamais redoré les blasons. » ]

Par: Victor Hugo
Extrait de: La légende des siècles (1859)

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« Il n’est pas si loin le temps où les enfants travaillent dans les mines et les usines à satisfaire les besoins de peuples riches et aisés.

Il n’est pas si loin le temps où les enfants, vaille que vaille, enfants-soldats, “enfants-sex-servants”, enfants vagabonds, bataillent sur les fronts de guerre ou couchaillent sous les affronts impudents de leurs violeurs, tueurs d’enfants.

Pour plaire, les parents vendront leurs enfants à leurs employeurs.

Relisez votre histoire, les hommes de ce siècle.

XXIème siècle et XIXème siècle sont les trois chiffres romains entremêlés du même malheur.

Elle arrive, la Loi dite « Le Chapelier » du 14 juin 1791, puisque vous avez élu l’ouvrier qui va la promulguer, l’ouvrier au service de votre nouvelle aristocratie, l’oligarchie de l’argent contre la médiocratie des pauvres gens usés et abusés.

Avant vous connaîtrez le décret d’Allarde des 2 et 17 mars 1791. »

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[Pour les ignorants comme moi, j’explique, grâce à WIKIPEDIA :

« La loi Le Chapelier, promulguée en France le 14 juin 1791, est une loi proscrivant les organisations ouvrières, notamment les corporations des métiers, mais également les rassemblements paysans et ouvriers ainsi que le compagnonnage.

Cette loi suit de très près le décret d’Allarde des 2 et 17 mars 1791, tant dans ses objectifs que par la chronologie. Elle interdit de fait les grèves et la constitution des syndicats au cours du siècle suivant, mais aussi certaines formes d’entreprises non lucratives comme les mutuelles. »

https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_Le_Chapelier ]

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– « Après ? », vous annonce Victor HUGO,

[ou plutôt dénonce-t-il votre future condition humaine]

– « L’enfer vous paraîtra meilleur que l’endroit de ce monde.

Votre mort, vous appellerez, nés pour mourir, à l’envers du désir de Dieu ! », dit ce génie visionnaire.

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Homo duplex

[ « Un jour, le duc Berthold, neveu du comte Hugo,
Marquis du Rhin, seigneur de Fribourg en Brisgau,
Traversait en chassant la forêt de Thuringe.
Il vit, sous un grand arbre, un ange auprès d’un singe.
Ces deux êtres, pareils à deux lutteurs grondants,
Se regardaient l’un l’autre avec des yeux ardents;
Le singe ouvrait sa griffe et l’ange ouvrait son aile.
Et l’ange dit: – Berthold de Zoehringen, qu’appelle
Dans la verte forêt le bruit joyeux des cors,
Tu vois ici ton âme à côté de ton corps.
Ecoute, moi je suis ton esprit, lui ta bête.
Chacun de tes péchés lui fait lever la tête;
Chaque bonne action que tu fais me grandit.
Tant que tu vis, je lutte et j’étreins ce bandit;
A ta mort tout finit dans l’ombre ou dans l’aurore.
Car c’est moi qui t’enlève ou lui qui te dévore. » ]

Par: Victor Hugo
Extrait de: La légende des siècles (1859)

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La conscience !

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Les chevaliers errants

[«  Vengeance! Mort! Rugit Rostabat le géant,
Nous sommes cent contre un. Tuons ce mécréant!

– Infants! Cria Roland, la chose est difficile;
Car Roland n’est pas un. J’arrive de Sicile,
D’Arabie et d’Egypte, et tout ce que je sais,
C’est que des peuples noirs devant moi sont passés;
Je crois avoir plané dans le ciel solitaire;
Il m’a semblé parfois que j’ai quitté la terre
Et l’homme, et que le dos monstrueux des griffons
M’emportait au milieu des nuages profonds;
Mais, n’importe, j’arrive, et votre audace est rare,
Et j’en ris. Prenez garde à vous, car je déclare,
Infants, que j’ai toujours senti Dieu près de moi.
Vous êtes cent contre un! Pardieu! Le bel effroi!
Fils, cent maravédis valent-ils une piastre?
Cent lampions sont-ils plus farouches qu’un astre?
Combien de poux faut-il pour manger un lion?
Vous êtes peu nombreux pour la rébellion
Et pour l’encombrement du chemin, quand je passe. » ]

Par: Victor Hugo
Extrait de: La légende des siècles (1859)

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Les chevaliers errants

[ « Tous les monts de la terre et tous les flots de l’onde
Ont, altiers ou tremblants, vos deux ombres sur eux;
Vous êtes les jumeaux du grand vertige heureux;
Vous avez la puissance et vous avez la gloire;
Mais, sous ce ciel de pourpre et sous ce dais de moire,
Sous cette inaccessible et haute dignité,
Sous cet arc de triomphe au cintre illimité,
Sous ce royal pouvoir, couvert de sacrés voiles,
Sous ces couronnes, tas de perles et d’étoiles,
Sous tous ces grands exploits, prompts, terribles, fougueux,
Sigismond est un monstre et Ladislas un gueux! »  ]

Par: Victor Hugo
Extrait de: La légende des siècles (1859)

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A l’aube des milices chrétiennes !

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XIV LE POETE AU VER DE TERRE

[ “Non, tu n’as pas tout, monstre ! et tu ne prends point l’âme.
Cette fleur n’a jamais subi ta bave infâme.
Tu peux détruire un monde et non souiller Caton.
Tu fais dire à Pyrrhon farouche : Que sait-on ?
Et c’est tout. Au-dessus de ton hideux carnage
Le prodigieux cœur du prophète surnage ;
Son char est fait d’éclairs ; tu n’en mords pas l’essieu.
Tu te vantes. Tu n’es que l’envieux de Dieu.
Tu n’es que la fureur de l’impuissance noire.
L’envie est dans le fruit, le ver est dans la gloire.
Soit. Vivons et pensons, nous qui sommes l’Esprit.
Toi, rampe. Sois l’atome effrayant qui flétrit
Et qui ronge et qui fait que tout ment sur la terre,
Mets cette tromperie au fond du grand mystère,
Le néant, sois le nain qui croit être le roi,
Serpente dans la vie auguste, glisse-toi,
Pour la faire avorter, dans la promesse immense ;
Ton lâche effort finit où le réel commence,
Et le juste, le vrai, la vertu, la raison,
L’esprit pur, le cœur droit, bravent ta trahison.
Tu n’es que le mangeur de l’abjecte matière.
La vie incorruptible est hors de ta frontière ;
Les âmes vont s’aimer au-dessus de la mort ;
Tu n’y peux rien. Tu n’es que la haine qui mord.
Rien tâchant d’être Tout, c’est toi. Ta sombre sphère
C’est la négation, et tu n’es bon qu’à faire
Frissonner les penseurs qui sondent le ciel bleu
Indignés, puisqu’un ver s’ose égaler à Dieu,
Puisque l’ombre atteint l’astre, et puisquune loi vile
Sur l’Homère éternel met l’éternel Zoïle. » ]

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Deux mains jointes font plus d’ouvrage, sur la terre, Que tout le roulement des machines de guerre.

De Victor Hugo / La Légende des siècles

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« Le fourbe est transparent, tout regard le pénètre ; la trahison devient la chair même du traître. »
Victor Hugo ; La légende des siècles, Les quatre jours d’Elciis (1883)
En savoir plus sur http://www.mon-poeme.fr/citations-victor-hugo-legende-siecles/#wSvJEHfpHfP1kWFK.99

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« La fraude est vilaine et donne un profit nul ; mentir ou se tuer, c’est le même calcul. »
Victor Hugo ; La légende des siècles, Les quatre jours d’Elciis (1883)
En savoir plus sur http://www.mon-poeme.fr/citations-victor-hugo-legende-siecles/#wSvJEHfpHfP1kWFK.99

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« De tout bien mal acquis qu’on le rende ! »
Victor Hugo ; La légende des siècles, Les quatre jours d’Elciis (1883
En savoir plus sur http://www.mon-poeme.fr/citations-victor-hugo-legende-siecles/#wSvJEHfpHfP1kWFK.99

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« L’immobilité ne sied point au panache. »
Victor Hugo ; La légende des siècles, Les quatre jours d’Elciis (1883)
En savoir plus sur http://www.mon-poeme.fr/citations-victor-hugo-legende-siecles/#wSvJEHfpHfP1kWFK.99

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« Dès qu’on est malhonnête on est rongé tout vif par son mauvais renom. »
Victor Hugo ; La légende des siècles, Les quatre jours d’Elciis (1883)
En savoir plus sur http://www.mon-poeme.fr/citations-victor-hugo-legende-siecles/#wSvJEHfpHfP1kWFK.99

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« La femme est de tout le divin complément. »
Victor Hugo ; La légende des siècles, L’amour, IV, En Grèce (1883)
En savoir plus sur http://www.mon-poeme.fr/citations-victor-hugo-legende-siecles/#wSvJEHfpHfP1kWFK.99

“Toutes ces citations prendront sens, m’explique Victor HUGO, refusant que je retire celle-ci.”

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« L’homme est l’outil, Dieu seul est l’ouvrier de l’œuvre. »
Victor Hugo ; La légende des siècles, LV, Les grandes lois.
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« Un poète est un monde enfermé dans un homme. »
Victor Hugo ; La légende des siècles, XLVII, Un poète.
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  • “De quel monde vas-tu accoucher, Emmanuel, le si bien-nommé, trop bien-nommé, “Dieu avec nous ?””, demande Victor HUGO au poète Emmanuel MACRON.

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– “Ô hommes de ce siècle, écoutez ma voix !

Et pardonnez à votre propre Roi ce qui est la plus grande escroquerie politique de ce siècle, vous imposer le retour à la Monarchie grâce à l’élection d’un Président choisi par défaut.

Aussi ne serez-vous pas surpris que le défaut de cette “République/Ripoux-blique” devienne la vertu du Monarque et sa marque !

Avant le Roi était le Roi.

Vive le Roi !

Roi est celui qui est d’abord l’élu, à condition qu’il soit digne de cette élection !

La monarchie ne souffre pas la médiocrité.

Seule la République la tolère et l’entretient, malgré la colère du peuple.

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La nouvelle farce, les “Elections présidentielles au beau Royaume de France en l’an de grâce 2017” par Jean-Baptiste POQUELIN dit “MOLIERE”, où comment les “Marchands de ce Siècle se payent votre tête !”.

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Un proche regardait “l’Avare” de MOLIERE, film réalisé par Jean GIRAULT et Louis De FUNES, acteur jouant lui-même le rôle principal de “Harpagon” “l’avare”, lorsque je reçus cette remarque :

– “C’est l’un de mes meilleurs acteurs !”

Je ressentis alors la présence d’un jeune homme seyant et fringant, amateur de belles femmes, qui me dit s’incarner souvent dans les personnages de “jeunes premiers” de ses pièces de théâtre, des comédies écrites sous le pseudo d’un certain MOLIERE.

Immédiatement, je ne pus m’empêcher de compter les siècles nous séparant :

– Quatre siècles !

Pouvait-on encore entrer en relation avec un “défunt”, quatre siècles après sa prétendue mort, c’est à dire sa mort physique ?

Je ne le pensais pas possible.

Quoique la “visite” de Jacques De MOLAY, 22ème et dernier grand maître de l’Ordre des Templiers mort le 18 mars 1314, m’ait prouvé qu’il est possible à une âme de voyager hors du temps, cette dimension, le temps, n’appartenant qu’à notre univers physique.

Surprise, un peu décontenancée, je percevais chez mon “visiteur” la même surprise.

Jean-Baptiste, ainsi voulait-il que je l’appelle,

– non pas MOLIERE, de son nom de scène,

partagea avec moi son regard, son désappointement, sur notre siècle.

Je vis que notre monde était sale, moi qui n’avais cessé de lire, écrit par nos savants historiens, que c’était le siècle de Louis XIV qui était le plus sale, ce que contesta MOLIERE.

Pardon, Jean-Baptiste !

Le dramaturge (auteur de théâtre) m’opposa la beauté de la nature dans son siècle rustique et rural à la laideur de nos artifices, de nos façades délabrées (sic), de nos lézardes mal calfeutrées, de nos rues jonchées de déchets mieux à l’abri que ne le sont nos pauvres gens, de nos véhicules sans chevaux qui font plus de bruit et pètent dix fois plus que les chevaux d’antan, de nos arbres si mal en point, de nos fleurs de plus en plus rares et de nos caniveaux remplis d’eau imbuvable, impropre à la consommation, à l’identique de l’eau qui coule de nos robinets, une eau dite traitée car sinon corrompue, comme le sont nos moeurs actuelles.

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– “On ne traite pas la pureté, on la préserve”, dit MOLIERE, pardon, Jean-Baptiste.

On ne rend pas sa virginité à une nonne détroussée (sic !).

Les oiseaux de nos villes se meurent.

Les arbres se meurent.

Les fleurs agonisent patiemment.

Tandis que les laides peurs s’éternisent, l’amour et la tendresse étant ladrement entretenus dans un monde de tromperies où tout est tu, pour que ce petit monde en folie ne s’entretue point dans vos rues.

L’artiste me montre une cour, basse-cour de volailles picorant et se piquant, courant les unes après les autres, satire absurde d’une monarchie aujourd’hui disparue et dont les canailles se disputent les restes.

N’ayant pas plus de cervelles que la poule au pot qui va finir dans votre assiette, nos nouveaux seigneurs pérorent et se dévorent dans le décor royal d’une fin de règne qui n’était pas prévu pour eux.

Le règne !

Car la fin est bien prévue pour eux.

– “Tout baigne !”, disent ces beaux messieurs aux atours si bien soignés qu’un coiffeur leur coûte plus cher qu’un bon intendant.

Pourtant le cheveu est aussi rare sur le crâne du prétendu Roi que l’est son entendement aux choses de ce monde.

Chauve il est, chauve est son pouvoir.

Il a pouvoir sur tout sans avoir pouvoir sur rien.

A-t-on jamais rien vu de si surprenant et de si absurde ?

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Quel est ce vote, le vote d’un peuple qui n’est informé de rien et prétend être formé sur tout et savoir tout, lui qui n’a jamais appris le quart de ce qu’était obligé de connaître un Roi de France ?

Quels sont ces gens pour qui vote ce peuple ignare et hagard, gens qui prétendent vouloir gouverner alors qu’eux-mêmes sont incapables de se tenir bien à table et de tenir bien leur rang dans leur monde ?

Où sont passés les chevaliers d’industrie, les nouveaux révolutionnaires sans qui le pays tombe dans la misère ?

Qui a remplacé les châtelains et les patelins ?

A quoi vous servent vos grandes ruches sans industrie ?

On dirait des abeilles s’affairant sans savoir où aller trouver du miel.

Toutes dans la ruche, à vouloir travailler toutes à faire la même chose, comme si cent abeilles pouvaient aller butiner ensemble la même rose.

Voici la cause de tous vos soucis.

Votre société produit l’uniformité.

Et l’uniformité produit l’uniforme qui nuit à vos libertés.

Tous et toutes pareilles !

La belle affaire !

Êtes-vous donc si pressés de mourir, car seulement dans la mort nous serons tous pareils ?

Vous serez tous pareils puisque moi je ne suis pas comme vous, gens de ce siècle sans cervelle.

Ainsi le sot prétend être pareil que le savant et s’approprie le droit de juger de la valeur de sa trouvaille.

Ainsi l’idiot croit pouvoir remplacer le paysan par une machine qui fera bien mieux que lui et saura traire les vaches à sa place.

Lui qui ne sait même pas veler une vache et faire naître un veau !

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Votre Général disait que vous étiez devenus des veaux dans ce siècle d’abattoirs à ciel ouvert, où des fours servaient à griller des gens pas pareils.

Notre corps brûle de même manière sur un bûcher ou dans un four.

Mais un maçon n’est pas un pâtissier et un soldat n’est pas un drapier.

Vous ne respectez pas le savoir-faire, c’est à dire ce qui permet à la France d’être industrieuse et rieuse.

Vous ne respectez plus le savoir.

Vous ne respectez que ceux qui vous ne vous respectent pas, comme si, moins vous étiez considérés par des gens incapables, plus vous les considériez comme étant capables de faire à votre place ce que vous seuls savez faire et êtes capables de faire.

Je n’en reviens pas de ce manque de considération envers vous-mêmes qui vous amène à vous mépriser vous-mêmes et à rejeter votre propre culture.

Comment voulez-vous que ceux qui prétendent vous diriger puissent le faire, eux qui n’ont ni votre savoir-faire ni votre savoir ?

Comment avez-vous pu “déléguer” un pouvoir, le pouvoir de la connaissance, sans la connaissance ?

Ces gens ne connaissent rien à rien et ce sont eux qui votent vos lois.

Vous étonnez-vous ensuite que ces lois soient inadaptées, elles qui ne visent qu’à capter vos biens et à vous en déposséder ?

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Le plus grand problème de votre siècle est l’ignorance des gens qui vous gouvernent.

Elle est incommensurable, aussi immense qu’une forteresse bâtie sur du sable et que vous voyez s’enfoncer, chaque jour un peu plus.

Plus vous avez acquis de connaissances, moins ils en ont.

Ce ne sont que des marchands de sable !

Ils vous vendent du rêve car ils n’ont aucune solution concrète à vous proposer.

Ils ne comprennent rien à ce qui se passe dans le monde, dans votre monde.

Ils sont dépassés par les découvertes scientifiques et par les moyens de gouvernance développés par des gens qui profitent de leur ignorance.

Je ne vois que volaille courant dans la basse-cour et venant flatter le renard qui s’est introduit dans leur poulailler pour les piller et les tuer.

Ce sont canards sans tête qui marchent sans savoir où ils vont jusqu’à ce que mort s’ensuive.

Il leur faudrait plus de dix ans pour comprendre simplement quelle culture il faut mettre dans votre champ à la place du blé centenaire qu’ils vous demandent de ne plus semer parce que d’autres le leur ont demandé, des marchands de céréales non français.

Etes-vous devenus tous fous ?

Faîtes-vous confiance à des “précaires” ?

Que vous avez élus pour quatre ans de règne, même pas quatre ans.

La première année ils batifolent, bien fol qui s’y fie !

Ivres de pouvoir, ils paradent et défilent, nomment les leurs pendant qu’ils dégomment les autres.

La seconde année, ils réfléchissent car ils dévissent, tombent de leur fauteuil qui n’est pas un trône.

Les lois pleuvent comme les feuilles en automne, avant l’hiver de leur pouvoir.

Il leur faut faire semblant, occuper l’espace et le temps, donner l’apparence d’un travail qui consiste à défaire le travail des autres, pour faire savoir qu’ils existent.

La troisième année, ils s’accrochent aux branches de l’arbre dont les feuilles sont tombées pour ne pas être pendus par leur peuple à la branche la plus haute de leur arbre !

Celui qu’ils s’apprêtaient à couper pour ne plus être à l’ombre du soleil, du Roi-Soleil, l’arbre qui leur cache leur inanité, eux qui gâchent la vie de leur peuple et qui veulent briller, en brûlant tout sur leur passage, selon leur bon plaisir et leurs nombreuses envies, par pure vanité, vanité de se prendre pour des Rois, eux qui ne sont que des simples sujets de basse-cour, de la valetaille.

La quatrième année, il leur faut vendre les meubles, jusqu’aux gens de maison, comme des locataires ne pouvant plus payer leur loyer !

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Ils doivent à leurs créanciers des années de fainéantise et de bêtise pendant lesquelles ils ont fait semblant de travailler, croyant donner le change, eux qui ne changent jamais rien à rien !

Car ils ne pourraient pas “changer”.

Ils ne savent pas faire.

Si, comme les maîtres-chanteurs, ils savent “échanger”.

Votre siècle est le siècle des échanges matériels.

Vous élisez des marchands de biens qui vendent vos meubles, les meubles et les immeubles de votre pays.

C’est tout.

Quand il n’y aura plus rien à vendre, ils s’enfuiront comme des voleurs, ce qu’ils sont d’ailleurs.

Ils ne savent rien faire.

Alors ils vous prennent tout.

Ils prennent vos entreprises, vos terres agricoles, vos châteaux, vos églises qui se vident mais qu’eux savent si bien vendre aux moins offrants.

Car, en plus, eux qui ne savent rien faire, ils vendent aux moins offrants, ce qui est contraire à la loi des marchés, quand on est commerçant, un tant soit peu.

Mais eux ne sont même pas de bons commerçants.

Ils vous endettent.

Et vous croûlez sous le poids de leurs dettes.

Etes-vous devenus bêtes, à être bêtes de somme ?

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Ils placent leurs richesses chez ceux qui pillent la France, votre pays.

Et comme les malandrins, les malotrus, ils se touchent sur chaque vente truquée, tronquée, une commission, la commission des traîtres à la Nation (sic).

Aucun Roi n’accepterait de dépouiller la France de ses richesses, car ce serait se dépouiller lui-même.

Mais ses viles fripouilles que vous élisez n’ont rien, n’en ont strictement rien à faire.

Ils n’ont rien en magasin qui leur soit propre, pas plus qu’ils n’ont quelque chose sous leur crâne de canard décapité par la cupidité.

Il est plus facile de vendre ce qui ne vous appartient pas que de vendre ce qui vous appartient !

Ces gens du peuple que vous élisez et qui se croient au-dessus du peuple, de votre rang, ne sont même pas de votre rang.

Ils n’appartiennent à aucun pays.

Ils n’aiment aucun peuple.

Ils vivent de leurs tromperies et de votre folie.

S’il fallait leur demander de payer l’impôt du sang pour leur pays, comme il était demandé aux nobles seigneurs de mon siècle, ces crapauds fuiraient devant l’ennemi, coassant et jacassant, pies voleuses qui vous jouent du pipeau et s’en vont avec une retraite-chapeau que vous ne leur contestez pas, qu’importe s’ils vous laissent le pays en ruine.

Pourquoi ne leur demandez-vous pas de gager leurs biens si le montant de la Dette de votre Royaume n’est pas réduite à néant lorsqu’ils s’en vont ?

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Ô combien est-il surprenant que ces voleurs à la tire s’en tirent si bien, qu’après chaque élection qui ruine toujours davantage le beau pays de France, vous ne leur demandiez rien, pas de comptes à rendre, pas d’argent à leur prendre ?

Pourquoi ne leur demandez-vous pas ce qu’ils vous demandent à vous ?

De rembourser leurs dettes puisque la France est si pauvre ?

Êtes-vous devenus à ce point stupides ou si lâches que plus rien ne vous fâche, petit peuple de France ?

La Dette de votre pays n’est pas la dette des paysans de France.

Elle est la dette des puissants de ce monde inventée comme le plus puissant outil de domination des peuples par des usuriers sans patrie, pour vous réduire à leur merci.

Arrêtez de leur dire “Merci !”et “remerciez-les”, congédiez-les tant que vous en avez encore le pouvoir.

C’est vous qui êtes coupables d’avoir accepté ce système de gouvernance avec une bande d’incapables !

Vous avez voulu être dirigés par un qui était “tout comme vous”.

Mais qui d’entre vous a été éduqué dès la naissance à régner et à gouverner sur un grand et si beau pays comme celui de la France ?

Qui d’entre vous est capable de comprendre l’art militaire, entre autres arts et métiers ?

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Déjà que la plupart de vos parlementaires sont des emplois fictifs, payés à rien faire, somnolant et ronflant dans les rangs parsemés d’une Assemblée qui n’a de “Nationale” que le nom ?

Il n’est point besoin d’aller chercher bien loin qui est payé à rien faire sur les bancs de votre noble Assemblée de “Rois-fainéants” votant pour des lois créées ex-nihilo de leur propre sottise et par votre lourde méprise ?

Il suffit de voir combien leurs lois servent d’abord à se protéger eux-mêmes de votre sourde colère populaire, vous qui ne pouvez plus rien faire contre eux !

Quand saurez-vous vous en défaire avant qu’il ne soit trop tard pour la France ?

Vous avez coupé la tête du dernier Roi de France.

Fort bien et vous voilà bien !

Il vous reste une bande de voleurs qui s’entendent entre eux à vouloir vendre ce qu’il reste de votre beau pays.

Ils vous ont déjà vendus comme bétail à des marchands de bestiaux.

Vous leur coûtez trop cher !

A nourrir et à entretenir, puis à mourir.

Bientôt même les terres de vos cimetières seront récupérées pour construire des maisons de maîtres à vos nouveaux maîtres, leurs maîtres à eux.

Ils ne sont pas français, ces nouveaux maîtres, et vos nouveaux Rois, des traîtres, sont leurs valets qui n’en ont cure.

Mais vous ignorez de fait qui ils sont, ces nouveaux maîtres.

Êtes-vous fiers d’avoir été “vendus” par ces marchands à d’autres marchands que vous ne connaissez pas ?

Ils ne croient en rien, vos hérons-voleurs au bec broyeur.

Et vous êtes les grenouilles de fripouilles qui n’arrêtent pas de vous gober entières et vivantes, tandis que vous les applaudissez et vous gaussez de leurs exploits !

– Le Roi est mort, vive le Roi !

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Soyez heureux d’avoir été français, car il est compté le temps où vous l’êtes encore.

Il sera bientôt trop tard pour aller pleurer auprès de ceux qui vous appauvrissaient.

Eux auront de nouveaux passeports et s’envoleront vers d’autres horizons… meilleurs !

Laissant derrière eux un champ de ruines, autrefois appelé France.

Et quelques corps décimés par une guerre que vous ne voyez pas venir.

Ils ont réussi à tuer l’armée de circonscripts.

Ils ont recruté une armée de métier, une armée de mercenaires.

Elle n’est pas plus française que le rat n’est français dans vos caves.

Et si l’heure est grave, ceux qui vous gouvernent mal le savent bien et se gavent encore mieux.

Tandis que vous, vous ne savez que supporter patiemment le mal qu’ils vous font.

Vous me faîtes penser à des porteurs de chaises dont le maître s’engraisserait et pèserait de plus en plus lourd, tandis qu’eux s’amaigriraient jusqu’à ne plus pouvoir le porter, tant ils n’en pourraient plus de ce maître si ingrat, trop gros et trop gras.

S’ils lâchent la chaise, le maître les renvoie.

Et si vous lâchez le pouvoir, le maître gros et gras crée des lois qui vous renvoient à vos devoirs d’esclaves.

Telle est la réalité de votre siècle de marchands !

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Porte-faix, porte-fardeaux, porte-dettes des riches…

Que le diable vous emporte de vous être ainsi laisser faire !

Vous vous êtes vendus à des marchands d’esclaves.

Et c’est pour cette raison que vous honorez tant une religion qui vous propose pour seul salut une nouvelle servitude, l’esclavage des nations autrefois chrétiennes.

Car posez-vous la question de savoir pourquoi vous défendez tant la seule religion qui ne condamne pas l’esclavage ?

Mais si cette condition humaine vous plaît tant, pourquoi avoir fait la Révolution, vous qui haïssez vos propres libertés ?

Il fallait le dire que vous vouliez, comme le bétail, être nourri et logé, sans travailler, en échange de votre droit à savoir faire ?

Il y aura tant et plus de Fermes à Mille Vaches !

Et il y aura tant et plus de Fermes à Mille Veaux, c’est à dire vous, les nouveaux Français sans souche ni culture.

Que deviennent les veaux dans ces fermes qui n’appartiennent pas à ceux qui y travaillent ?

Ils vont dans un abattoir à Mille Vaches et Mille Veaux.

Après avoir été nourris de farines animales, contre-nature, la chair de leur mère et de leurs frères, ils y sont égorgés de belle manière, une manière cultuelle dans un état qui se prétend religieux, à contre-culture de la culture française.

Je crois bien que vous appeliez ça, il fut un temps, la “maladie de la vache folle” !

La maladie de votre siècle.

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Au pays de la langue dite de MOLIERE, n’oubliez jamais que celui que vous appeliez MOLIERE et qui continue tant à vous faire rire, a été emprisonné pour dettes au courant du mois d’août 1645 au Châtelet, sur poursuites de ses créanciers impavides devant tant de misère humaine.

 

 «Le Grand-Châtelet fut, après le gibet de Montfaucon, l’édifice le plus sinistre de Paris, tant par sa physionomie et sa destination que par son voisinage qui faisait de ce quartier l’endroit le plus fétide de la capitale.» L’odeur pestilentielle provenait à la fois des cadavres déposés dans la morgue et de la proximité des boucheries (en face), des triperies (rue de la triperie à gauche) et des poissonneries (rue Pierre Poisson à droite)

Grand Châtelet. Vue prise de la rue Saint-Denis (1800) vers le sud.

Image illustrative de l'article Grand Châtelet

Theodor Hoffbauer (1839–1922

peintre, illustrateur et architecte français

Sans l’aide de son père, Jean-Baptiste POQUELIN  aurait croupi encore pendant longtemps dans cette prison fétide et MOLIERE serait mort avant que d’être né. Le génie ne sauve pas pas de la bêtise humaine.

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